Être féministes en temps de pandémie

Fédération des femmes du Québec - Égalité pour toutes, égalité entre toutes

Le Québec comme le monde qui nous entoure traverse à l’heure actuelle une période bien particulière. Et comme en toute période de crise, ce sont les personnes plus vulnérables qui sont les plus affectées. Plus particulièrement, cela veut dire les femmes.

D’une part, les femmes sont de loin les plus nombreuses dans les emplois de première ligne pour contrer la pandémie, où les conditions de travail imposées sont de plus en plus difficiles. D’autre part, les mesures de distanciation physique augmentent les risques de violence et d’iniquités envers les femmes et les enfants et exacerbent la précarité financière.

Devant la crise, l’importance des luttes féministes est particulièrement évidente. La Fédération des femmes du Québec est solidaire de toutes les femmes et nous tâcherons, dans les prochaines semaines, d’être particulièrement vigilantes face aux différents enjeux affectant les femmes en temps de pandémie.

Nous vous invitons à nous écrire pour nous faire part des situations sur lesquelles l’attention de notre mouvement féministe devrait se porter.

Nous partageons régulièrement les initiatives pertinentes sur nos réseaux sociaux. Lorsque cela concerne les femmes et la crise sanitaire, nous utilisons le mot-clic #FemmesCOVID19 :

  • Pour accéder aux publications publiques sur Facebook qui contiennent ce mot-clic, faites une recherche avec #FemmesCOVID19 ou consultez la page Facebook de la FFQ.

N’hésitez pas à nous suggérer des nouvelles féministes à partager, soit par Facebook, par Twitter ou par courriel!

La FFQ vous souhaite de joyeuses fêtes !

Sur l'image est écrit : "la ffq vous souhaite de joyeuses fêtes !"

À toutes nos membres, celles qui sont avec nous depuis le début, celles qui se sont jointes en cours de route et celles qui le feront dans la prochaine année; à nos allié.es d’ici et d’ailleurs, dans le grand mouvement féministe mondial, je vous souhaite 

Un bon temps des fêtes;

Parce que je n’assumerais pas que vous êtes chrétiennes ou même pratiquantes;

Un “bon” temps des fêtes parce que joyeux n’est pas toujours possible;

Du temps avec vos proches si c’est ce que vous désirez,

avec votre famille choisie si c’est ce que vous préférez;

Du temps pour vous si c’est ce que vous voulez, désirez, avez besoin;

La possibilité de naviguer les partys, rencontres, soupers et autres moments sans devoir faire face :

  • au harcèlement
  • aux commentaires sexistes
  • aux « jokes de mononcle »
  • aux commentaires sur votre corps
  • aux obligations de contacts physiques
  • aux pressions d’avoir des enfants, un chum, une blonde, un travail « légitime »
  • et parfois bien d’autres indérisabilités sociales;

De ne pas avoir peur de vous rendre à la cuisine sans être suivi;

De ne pas être celle qui doit tout organiser, préparer, cuisiner, ramasser, nettoyer à moins que ce soit voulu…vraiment voulu;

La possibilité d’être qui vous êtes, vraiment;

Que vos souvenirs de votre temps des fêtes 2019 soient positifs, remplis de moments joyeux, corrects, pas si pire, mieux que vous auriez pensé…de moments consentis, vraiment consentis;

Solidarité féministe et on se revoit en 2020 !

Signé par Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des Femmes du Québec, l’équipe de travailleuses, les membres du conseil d’administration.

Lancement de la boîte à outils collective

Politiques de langage inclusif, guides d’embauche anti-oppressif, stratégies d’accessibilité, codes de vie, programmes d’équité, guides de pratiques anti-oppressives, pratiques intersectionnelles. Nos organismes sont plein de ressources. La FFQ lance une vaste boîte à outils collective en ligne : on a besoin de vous pour contribuer et diffuser !

La FFQ : pour un féminisme collectif

De façon cyclique, la FFQ est accusée de ne pas promouvoir un féminisme collectif.

Que cette accusation vienne d’Éric Duhaime, défenseur auto-patenté de la lutte féministe (rappel : le 8 mars 2018, ce dernier a demandé l’abolition de la journée internationale des droits des femmes ) ou d’autres, elle est récurrente et appelle à une ré-affirmation du sens de notre combat féministe.

