Être féministes en temps de pandémie

Fédération des femmes du Québec - Égalité pour toutes, égalité entre toutes

Le Québec comme le monde qui nous entoure traverse à l’heure actuelle une période bien particulière. Et comme en toute période de crise, ce sont les personnes plus vulnérables qui sont les plus affectées. Plus particulièrement, cela veut dire les femmes.

D’une part, les femmes sont de loin les plus nombreuses dans les emplois de première ligne pour contrer la pandémie, où les conditions de travail imposées sont de plus en plus difficiles. D’autre part, les mesures de distanciation physique augmentent les risques de violence et d’iniquités envers les femmes et les enfants et exacerbent la précarité financière.

Devant la crise, l’importance des luttes féministes est particulièrement évidente. La Fédération des femmes du Québec est solidaire de toutes les femmes et nous tâcherons, dans les prochaines semaines, d’être particulièrement vigilantes face aux différents enjeux affectant les femmes en temps de pandémie.

Nous vous invitons à nous écrire pour nous faire part des situations sur lesquelles l’attention de notre mouvement féministe devrait se porter.

Nous partageons régulièrement les initiatives pertinentes sur nos réseaux sociaux. Lorsque cela concerne les femmes et la crise sanitaire, nous utilisons le mot-clic #FemmesCOVID19 :

  • Pour accéder aux publications publiques sur Facebook qui contiennent ce mot-clic, faites une recherche avec #FemmesCOVID19 ou consultez la page Facebook de la FFQ.

N’hésitez pas à nous suggérer des nouvelles féministes à partager, soit par Facebook, par Twitter ou par courriel!

Discours de Marlihan Lopez à l’inauguration de la nouvelle plaque à la Place du 6-décembre-1989

Le 5 décembre 2019, Marlihan Lopez, vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec était inviter à s’exprimer à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle plaque à la Place du 6-décembre-1989. Voici le discours qu’elle a prononcé :

Cette année, la campagne des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, coordonnée par le Comité 12 jours a lieu du 25 novembre au 6 décembre. Notre campagne rappelle à quel point il est crucial de prendre ce moment de recueillement à chaque année pour se souvenir des 14 femmes qui furent assassinées le 6 décembre 1989 à Polytechnique.  

30 ans plus tard, cette date est devenue la Journée nationale de commémoration et d’action contre les violences envers les femmes. Ce moment de recueillement est incontournable parce qu’il nous rappelle à nos responsabilités 30 ans plus tard. 

Car oui, 30 ans plus tard, le Comité 12 jours vous demande mais quelles différences ?

Quelles différences quand le premier féminicide, soit le génocide colonial des autochtones, n’est toujours pas reconnu ? 

1017. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et disparues depuis plus de 30 ans selon les sources officielles. C’est une sous-estimation.

4 000. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et disparues selon les organismes de terrain. Ce serait aussi une sous-estimation.

Évitons que la mémoire ne nous fasse défaut. 

Quelles différences en 2019 quand les femmes en situation de handicap ne sont écoutées que pour vous permettre de rajouter une note de bas de page dans vos statistiques ? Quelles différences lorsque le système ne les inclut toujours pas ? 

Évitons que la mémoire ne nous fasse défaut. 

Quelles différences en 2019 quand les voix et les expériences des femmes racisées sont toujours mis de côté si ce n’est pour mettre de l’avant une vitrine antiraciste dans une société où le racisme systémique règne ? Quelles différences quand nous les écoutons qu’au bénéfice de notre bonne conscience ? 

Évitons que la mémoire ne nous fasse défaut. 

Quelles différences en 2019 quand les hommes qui parlent de voile sont plus écoutées que les femmes qui parlent de viol ? Quelles différences ?! 

Évitons que la mémoire ne nous fasse défaut. 

Si nommer les violences est une étape nécessaire pour éduquer et enrayer les violences faites à toutes les femmes, il y a urgence d’agir pour toutes celles qui résistent encore.

En tant que représentante du Comité 12 jours et en tant que femme, je me retrouve aujourd’hui debout devant vous et peinée par l’assassinat des 14 femmes le 6 décembre 1989 à Polytechnique. Je me retrouve aujourd’hui avec la rage au ventre pour toutes celles qui ont péri en raison des violences et pour toutes celles qui malheureusement  sont encore oubliées.

