Rencontre avec le Premier Ministre

Le 16 juillet dernier, la FFQ et 5 autres personnes et groupes ont rencontré le Premier Ministre Justin Trudeau et la Ministre Mélanie Joly pour un table ronde sur les droits des femmes, particulièrement en réaction à la mobilisation autour du film Unplanned.

Nous lui avons communiqué notre déception quant au fait que cette rencontre ait eu lieu seulement à la fin de son mandat, en réaction à une histoire liée à l’avortement (qui peut sembler une question politiquement facile à gérer) et que la rencontre incluent seulement 6 invitées, sans chercher à centrer les voix des femmes plus marginalisées. Bien qu’il est important de parler de la montée de la droite, nous avons également mis de l’avant l’état catastrophique du status quo dans un contexte où les droits des femmes sont loin d’être respectés actuellement.

Les principes de justice reproductive, développés dans les années 90 par des femmes noires américaines qui ne s’identifient pas avec les arguments de « choix » et le mouvement très blanc autour de cette question, lui ont été présentés et la FFQ a clairement communiqué que le droits à l’avortement est une question beaucoup plus complexe que simplement la légalité du geste médical. 

Le droit à l’avortement est intimement lié aux enjeux de marginalisation. Nous avons donc parlé des stérilisations forcées des femmes autochtones, des retraits d’enfants autochtone et/ou dont les parents consomment des drogues ou sont autrement marginalisés par la protection de la jeunesse, de l’accès aux soins pour les personnes en région et les personnes sans statut, de la reconnaissance de l’agentivité de toutes les femmes, des enjeux liés à la criminalisation de la non-divulgation du VIH, de la pauvreté et autres barrières à la parentalité, de l’accès à la procréation médicalement assistée et à la contraception, des violences obstétricales et de nombreux autres enjeux. 

De plus, nous avons pu discuter de réforme du mode de scrutin et autres réformes parlementaires ainsi que de la nécessité que le Premier Ministre participe au débat sur les enjeux féministes organisé par Up For Debate.

Notre demande est claire: Que le gouvernement fédéral utilise les outils à sa disposition pour s’assurer de mettre en place des mesure légales, des conditions matérielles et un contexte social qui ancrent réellement la justice reproductive dans la société canadienne pour que ces droits deviennent d’abord réels pour toustes et, ensuite, qu’ils soient tellement acquis qu’ils ne seront plus jamais menacés, que ce soit par la propagande ou par des gouvernements futurs.

Nous espérons voir des actions concrètes.

« IL N’Y AURA PAS UNE PRISON MIGRANTE DE PLUS À LAVAL »

prison femmes migrantes

« IL N’Y AURA PAS UNE PRISON MIGRANTE DE PLUS À LAVAL », DISENT À L’UNISSONS DES GROUPES COMMUNAUTAIRES OPPOSÉS À LA CONSTRUCTION DE LA PRISON MIGRANTE DE LAVAL.

« Nous sommes ici pour dire à Ottawa qu’il n’y aura pas de nouvelle prison ! », a lancé d’emblée Amy Darwish, porte-parole  de Solidarité sans frontières. À ses côtés, sur la site de la construction de la nouvelle prison migrante, des représentant·e·s de réseaux migrants, féministes, juristes et environnementaux. La conférence de presse a été organisée en réponse à l’annonce par le gouvernement fédéral du choix de l’entrepreneur général qui sera responsable du projet, soit Construction Tisseur Inc,  une petite entreprise basée à Val-David. Il est donc attendu que la construction de la nouvelle prison débute prochainement.

Les organisations communautaires représentées lors de la conférence de presse insistent sur le fait que les compagnies prenant part à ce projet profitent de l’emprisonnement des migrants et de la séparation des familles.  « Nous voulons envoyer un message à Yannick Tisseur, président de Tisseur Inc. : ceci n’est pas un projet comme les autres. En acceptant ce contrat, vous choisissez un camp et c’est celui qui vise à priver à des personnes de leur liberté et sécurité. Vous vous positionnez du côté d’un système mondial d’apartheid qui se base sur la richesse et les privilèges », a ajouté Mme Darwish.

« Le gouvernement parle de centre de détention, mais c’est ni plus ni moins qu’une prison qui sépare des familles et les force à vivre dans la peur et la précarité. Le Canada sait très bien que les personnes viennent ici parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. Plusieurs femmes migrantes fuient à cause de la pauvreté et de la violence genrée dont elles, et leurs enfants, sont les premières victimes », a affirmé Marlihan Lopez de la Fédération des femmes du Québec. 