Ce procès est aussi le reflet d’une discussion constante entre deux visions du féminisme : le “féminisme universaliste” et le féminisme intersectionnel”.

L’argument principal avancé par les tenants du féminisme universaliste est qu’en luttant pour les femmes les plus marginalisées, nous ne pouvons pas représenter l’ensemble des femmes. Nous disons que c’est tout le contraire.

La défense des femmes les plus marginalisées comme priorité pour une lutte féministe systémique

Le sexisme, tout comme le racisme est un système. Si le sexisme se manifeste explicitement pour les femmes qui cumulent différentes oppressions (lesbianophobie, capacitisme, racisme, islamophobie), cela dit tout de l’adaptabilité du système sexiste dans une société. Cela dit tout de la persistance des reliquats du patriarcat et de l’impérialisme qui structurent encore notre société.

Quand nous ne mettons pas les luttes des femmes marginalisées au centre, ces dernières sont oubliées et les systèmes d’oppression se perpétuent.

Et cela, l’histoire l’a mille fois montré :

Les luttes pour l’avortement et la contraception libre et gratuite ont longtemps abandonné les stérilisations forcées touchant principalement les femmes autochtones, handicapées et racisées. En novembre 2018, le monde se scandalisait en apprenant qu’en 2017, au Canada, des femmes autochtones subissaient encore des stérilisations forcées.

La lutte pour le droit de vote au Québec a abandonné les femmes autochtones. Alors que les québécoises ont obtenu le droit de vote le 25 avril 1940, les femmes autochtones n’ont eu le droit de vote que le 2 mai 1969 au Québec, soit près de 30 ans plus tard.

La revendication sur l’équité salariale, se fondant seulement sur la statistique « les femmes gagnent 85% du salaire des hommes » a abandonné les femmes racisées qui gagnent 57% du salaire des hommes seulement. Elle a aussi abandonné les femmes en situation de handicap, exclues du marché du travail.

La lutte contre les violences faites aux femmes qui trop souvent fait le jeu du racisme en ciblant des communautés culturelles alors même qu’aujourd’hui, au Québec, le domicile reste l’endroit le plus dangereux pour les femmes.

Cette même lutte qui refuse encore de fournir des services aux femmes transexuelles et aux femmes dans la prostitution/industrie du sexe au prétexte que ces femmes ne rentreraient pas dans le champ de “l’acceptabilité”.

Que ces femmes situées aux marges subissent ces discriminations et ces violences dit tout de l’adaptabilité du système sexiste qui trouve encore refuge contre elles.

Laisser des femmes derrières pour le seul bénéfice de la majorité ne garantit pas la préservation des droits du plus grand nombre

Et pourtant, abandonner des femmes aux marges pour le seul bénéfice de la majorité ne garantit pas la préservation des droits des femmes de la population majoritaire.

Les systèmes inégalitaires sont toujours là, et il suffit d’un gouvernement conservateur pour que les acquis s’effondrent et que les femmes les plus privilégiées soient à leur tour rattraper par les inégalités.

Là où les conservateurs ont gagné du terrain, cela s’est traduit par une remise en cause de la lutte contre les violences envers les femmes.

Dans un contexte global où le conservatisme progresse, nous devons rester vigilantes et mettre la défense des femmes les plus marginalisées au centre de nos luttes. Celles-ci sont les premières à payer le prix des reculs démocratiques et de nos droits fondamentaux.

Nous le voyons en ce moment avec un projet de loi sur l’interdiction des signes religieux qui entend utiliser une clause dérogatoire pour aller à l’encontre de la charte canadienne des droits et libertés.

Comme le disait Simone De Beauvoir : “il suffit d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en cause”

Pour une lutte systémique contre le sexisme, soutenez la FFQ : notre union fait notre force.

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Plateforme de diffusion des écrits des femmes trans au Québec

Logo de la Fédération des femmes du Québec

Suite aux propos de Chiamanda Adiche, de nombreuses femmes trans états-uniennes ont réagit en apportant des analyses critiques de la transphobie et en témoignant de leurs expériences multiples. Au Québec aussi, ces enjeux sont méconnus malgré la mobilisation des femmes trans. La FFQ ouvre une plateforme de diffusion d’écrits par des femmes trans féministes au Québec.