Les membres du Comité 12 jours n’ont pas le luxe de vivre sans être affectées chaque jour par des violences. Les membres du Comité 12 jours n’ont pas le luxe de vivre en ayant la possibilité de regarder ailleurs alors que des femmes sont toujours victimes de violence. 

C’est pourquoi le Comité 12 jours continuera de faire de l’éducation et de la sensibilisation inconfortable. C’est pourquoi le Comité 12 jours demande à tous les décideurs politiques de passer à l’action et de s’engager résolument pour enrayer les violences faites à toutes les femmes. Cela passe par un financement adéquat des organismes communautaires sur le terrain notamment celles qui interviennent auprès des femmes les plus vulnérables.

14 femmes furent assassinées en 1989. 30 ans plus tard, Dona Paré is still missing. 

30 ans plus tard croyez nous aussi !

Discours co-rédigé par Claire-Anse Saint-Éloi et Pauline Ou-halima

30 ans plus tard, souvenons-nous

Sur l'image, au côté des visages des femmes assassinées le 6 décembre 1989 est écrit : "on se souvient"

Aujourd’hui c’est la Journée internationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Il y a 30 ans, 14 femmes étaient assassinées durant l’attentat antiféministe à Polytechnique uniquement parce qu’elles étaient des femmes.

Souvenons-nous de chacune de ces femmes. La perpétuation de leur mémoire est un devoir collectif de commémoration des crimes d’hier qui continuent encore aujourd’hui à cibler des femmes parce qu’elles sont des femmes.

ON SE SOUVIENT :

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.

En hommage à ces 14 femmes assassinées ce 6 décembre 1989, nous portons la responsabilité collective de ne pas se souvenir de leur assassinat en prétendant que de telles violences n’ont plus d’ancrage dans la réalité quotidienne du Québec en 2019. 

En 2019, Dona Paré is still missing. En 2019, le premier féminicide, soit le génocide colonial des autochtones, n’est toujours pas reconnu.

De toutes les femmes qui ont été assassinées par leurs conjoints, leurs partenaires, des amis, des connaissances et des étrangers.

De toutes les femmes Autochtones disparues et assassinées, dont une liste incomplète de leurs noms se trouve ici: http://bit.ly/2BFffWs

30 ans plus tard, évitons que la mémoire ne nous fasse défaut.

30 ans plus tard, on se souvient de vous toutes et on vous aime. ❤️

La FFQ réagit à la vague de commentaires haineux suite à #MonVoileMonChoix

«Le coton ouaté, c’est cute… mais le voile, c’est vraiment badass. Mardi prochain, portez le voile»
Ce simple appel de solidarité à l’égard des femmes portant le foulard a provoqué une nouvelle vague de commentaires de haine à l’égard de notre équipe de travail. 
Ce simple appel, composé de quelques mots, a aussi été repris dans la foulée par plusieurs organes de presse comme étant une initiative de la Fédération des femmes du Québec. Ce n’est pas vrai et ce serait invisibiliser le travail de militantes de terrain. L’initiative a été lancée par Hanadi Saad, fondatrice de Justice Femme, Amel Zaazaa et Tasnim Rekik, engagées depuis le début contre la loi 21. 

La Fédération des femmes du Québec s’est contentée simplement de relayer l’appel, jouant le rôle que nous avons à jouer, en soutien à toutes les femmes. Et l’urgence est bien là. 

Si Catherine Dorion a été interdite d’accès au salon bleu à cause de son habit non conforme aux “règles” du décorum, les femmes portant le foulard viennent d’être ciblées par une loi leur interdisant l’enseignement et les postes de pouvoir. Si l’habillement des femmes n’est pas synonyme de compétence, le degré de contrôle de leur vêtement est proportionnel au pouvoir qu’elles parviennent à arracher dans une société, certaines plus difficilement que d’autres. 

Au-delà de la légalisation de la discrimination des femmes musulmanes aux postes d’enseignement et aux postes de pouvoir, l’urgence se mesure aussi dans les effets de la loi. Les commentaires haineux que reçoit désormais régulièrement la Fédération des femmes du Québec à chacune de ses sorties sur la laïcité n’est qu’un reflet minuscule de ce que subissent les femmes musulmanes dans leur quotidien depuis le passage de la loi. 

Alors qu’il n’y ait pas de malentendu: la FFQ n’appelle pas au “port du voile”.
La FFQ appelle à participer à un événement de solidarité à l’égard des femmes musulmanes en portant occasionnellement un macaron contre la loi 21 ou un foulard dans un contexte où nos luttes féministes doivent absolument ne pas mettre de côté les violences vécues par ces femmes. 

À l’heure où nous sommes régulièrement accusées de “diviser” le mouvement féministe. Nous répondons que la violence des commentaires haineux que nous recevons à chacune de nos sorties sur la laïcité n’est que le reflet de la violence tolérée dans la société québécoise depuis que le gouvernement de la CAQ a choisi de faire passer la loi 21. 

La FFQ tient également à préciser que sa mission est de défendre les droits de toutes les femmes et de répondre aux orientations données par ses membres en cohérence avec nos principes. Cette action de défense des droits, nous sommes déterminées de continuer à la poursuivre aux côtés de la Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale Canada francophone, pour ne citer qu’un petit nombre des organismes qui s’étaient levés contre la loi 21. 

À cette fin, et pour répondre à ces campagnes régulières de haine contre la FFQ, nous précisons que notre rôle n’est pas de satisfaire aux demandes de personnes projetant une vision raciste et islamophobe de la lutte pour le féminisme mais bien de défendre le droit de toutes les femmes. 

Communiqué du Comité des 12 jours d’action – Nous avons rencontré la Ministre Hélène David

Un constat : il reste beaucoup de travail pour éliminer les violences envers les femmes !

 

Montréal, le 14 décembre 2017 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes a rencontré la Ministre responsable de la Condition féminine, Madame Hélène David, le lundi 11 décembre. Nous nous sommes entendues sur deux constats principaux. D’une part, il reste encore beaucoup de travail pour lutter contre les violences systémiques envers les femmes, et d’autre part, les organismes travaillant avec les femmes et en particulier avec les femmes à la croisée des oppressions manquent cruellement de ressources.

 

Les porte-paroles du Comité des 12 jours d’action ont remis à la Ministre une lettre collective signée par plus de 120 organismes, exigeant que le gouvernement reconnaisse nos expertises et nous dote des moyens nécessaires pour poursuivre notre mission. Florence Pardo a explicité : “Ces violences sont produites et reproduites dans toutes les sphères de la vie: dans les médias, dans la sphère sociale et économique, dans nos institutions et même dans nos lois. Les violences envers les femmes ne sont pas un phénomène extraordinaire, elles sont malheureusement trop courantes, et parfois même banalisées et invisibilisées. Elles touchent tous les aspects de la vie des femmes”. “Les organismes qui travaillent avec les femmes marginalisées sont affamés. Les besoins sont de plus en plus criants, et nous ne sommes plus en mesure d’y répondre” a ajouté Gabrielle Bouchard. Enfin, Marlihan Lopez a précisé que : “Les organismes qui travaillent avec les femmes à la croisées des oppressions ont trop peu de ressources et de temps pour participer aux consultations. Cela a des conséquences directes sur la formulation des stratégies et politiques gouvernementales qui marginalisent systématiquement les besoins de ces femmes”.

 

La Ministre Hélène David a reconnu qu’il y avait un problème de financement des organismes communautaires. Elle s’est engagée à poursuivre cette réflexion avec nous, afin d’améliorer substantiellement le financement des organismes et la manière dont il est alloué. En outre, elle a reconnu que les préoccupation des organismes féministes et communautaires doivent être transversales à tous les autres ministères et s’est engagée à porter ces dossiers auprès de ses homologues.

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Contact média : Amel Zaazaa amelia.zaazaa@gmail.com 514 261-5334

De gauche à droite : Adeline Jouve, Ève Torres, Gabrielle Bouchard, Amel Zaazaa, Marlihan Lopez, Hélène David, Natasha Harvey, Isabelle Gélinas, Hanane Khales, Michèle Spieler, Florence Pardo, Caroline Jacquet

Le Comité des 12 jours contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Filles d’action, de la  Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison d’Haïti, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du RQCALACS et du Y des femmes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine .

Ensemble UNIES contre les politiques de Trump !

Affiche rouge avec des images de manifestantes: "ensemble, Unies contre les politiques de Trump"

Déclaration de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

En solidarité avec la Women’s March on Washington TRUMP et son administration sont une menace pour la planète : désordre, haine et supercherie guident leurs actions.

Mais nous ripostons et nous riposterons … Ce 21 janvier marque le jour où des milliers de femmes prendront la rue pour dénoncer un gouvernement misogyne, raciste et colonialiste.

Nous, les femmes de la Marche mondiale des femmes du Québec, sommes en solidarité avec nos soeurs étatsuniennes et nos soeurs du monde entier, c’est pourquoi nous nous joignons à la Women’s March on Washington.

Toutes ensemble avec les différentes communautés et groupes qui sont particulièrement touchées par les orientations défendues par le gouvernement Trump : les femmes, les nations autochtones, les communautés LGBTQIA, les personnes de diverses, les femmes en situation de handicap, victimes de violence, de situations de pauvreté intolérables, etc., nous sommes déterminées à résister, nous puisons notre force dans notre unité.

Nous dénonçons ce président désigné à la tête des États-­‐Unis qui consolide la montée de la droite dans de nombreux pays du monde qui représente une menace pour la planète entière.

Les femmes sont celles qui subissent en premier lieu les effets néfastes des politiques misogynes, racistes et colonialistes de ces gouvernements. Elles sont aussi celles qui sont au-­‐devant des luttes politiques, environnementales, identitaires et économiques, et ce, au péril de leur vie, face à un monde capitaliste, oligarchique et patriarcal.

Nous sommes avec elles de coeur, de force et d’énergie afin de construire un monde meilleur basé sur les valeurs de la Marche mondiale des femmes qui sont l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

Cette marche n’est qu’un début, car nous allons nous assurer de poursuivre notre mobilisation et notre engagement à changer le monde. Le patriarcat ne gagnera pas !

À nos soeurs étatsuniennes et à toutes les femmes du monde, ce 21 janvier, nous serons DEBOUTS, SOLIDAIRES et FORTES. Nous serons des milliers de femmes à prendre la rue… Notre voix se fera entendre partout !

Le 21 janvier, levez-­‐vous avec nous pour construire CE monde que nous imaginons depuis toujours!

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en MARCHE !!! Plusieurs points de rendez-­‐vous auront lieu au Québec en solidarité avec la Wowen’s March on Washington.

Manif des femmes à Washington-Montréal

Samedi le 21 janvier de 11h-14h

Lieu de rassemblement : Esplanade de la Place des arts

175, rue Ste-Catherine Ouest

Montréal H2X 1Z8

 

Événement Facebook de la manifestation à Montréal

Affiche en français de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

Nomination à la présidence du CSF : la FFQ se réjouit et a des attentes élevées

La Fédération se réjouit de la nomination d’Eva Ottawa à la présidence du Conseil du statut de la femme (CSF). Cette nomination d’une femme autochtone de la nation Atikamekw au CSF représente une petite révolution.

 

Mme Ottawa apporte dans ses fonctions une expérience incontournable : conjuguer les droits des femmes au pluriel, connaître profondément l’injustice et la justice. Son parcours politique et professionnel témoigne d’ailleurs de ses capacités à agir pour contrer les inégalités et contribuer à une société plus juste et égalitaire.

 

La Fédération avance depuis une douzaine d’années dans une démarche d’alliance de nation à nation avec Femmes autochtones au Québec (FAQ) qui, à bien des égards, a transformé sa vision et l’a enrichie de nombreux apprentissages. Elle souhaite que, de la même façon, le CSF bénéficie de l’apport inédit de Madame Ottawa. Par sa position privilégiée dans la société québécoise, le Conseil est à même de transmettre une vision renouvelée des discriminations et des oppressions multiples qui empêchent trop de femmes d’accéder à une vie bonne.