Le but est d’ouvrir une plateforme supplémentaire d’expression et d’analyse pour les féminismes trans au Québec, de diffuser une pluralité de voix de femmes trans – et notamment racisées, sourdes, en situation de handicap, lesbiennes, bisexuelles, asexuelles – de participer à faire connaître une histoire et une réalité marginalisée et ignorée au Québec, de relayer les pensées critiques porteuses d’une véritable égalité entre les femmes elles-mêmes.

Les textes peuvent avoir été écrits pour d’autres occasions et être simplement rediffusés ici. Poèmes, essais, récits, bande dessinée, etc., ils feront dans l’idéal entre 500 et 1500 mots, afin de favoriser leur lecture et diffusion. Ils ne seront pas édités ni retravaillés mais publiés tels que reçus. Toute personne s’identifiant comme femme trans au Québec est invitée à nous envoyer un texte (organisatrice@ffq.qc.ca). Les textes peuvent être en français ou en anglais.

Le Collectif 8 mars exige des engagements concrets de la part du premier ministre

Alors qu’elles représentent plus de 700 000 femmes au Québec, le premier ministre a encore refusé de rencontrer les membres du Collectif 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Ce matin, elles sont allées porter elles-mêmes leurs revendications devant le bureau de M. Philippe Couillard à Montréal.

« Année après année, les rencontres du Collectif 8 mars avec la ministre responsable de la Condition féminine n’ont donné aucun résultat concret », a d’entrée de jeu déclaré la porte-parole du Collectif 8 mars et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Mélanie Sarazin, lors du point de presse. « C’est le gouvernement dans son ensemble qui doit agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes et à cet effet, nous voulons cette année que le premier ministre se joigne à la ministre, ce qu’il refuse. Alors que le premier ministre affirme haut et fort que l’égalité entre femmes et hommes est un principe, les politiques d’austérité sexistes et les coupes dans les services publics ont des impacts dramatiques sur les conditions de vie et de travail de toutes les femmes du Québec. Nous le répétons chaque année, il est temps que le gouvernement nous entende », a-t-elle rappelé.

Réinvestir massivement dans le mouvement des femmes

Les représentantes du Collectif 8 mars ont une nouvelle fois sonné l’alarme : les organismes qui composent le mouvement des femmes sont à bout de souffle. Alors qu’ils sont asphyxiés financièrement, les groupes de femmes sont de plus en plus sollicités et font face à une demande de services accrue en raison même de l’augmentation des inégalités. Les femmes en subissent directement les contrecoups : listes d’attente de plus en plus longues, programmes suspendus, services abandonnés, postes abolis, etc.

« La Fédération des femmes du Québec, par exemple, ne le sait que trop bien : la situation actuelle est insoutenable et ce sont les femmes qui en écopent. Le mouvement des femmes a toujours été à l’avant-garde dans la défense collective des droits, la mise sur pied de services, l’éducation populaire, la formation continue ou encore la sensibilisation à grande échelle. Nous observons sur le terrain à quel point les politiques du gouvernement contribuent à l’appauvrissement et à la précarisation des conditions de vie des femmes. Cela frappe particulièrement celles qui sont déjà marginalisées par plusieurs systèmes d’oppressions, comme le racisme systémique ou le colonialisme ! », a déploré Mélanie Sarazin.

Prioriser l’autonomie économique des femmes

Cette année encore, le Collectif insiste : l’autonomie économique des femmes doit constituer une priorité gouvernementale transversale. C’est d’ailleurs le thème prioritaire de la 61e session d’ONU Femmes cette année, avec une préoccupation particulière pour l’autonomisation des femmes autochtones. Or, le Collectif constate sur le terrain que les politiques du gouvernement vont exactement dans le sens inverse : démantèlement des services publics, notamment des services de garde à la petite enfance, déstructuration des emplois des femmes, recul quant à la conciliation famille-travail-études, etc.

« Ce sont les travailleuses majoritaires dans ces services qui subissent les impacts de cette austérité sexiste ! Le tiers des femmes qui ont un emploi au Québec travaillent dans le secteur public », a expliqué Mélanie Sarazin. « Les compressions subies depuis 2014 mettent aussi en péril nos services de garde éducatifs qui ont pourtant permis à un nombre important de femmes de retourner et de rester sur le marché du travail, et ce, à des postes à temps complet, au lieu de postes à temps partiel ou atypiques », a-t-elle ajouté. Le gouvernement se désintéresse complètement de la création d’emplois dans les secteurs féminins : « Les mesures de relance ont davantage favorisé les hommes que les femmes : 6,2 milliards de dollars contre 2,7 milliards » a-t-elle fait valoir.

Appliquer les outils existants

Les membres du Collectif ont réitéré l’urgence d’appliquer, comme le gouvernement s’était engagé à le faire, l’analyse différenciée selon les sexes (ADS). Celle-ci doit être appliquée rigoureusement à toutes les mesures et politiques gouvernementales, en évaluant également les impacts des mesures budgétaires et fiscales afin de pouvoir tenir compte des réalités différentes entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes.

« Il faut tenir compte des discriminations systémiques dans toutes les politiques du gouvernement. Par exemple, le taux d’emploi des femmes non diplômées est de seulement 38,3 %, comparativement à 52,3 % pour les hommes dans la même situation. Le taux d’emploi des femmes immigrantes titulaires d’un diplôme universitaire est de 69,1 %, par rapport à 78,5 % chez les hommes dans la même situationIl y a longtemps qu’on dénonce cette iniquité, il est temps que sa correction devienne une priorité gouvernementale », a rappelé Mélanie Sarazin.

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars représente plus de 700 000 femmes au Québec. Il est formé de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

SOURCES : COLLECTIF 8 MARS
Chantal Mantha (APTS), cmantha@aptsq.com, 514 236-9287
Marilou Gagnon (CSD) gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277
Ariane Gagné (CSN), ariane.gagne@csn.qc.ca, 514 349-1300
Christine Marceau (CSQ), marceau.christine@lacsq.org, 514 235-5082
Marie-Josée Nantel (FAE), mj.nantel@lafae.qc.ca, 514 603-2290
Myrna Karamanoukian (FIQ), mkaramanoukian@fiqsante.qc.ca, 514 572-5454
Caroline Jacquet (FFQ), organisatrice@ffq.qc.ca, 514 806-0452
Isabelle Gareau (FTQ), igareau@ftq.qc.ca, 514 953-0142
Éric Lévesque (SFPQ) eric.levesque@sfpq.qc.ca, 418 564-4150
Marc-Antoine Ruest (SPGQ), marc-antoine.ruest@spgq.qc.ca, 581 308-7309

Renseignements : Caroline Jacquet, cellulaire : 514 806-0452

Ensemble UNIES contre les politiques de Trump !

Affiche rouge avec des images de manifestantes: "ensemble, Unies contre les politiques de Trump"

Déclaration de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

En solidarité avec la Women’s March on Washington TRUMP et son administration sont une menace pour la planète : désordre, haine et supercherie guident leurs actions.

Mais nous ripostons et nous riposterons … Ce 21 janvier marque le jour où des milliers de femmes prendront la rue pour dénoncer un gouvernement misogyne, raciste et colonialiste.

Nous, les femmes de la Marche mondiale des femmes du Québec, sommes en solidarité avec nos soeurs étatsuniennes et nos soeurs du monde entier, c’est pourquoi nous nous joignons à la Women’s March on Washington.

Toutes ensemble avec les différentes communautés et groupes qui sont particulièrement touchées par les orientations défendues par le gouvernement Trump : les femmes, les nations autochtones, les communautés LGBTQIA, les personnes de diverses, les femmes en situation de handicap, victimes de violence, de situations de pauvreté intolérables, etc., nous sommes déterminées à résister, nous puisons notre force dans notre unité.

Nous dénonçons ce président désigné à la tête des États-­‐Unis qui consolide la montée de la droite dans de nombreux pays du monde qui représente une menace pour la planète entière.

Les femmes sont celles qui subissent en premier lieu les effets néfastes des politiques misogynes, racistes et colonialistes de ces gouvernements. Elles sont aussi celles qui sont au-­‐devant des luttes politiques, environnementales, identitaires et économiques, et ce, au péril de leur vie, face à un monde capitaliste, oligarchique et patriarcal.

Nous sommes avec elles de coeur, de force et d’énergie afin de construire un monde meilleur basé sur les valeurs de la Marche mondiale des femmes qui sont l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

Cette marche n’est qu’un début, car nous allons nous assurer de poursuivre notre mobilisation et notre engagement à changer le monde. Le patriarcat ne gagnera pas !

À nos soeurs étatsuniennes et à toutes les femmes du monde, ce 21 janvier, nous serons DEBOUTS, SOLIDAIRES et FORTES. Nous serons des milliers de femmes à prendre la rue… Notre voix se fera entendre partout !