 

La FFQ aimerait comprendre qu’en nommant Mme Ottawa, le gouvernement du Québec marque une rupture dans sa manière d’agir en rapport avec les violences faites aux femmes autochtones. Il est temps que ce gouvernement réponde positivement aux demandes de Femmes autochtones au Québec (FAQ) pour une enquête indépendante provinciale sur les rapports entre les femmes autochtones et les institutions policières au Québec, notamment en lien avec les dénonciations des violences exercées par des membres de la Sûreté du Québec. De véritables gestes de réconciliation sont nécessaires : les attentes de la FFQ sont élevées.

 

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Source

Cybel Richer-Boivin
514-717-4847

2 commentaires

Forum social mondial : découvrez nos ateliers !

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Envie d’en savoir plus sur notre implication au Forum social mondial, lisez Forum social mondial 2016 à Montréal en août 2016

Atelier – Marche mondiale des femmes
Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires!

Entre le 8 mars et le 17 octobre 2015, sous le thème Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires, des militantes de la Marche mondiale des femmes (MMF) se sont faites entendre dans plus de 30 pays et dans 5 régions du monde lors de la 4e action internationale de la MMF. Elles ont contribué aux débats sur la crise climatique, l’exploitation du travail des femmes, les violences et le contrôle du corps des femmes, l’exploitation de la Terre et des ressources naturelles, l’accroissement de la militarisation et la criminalisation des luttes sociales. Elles se sont levées pour résister aux différentes formes d’oppression patriarcales, capitalistes et colonialistes à travers des actions publiques, des marches, des débats, des espaces de formations politiques. Ces actions visaient à réaffirmer que le corps des femmes, la Terre et les territoires ne constituent pas seulement des lieux d’exploitation, mais aussi des espaces de résistance et de transformation pour développer des alternatives féministes et construire un monde aux valeurs de la MMF : l’égalité, la justice, la paix, la solidarité et la liberté pour toutes.

Cet atelier permettra à toutes les militantes de la MMF qui seront présentes de partager leurs expériences de luttes, les enjeux auxquelles elles font face comme féministes dans leurs pays et les stratégies d’action qu’elles mettent en place. Elles aborderont, entre autres, la démarche d’éducation politique et populaire qu’elles ont développé dans le cadre des actions de 2015, la place et la vision portées par les femmes autochtones dans différentes coordinations de la MMF et les alliances crées avec d’autres mouvements sociaux.

Événement Facebook

HORAIRE :10 AOÛT, 9H-11H30
Cégep du Vieux-Montréal (salle à la droite de la cafétéria, 2e étage)
255, Rue Ontario Est
La Casa Feminista du FSM 2016

Intervenantes

  • Militante de la MMF États-Unis
  • Militante de la MMF Brésil
  • Itzel Gonzalez du Mexique
  • Viviane Michel, Femmes autochtones au Québec
  • Mélanie Sarazin, Fédération des femmes du Québec

 

Atelier – Luttes pour la défense des territoires
Résisitances et solidairtés féministes face à l’extractivisme

Partout dans les Amériques et ailleurs dans le monde, les femmes sont au cœur des luttes pour la défense de la vie et des territoires. Ces luttes sont marquées par la répression et la criminalisation des femmes autochtones qui se lèvent pour défendre leurs territoires. Le récent assassinat au Honduras de Berta Cáceres, militante féministe et écologiste du peuple lenca, rappelle les menaces auxquelles font face les femmes, notamment les femmes autochtones, qui dénoncent les impacts des mégaprojets extractifs. Ceux-ci ont, entre autres, des impacts spécifiques liés au genre, dont l’augmentation de la précarité socioéconomique des femmes et l’exacerbation des situations de violence, aggravées chez les femmes autochtones et femmes racisées par les inégalités structurelles déjà existantes.

Cet atelier donnera la parole à des militantes, autochtones et allochtones, venant entre autres d’Amérique latine, et des militantes vivant au Québec, qui se lèvent pour défendre leurs territoires contre des projets extractifs. Il mettra de l’avant les luttes portées par les femmes d’ici et d’ailleurs, pour défendre leurs territoires et communautés dans des contextes marqués par la colonisation, l’exploitation des ressources naturelles, la répression politique et la militarisation. Il permettra également de construire des solidarités entre femmes et féministes en résistance, contre le pouvoir des transnationales, la complicité voire la répression des États pour soutenir des systèmes capitalistes, colonialistes et patriarcaux.
EnglishEspañol

Cet atelier s’inscrit dans la continuité des actions de la Marche mondiale des femmes  2015 et de la tournée Des-Terres-Minées .