Le 21 janvier, levez-­‐vous avec nous pour construire CE monde que nous imaginons depuis toujours!

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en MARCHE !!! Plusieurs points de rendez-­‐vous auront lieu au Québec en solidarité avec la Wowen’s March on Washington.

Manif des femmes à Washington-Montréal

Samedi le 21 janvier de 11h-14h

Lieu de rassemblement : Esplanade de la Place des arts

175, rue Ste-Catherine Ouest

Montréal H2X 1Z8

 

Événement Facebook de la manifestation à Montréal

Affiche en français de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

Journée internationale des femmes 2017 : Thème, visuel et calendrier !

Le 8 mars prochain aura lieu la Journée internationale des femmes, une journée de célébration des droits des femmes, une journée de bilans des luttes menées et à mener et aussi une journée d’actions et de mobilisations partout dans le monde. Chaque année, au Québec, le Collectif 8 mars propose un thème et un visuel à l’ensemble des groupes et organismes féministes du Québec, afin de les inspirer et les soutenir dans leur mobilisation. Le Collectif 8 mars est composé de la FFQ, du comité condition féminine de la CSN, de la FTQ et de l’Intersyndicale des femmes (représentant les comités condition féminine de l’APTS, CSD, CSQ, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ). Cette année, le thème que nous vous proposons est le suivant : L’égalité sans limites.

Calendrier

Pour l’occasion, le CDEACF et la FFQ propose un calendrier en ligne des actions et événements (organisés par région) que les groupes de femmes sont invités à remplir et à diffuser.

Outils visuels pour promouvoir le 8 mars

Vous pouvez télécharger le visuel afin de faire connaître le thème de cette année dans vos réseaux féministes. Nous vous invitons à utiliser les différentes images sur les réseaux sociaux et ainsi afficher votre engagement féministe pour l’égalité et la justice pour toutes les femmes !

Affiche [PDF haute résolution]
Bannière pour les réseaux sociaux 
Vignette pour les réseaux sociaux

Lorsque vous utilisez le visuel, merci d’indiquer les droits d’auteure de la manière suivante : Le Collectif 8 mars. Agence : UPPERKUT. Direction artistique et design graphique : Noémie Darveau. L’illustration ne peut être utilisée que dans le contexte de la Journée internationale des femmes de 2017.

Nous vous invitons également à porter l’épinglette du 8 mars pour démontrer  l’importance de poursuivre les luttes pour une société égalitaire, juste, solidaire et en paix.

Pour vous procurez une épinglette, nous vous invitons à contacter la Table régionale des groupes de femmes de votre région ou si vous êtes une personne syndiquée à contacter votre comité condition féminine.

Pourquoi ce thème ?

L’accès des femmes à l’égalité est sans cesse limité. L’impact sexiste des mesures d’austérité dont les coupes dans les services publics, les multiples violences contre les femmes et notamment les femmes autochtones, l’absence d’équité salariale pour de nombreuses femmes, la privatisation des services de garde éducatifs, la discrimination systémique en emploi qui perdure pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap, le mythe de l’égalité déjà-là : la liste des barrières dressées devant les femmes semble se reproduire à l’infini. N’oublions pas que la force du mouvement féministe réside dans sa capacité de lutter pour que disparaissent toutes les barrières qui nous freinent. Notre objectif : l’égalité sans limites … d’où le signe de l’infini en forme de 8.

 

Les mots à l’intérieur du 8 nous rappellent que les féministes se mobilisent partout au Québec pour revendiquer une véritable égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes et entre les peuples. Les valeurs portées par le mouvement féministe rompent le cercle des inégalités. Elles ouvrent sur un monde d’égalité et de justice sans limites pour toutes!

Le Collectif 8 mars fait  appel à vous pour défendre nos droits !

Pour la Journée internationale des femmes, faites-vous entendre pour l’égalité et la justice pour toutes  les femmes !

50 ans de luttes féministes : Lancement de la campagne #FFQ50ansdeplus

Logo de la Fédération des femmes du Québec

Alors que  la Fédération des femmes du Québec (FFQ) est fière de célébrer son 50e anniversaire, sa survie est menacée en raison d’un sous-financement. Pour pallier en partie  dles coupures budgétaires qui se sont succédées depuis quelques années , et ce, tant au niveau fédéral que provincial, la FFQ lance sa campagne #FFQ50ansdeplus,  dans ses démarches pour assurer la pérennisation de son fonctionnement et de ses activités. Nous avons besoin de votre soutien!

La FFQ est à l’avant garde du mouvement féministe québécois depuis 1966. Pendant 50 ans, notre leadership et notre engagement ont contribué à apporter des transformations sociales qui ont marqué la vie de milliers de Québécoises et Québécois. Encore aujourd’hui, nous jouons un rôle majeur dans la défense collective des droits et nous continuons à faire avancer les luttes pour la justice sociale au Québec.

Pour une Fédération des femmes forte !

La FFQ a parcouru beaucoup de chemin en 50 ans, et nous avons encore un long trajet devant nous.  Nous avons besoin de votre soutien pour le parcourir.

C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour donner généreusement!

Toute contribution de votre part nous permettra de poursuivre notre mission et de réaliser des actions menant vers l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples.

Chaque geste compte, et du fond du coeur, nous vous remercions!

A quoi serviront les fonds

Les contributions reçues à travers la campagne iront à la mise en oeuvre d’actions identifiées comme des priorités par nos membres et alliées. À titre d’exemple, avec 10 000 $ nous pourrions soutenir le travail de nos quatre comités des Champs d’action créés lors de l’assemblée générale de nos membres notamment:

De plus, nous pourrons poursuivre l’élaboration d’une politique conjointe avec les Femmes autochtones au  Québec. Enfin, si nous dépassons notre objectif, nous pourrons assurer une présence encore plus grande de la FFQ sur  l’échiquier social (commissions parlementaires, interventions médias, réalisation d’outils d’éducation populaire, formations, etc.)

Les dons de 25 $ et plus recevront des récompenses spéciales pour marquer le 50e anniversaire de la FFQ. Les récompenses comprennent des cartes électroniques illustrées par l’artiste Fanny Aïshaa et signées par la présidente de la FFQ, Mélanie Sarazin, et d’autres élues de la FFQ, une édition spéciale de l’affiche et des sacs en tissu recyclé pour le 50e anniversaire de la FFQ, des sacs à surprises avec des affiches, foulards, et broches de nos diverses actions, ainsi que des articles souvenirs de nos archives! Ceci dit, vous pouvez faire des dons sans objet d’échange.

Pour toute contribution d’une valeur de 20$ et plus, vous recevrez un reçu de la Fiducie de la FFQ pour les impôts.
Au nom de toute l’équipe de la FFQ, les travailleuses, les administratrices, les militantes, on vous dit un gros MERCI! 

Cliquez ici pour faire un don dès maintenant!

Précarité financière : divers milieux à la défense de la Fédération des femmes du Québec

Logo de la Fédération des femmes du Québec

Entourée de dizaines de personnalités et d’organisations alliées, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a lancé aujourd’hui un urgent appel à l’aide. Alors qu’elle célèbre son 50e anniversaire, sa survie est menacée en raison d’un sous-financement. La FFQ risque la fermeture complète si elle n’est pas rapidement soutenue.

Des personnalités des milieux féministe, communautaire, syndical et universitaire ont participé à la conférence de presse pour témoigner de l’importance de la FFQ dans la société québécoise. En plus d’encourager la population à soutenir généreusement son travail, elles ont lancé une campagne d’appui, appelant la population à écrire aux deux paliers de gouvernements, en appui aux demandes de financement de la FFQ.

« La situation est urgente et découle des effets cumulés de décisions gouvernementales, à Québec comme à Ottawa, a annoncé d’entrée de jeu la présidente de la FFQ, Mélanie Sarazin. À la fin des années 2000, le gouvernement Harper a coupé les fonds destinés aux organismes de femmes et à ceux en défense des droits, tout en soumettant les projets à des conditions que la FFQ ne pouvait pas remplir sans détourner sa mission. Pour la FFQ, c’était la fin d’un financement d’environ 250 000 $ par an venant du programme Promotion de la femme (PPF). Une perte de cette envergure ne se comble pas par les programmes actuellement disponibles, d’autant plus que, du côté de Québec, la FFQ ne reçoit que 75 000 $ du Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS) pour son fonctionnement. »

Au début de l’automne, la FFQ a dû mettre à pied deux des quatre travailleuses, alors qu’il s’agissait déjà d’une équipe réduite: la FFQ comptait sept travailleuses permanentes en 2011.