Événement Facebook

HORAIRE :10 AOÛT, 9H-11H30
Cégep du Vieux-Montréal (Local 982)
255, Rue Ontario E

Intervenantes

  • Berta Zuniga Caceres, militante du Honduras (COPINH)
  • Maxima Acuna, militante du Pérou
  • Militante des Philippines (nom à confirmer)
  • Diana Potes Colombie (nom à confirmer)
  • Militantes Innues de Uashat-Maliotenam (noms à confirmer)
  • Militantes de l’Abitibi ou de la Gaspésie (noms à confirmer)

Groupes organisateurs : Collectif des Femmes de diverses origines (FDO) –  Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Femmes Autochtones au Québec (FAQ) – Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)

Atelier femmes aînées
Vieilles, au-delà des préjugés

Un atelier de sensibilisation réalisé par le Comité des femmes aînées de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

Le défi d’avancer en âge, dans une société qui valorise performance, jeunesse et beauté, exige la remise en question des préjugés et des images stéréotypées, afin de devenir des « âgées agissantes » qui peuvent influencer leur propre vie jusqu’àla fin. Le terme « vieille » dérange beaucoup. Il nous apparaît figé dans le temps et synonyme de pertes, de dégradation, de repliement sur soi, de mise au rancart de la société. Nous avons intériorisé les préjugés et stéréotypes liés à « la femme vieillissante ». Nous reproduisons en quelque sorte l’âgisme ambiant dont, en vieillissant, nous sommes pourtant victimes.

Le présent outil veut permettre à toutes de prendre conscience de divers préjugés reliés à la situation des aînées, qui nous influencent et empêchent les aînées d’être vues et reconnues comme des citoyennes à part entière.

HORAIRE : 10 AOÛT, 13H-15H30
Cégep du Vieux Montréal (Local 4.82)
255, Rue Ontario E

Intervenantes

  • Carole Lejeune
  • Marie Barrette

Langue : Français

 

3 commentaires

Appuyer la mission d’observation sur les conditions de détention au Leclerc

 

La Ligue des droits et libertés (LDL) et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) sont extrêmement préoccupées de la situation des femmes transférées au centre de détention Leclerc à Laval. Les quelques informations et témoignages qui ont filtré dans les médias nous laissent croire que les conditions de détention dans cet établissement ne respecteraient pas la dignité humaine, le droit à l’égalité et les autres droits fondamentaux des femmes qui y sont incarcérées.

La FFQ et la LDL ont demandé les autorisations nécessaires à la réalisation d’une mission d’observation pour documenter, observer et analyser les conditions de détention des femmes incarcérées au Leclerc en regard du respect de leur droit à des conditions de détention humaines et les moins restrictives possible, leur droit à la dignité et leur droit à l’égalité. Le but n’est pas d’évaluer ou de poser un regard critique sur le travail des autorités ou des agent-e-s correctionnel-le-s, mais de proposer des solutions pour assurer le respect des droits des femmes incarcérées et pour favoriser de meilleures pratiques.

Cette demande a été refusée par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, en invoquant des raisons de sécurité et le fait que des améliorations auraient déjà été réalisées. Pourtant, les informations qui continuent de circuler sur les conditions de détention des femmes détenues démontrent qu’il n’a y pas eu une amélioration significative de la situation, et ce, en dépit des correctifs qui ont été apportés à certaines situations. Il semble bien que ces améliorations à la pièce ne soient pas de nature à répondre aux problèmes systémiques que laissent entrevoir les témoignages parus dans les médias depuis quelque temps déjà. C’est pourquoi une mission d’observation est toujours nécessaire.

 

Appuyez la mission

Votre organisation peut appuyer la mission en envoyant une lettre au ministre. Nous vous proposons un modèle de lettre (voir le document Word) et vous invitons à la faire parvenir au ministre le plus rapidement possible (merci de nous envoyer la lettre en copie-conforme à crboivin@ffq.qc.ca).

 

Appuis

ACEF du Nord de Montréal
ACEF du Sud-Ouest de Montréal
Action Autonomie, le collectif pour la défense des droits en santé mentale de Montréal
Action Santé Outaouais
AGIDD-SMQ
Alliance de personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Alter Justice
Amnistie internationale Canada francophone
Appuis à la mission d’observation au Leclerc
APTS du CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord
Association des avocates et avocats en droit carcéral du Québec
Association des avocats de la défense de Montréal
Association des avocats et avocates de la défense de Montréal
Association des juristes progressistes
Association des religieuses pour les droits des femmes
Association des services de réhabilitation sociale du Québec
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique
Au-bas de l’échelle
Aumônerie communautaire de Montréal
BRAS-Villeray
CALACS de Charlevoix
Carrefour pour Elle
Centrale des syndicats du Québec
Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Rimouski
Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles de l’Outaouais
Centre de Femmes de Villebois
Centre des femmes de la Basse-Ville
Centre des femmes de Laval
Centre des femmes solidaires et engagées
Centre Femmes d’aujourd’hui
Centre for Gender Advocacy • Centre de lutte contre l’oppression des genres
Centre ressources pour femmes de Beauport
Coalition contre la répression et les abus policiers
Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida
Collectif Ahuntsic et Montréal-Nord; unis contre l’austérité
Collectif opposé à la brutalité policière (COBP)
Collectif pour un Québec sans pauvreté
Comité condition féminine Baie-James
Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale
Comité national des femmes du SFPQ
Comité pour les droits humains en Amérique Latine
Comité régional de la Marche mondiale des femmes en Outaouais
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Conseil central du Montréal métropolitain – CSN
Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
Continuité Famille auprès des Détenues
Droits et Recours Santé mentale Gaspésie – Les îles
Droits-Accès de l’Outaouais
Éditions du remue-ménage
Équipe pastorale de Saint-Pierre-Apôtre
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
Fédération du Québec pour la planning des naissances
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec−FIQ
Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ) – CSN
Femmes autochtones du Québec
Femmes en Mouvement, le Centre de femmes de la MRC Bonaventure
Front commun des personnes assistées sociales du Québec
Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
Groupe Entre-Femmes de l’Outaouais
Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec
Groupe d’entraide à l’intention des personnes séropositives et itinérantes
Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal
La Cité d’Athéna
L’Auberge Madeleine
L’autre Parole
Les Frères et Soeurs d’Émile-Nelligan
L’R des centres de femmes du Québec
Maison des femmes des Bois-Francs
Me Arij Riahi, avocats
Me Marc d’Avignon avocat
Montréal-Nord Républik
Mouvement Action-Chômage de Montréal
Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi MASSE
Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL)
Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec
Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal
Organisation populaire des droits sociaux de Valleyfield
Palestiniens et Juifs unis (PAJU)
Parti marxiste-léniniste du Québec
Passages
PLAIDD-BF
Point d’appui
Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)
Projet ÉCOSPHÈRE
Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ)
Relais-Femmes
Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux (RAFSSS)
Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal
Réseau des groupes de femmes Chaudières-Appalaches
Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
Réseau québécois de l’action communautaire autonome
Réseau Québecois des Groupes Écologistes
Ressource d’aide et d’informations en défense des droits de l’Abitibi-Témiscamingue
ROSE du Nord
Société Élizabeth Fry du Québec
Sœurs Auxiliatrices
Stella, l’amie des Maimie
Syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM
Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF)
Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent (TCGFBSL)
Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec
Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
Table régionale des centres de femmes Montréal métropolitain-Laval
Table ronde des OVEP de l’Outaouais, (TROVEPO)
Têtes blanches, toujours carré rouge

Individues

Abby Lippman
Anne-Marie Bilodeau
Anne-Marie Tremblay
Audrey Morgan
Christine Lussier
Corine Vanderborght
Darla Sloan
Denis Langlois
Denise Brouillard
Diane Vadenais
Geneviève Dauphin-Johnson
Georges Lebel
Josée Cadotte
Julie Raby
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Femmes détenues au Leclerc : la FFQ et la LDL entendent mener une mission d’observation

Montréal, le 7 juin 2016 –La Fédération de femmes du Québec (FFQ) et la Ligue des droits et libertés (LDL) jugent sans fondement le refus du cabinet du ministre de la Sécurité publique d’autoriser leur demande de mission d’observation des conditions de détention des femmes transférées de la maison Tanguay vers l’établissement de détention Leclerc de Laval. Les deux organisations demandent au Ministre de réviser cette décision. Elles ont l’appui de diverses organisations dont certaines interviennent directement auprès des détenues.