« Que la participation de l’État ne compte que pour à peine 20% du budget d’un organisme comme la FFQ est tout bonnement insoutenable, poursuit Madame Sarazin. Des démarches ont été entreprises et nous attendons les résultats, mais pour mettre fin à la précarité de la FFQ il faut un financement stable et suffisant; les projets ponctuels ne sont pas des solutions à long terme. »

Pour Michèle Asselin, qui a présidé la FFQ de 2003 à 2009, « la FFQ a contribué aux transformations majeures qui ont marqué la vie des Québécoises et aussi des Québécois. L’égalité de droits, si chèrement acquise, est loin d’être une réalité de fait pour toutes les femmes. Après 50 ans, la FFQ a encore toute sa pertinence. Le gouvernement doit agir avant qu’il ne soit trop tard.» N’ayant pu se déplacer pour l’occasion, Mesdames Alexa Conradi et Françoise David, ayant également présidé la FFQ, ont transmis des messages de soutien abondant dans le même sens.

Pour la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, «la collaboration entre la FFQ et FAQ est une richesse qu’il faut préserver. Nos échanges se font dans un grand respect, dans un contexte de nation à nation, respect dont les gouvernements auraient avantage à s’inspirer. La FFQ doit avoir les moyens de poursuivre ses activités. »

Le soutien du mouvement des femmes s’est aussi concrétisé par les témoignages de Rushdia Mehreen, du Centre communautaire des femmes Sud-Asiatiques et de Carolle Mathieu, de l’R des centres de femmes du Québec. Des personnalités du monde universitaire et des communications ont aussi pris la parole pour appuyer la FFQ, soit Sandrine Ricci, coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes (RéQEF, Aurélie Lanctôt, journaliste et Will Prosper, documentariste et journaliste.

Toutes les organisations syndicales nationales ont transmis leur appui à la FFQ, mandatant Manon Therrien, 2e vice-présidente du Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec, pour témoigner en leur nom. « Le mouvement syndical reconnaît à sa juste valeur la contribution de la FFQ à de nombreuses luttes sociales. C’est grâce à la FFQ qu’il y a eu la Marche mondiale des femmes et la marche Du pain et des roses en 1995. Sa contribution a été capitale dans l’obtention de nombreuses lois : équité salariale, perception automatique des pensions alimentaires, etc. Elle doit pouvoir continuer d’être un pôle majeur de concertation entre nos mouvements. »

L’apport de la FFQ a été souligné par plusieurs organisations mixtes, notamment par Martine Eloy, du conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés. « Comme nous, la FFQ est convaincue que la lutte pour les droits des femmes passe par la défense collective des droits. Elle intervient aussi bien pour dénoncer les conditions des détenues de la prison Leclerc, défendre les droits des personnes à l’aide sociale, que pour dénoncer le racisme systémique. Il faut pouvoir compter encore longtemps sur la FFQ et je suis convaincue qu’elle recevra de nombreuses lettres d’appuis. ». Des témoignages similaires ont également été livrés par Nicole Jetté, militante au Front commun des personnes assistées sociales et par Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

En réclamant un financement adéquat, la FFQ s’inscrit dans la campagne Engagez-vous pour le communautaire. Cette campagne revendique notamment du gouvernement québécois l’ajout de 475 millions de dollars par an pour financer les 4 000 groupes d’action communautaire autonomes. La FFQ a d’ailleurs participé aux actions entre du 7 au 9 novembre dernier.

La conférence de presse marquait le lancement de plusieurs actions en lien avec le financement de la FFQ. « Dans les prochaines semaines, nous ferons appel au public de différentes façons, notamment sous le titre de #FFQ50deplus, par une campagne de lettres d’appui à nos demandes et par une prochaine campagne de socio-financement, » de conclure Chantal Locat, trésorière de la FFQ.

À propos de la Fédération des femmes du Québec

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome et non partisane. Elle travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société. Elle compte 227 membres associatives et plus de 450 membres individuelles de partout au Québec.

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Renseignements :

Marie-Eve Imonti, Attachée de presse, CSQ, 514 917-9641, imonti.marie-eve@lacsq.org

Mélanie Sarazin, présidente de la FFQ, 514-717-4847, http://www.ffq.qc.ca/ Twitter : @LaFFQ

 

Vous pouvez maintenant visionner la conférence de presse en ligne, en cliquant ici