Les deux organisations ont présenté leur demande au ministre de la Sécurité publique, le 10 mai dernier puis rencontré la directrice de cabinet, madame Isabelle Mignault le 18 mai, faisant valoir la pertinence que deux organisations de défense collective des droits crédibles et indépendantes, puissent jeter un regard externe sur la situation. Madame Mignault a fait connaître son refus le 27 mai, invoquant des motifs de sécurité et faisant valoir notamment que des correctifs avaient été apportés à la situation.

« Notre demande de mission s’appuie sur les informations et témoignages qui ont filtré dans les médias à l’effet que les conditions de détention au Leclerc ne respectent pas la dignité humaine, le droit à l’égalité et les autres droits fondamentaux des femmes qui y sont incarcérées », explique Lucie Lemonde, porte-parole de la LDL. « Nous sommes très préoccupées de cette situation qui fait craindre d’importants reculs quant aux droits des femmes détenues. Le cabinet du Ministre invoque de vagues motifs de sécurité pour nous refuser l’accès aux lieux de détention alors que nous avions précisé que notre présence sur les lieux de détention pouvait se limiter à une durée de deux jours seulement», poursuit Lucie Lemonde.

« Selon les dires du cabinet du Ministre, des correctifs auraient été apportés à certaines situations, » ajoute Mélanie Sarazin, présidente de la FFQ. « Cependant, ces améliorations à la pièce ne sont pas de nature à répondre aux problèmes systémiques que laissent entrevoir les témoignages parus dans les médias. De notre côté nous estimons, et c’est ce que nous voulons vérifier, que ces problèmes systémiques sont liés, notamment, à la mixité de la clientèle au Leclerc ou encore à l’insuffisance de personnel. Il y a aussi l’architecture et l’approche correctionnelle d’un établissement à sécurité élevée pour hommes qui sont inadéquates pour les femmes transférées de Tanguay », explique Madame Sarazin.

Les deux organisations sont déterminées à mener cette mission d’observation. Elles rappellent que le ministre de la Sécurité publique a l’obligation, en vertu de la Loi sur les services correctionnels du Québec, « de fournir des programmes et des services qui prennent en compte particulièrement les besoins propres aux femmes et aux autochtones ». Rappelons également que les Règles minima de l’ONU pour le traitement des détenus interdisent que les femmes soient détenues dans les mêmes lieux que les hommes.

Dans les démarches qu’elles entendent poursuivre auprès du Ministre, la FFQ et la LDL ont reçu jusqu’à maintenant l’appui d’organismes tel que l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF), l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ), l’Association des avocats et avocates de la Défense de Montréal (AADM), l’Association des avocates et avocats en droit carcéral du Québec (AAADCQ), Femmes autochtones du Québec, ainsi que d’autres organisations intervenant quotidiennement auprès des détenues, telles que la Société Élizabeth Fry du Québec, Alter Justice, Stella et Continuité Famille auprès des Détenues (CFAD).

 

À propos de la Ligue des droits et libertés

La LDL est un organisme à but non lucratif, indépendant et non partisan, issu de la société civile québécoise et affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). Depuis plus de 50 ans, elle milite en faveur de la défense et de la promotion de tous les droits humains reconnus par la Charte internationale des droits de l’homme.

 

À propos de la Fédération des femmes du Québec

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) est un organisme non partisan de défense collective des droits des femmes, d’éducation et d’action politique, qui offre aux féministes un espace démocratique de militantisme et d’action, d’analyse et de réflexion, de débat, de formation, de concertation en solidarité avec les femmes au Québec, au Canada et à travers le monde, qui créent des alternatives aux systèmes d’oppression les affectant.

 

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Pour informations et entrevues :

Cybel Richer-Boivin, responsable des communications, Fédération des femmes du Québec, 514-717-4847

Lysiane Roch, responsable des communications, Ligue des droits et libertés, 514-715-7727