Le porte-parole des Mexicain-es uni-es pour la régularisation, Carmelo Monge, a connu la détention dans l’actuelle prison migrante de Laval. « Pour plusieurs d’entre nous, on vit ça comme une injustice parce que nous sommes utilisés comme main-d’oeuvre bon marché pour travailler dans les champs, dans les usines ou comme aide familiaux mais après, on nous met dans des cages en nous disant que nous ne sommes pas les bienvenus », a fait remarquer M. Monge. 

Tout comme les firmes d’architecture impliquées dans le projet, soit Lemay et Groupe A, Construction Tisseur se présente comme écoresponsable. Le Canada a annoncé que cette prison respecterait des normes environnementales (certification LEED) et qu’elle serait écoresponsable. Pour Justice Climatique Montréal, il s’agit surtout d’une stratégie de marketing politique.  « Le gouvernement cherche à vendre ce projet à la population en employant différentes techniques de marketing. Il utilise des mots à la mode comme “environnementalement durable” pour donner l’impression que ce projet n’a pas d’impact sur l’environnement et participe aux efforts pour protéger notre planète. Or, selon nous, il n’y a absolument rien positif pour l’environnement à détenir des personnes pendant plusieurs mois simplement parce qu’elles n’ont pas pu amener avec eux les bons papiers en fuyant leur pays », a expliqué Morgan McGinn de l’organisation environnementale basée à Montréal. « Nous savons très bien que le Canada est responsable de la détérioration des conditions environnementaux qui forcent aujourd’hui plusieurs millions de personnes migrantes à fuir leur pays, à commencer par les activités des compagnies minières canadiennes dans plusieurs pays du Sud », a-t-elle précisé. 

« Vous savez, la détention des personnes immigrantes n’est pas nouvelle en soi. Ça fait parti d’une très longue histoire de pratiques et de politiques coloniales et racistes que le Canada a eues par le passé. Aux États-Unis, on parle ouvertement de camps de concentration pour qualifier ce qu’ils font. Bien que la pratique actuelle soit différent dans le contexte canadien, nous pensons qu’il est de notre responsabilité collective de souligner le fait que le Canada aussi emprisonne les personnes migrantes, incluant les enfants et séparent des familles », a indiqué la représentante de l’Association des juristes progressistes, May Chiu. 

Depuis le début de l’annonce de la construction d’une nouvelle prison migrante à Laval, plusieurs membres de la communauté et plus de 70 groupes communautaires se sont officiellement opposés à la décision du gouvernement fédéral d’allouer plusieurs centaines de millions de dollars à la construction de deux nouvelles prisons migrantes, l’une à Surrey et l’autre à Laval. 

Trois nouvelles générations de femmes pauvres à la retraite

Montréal, le 19 janvier 2017  – « Si le Québec adopte le Scénario Québec proposé dans le document de consultation sur l’avenir du Régime de rentes du Québec, trois nouvelles générations de femmes seront toujours pauvres à la retraite », affirme Mélanie Sarazin, porte- parole des signataires du mémoire et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « Déjà, la réforme adoptée pour le Régime de pensions du Canada dans le reste du Canada est peu généreuse, mais pour la plupart de la classe moyenne, elle donnera tout de même 2 176 $ par année de plus que le Scénario Québec. »

Dans le mémoire présenté devant la Commission des finances publiques aujourd’hui, 21 groupes de femmes et communautaires demandent au gouvernement d’adopter le Scénario RPC afin que les Québécoises et les Québécois à la retraite ne deviennent les cousin-e-s pauvres du Canada. Ces groupes demandent aussi au gouvernement de ne pas adopter les mesures accessoires proposées qui creuseraient davantage l’écart entre les prestations versées au RRQ et celles du RPC, notamment l’augmentation de l’âge d’admissibilité à la retraite, l’introduction d’un facteur de longévité et une plus faible indexation des rentes.

« Nous demandons également que le Québec initie une discussion avec le gouvernement fédéral, les autres provinces et les territoires pour mettre en vigueur la pleine valeur des améliorations entre 2035 et 2040 plutôt qu’entre 2063 et 2072 », explique Ruth Rose, auteure du mémoire et professeure associée en Sciences économiques à l’UQÀM. « Une entrée en vigueur plus rapide permettrait aux personnes aujourd’hui âgées de 46 ans et moins de profiter pleinement de cette amélioration et se financerait en prévoyant une réserve moindre que celle prévue, soit 31 fois les prestations prévues pour 2065. »

Le mémoire réitère aussi la demande du mouvement féministe d’instaurer une mesure d’inclusion dans le RRQ, c’est-à-dire l’octroi de crédits de rentes, basées sur 60% du maximum des gains admissibles, pour les femmes (exceptionnellement un homme) qui ont eu la charge de jeunes enfants. Il rappelle aussi que rien jusqu’ici n’est prévu pour les proches aidantes ayant quitté leur emploi ou réduit leurs heures pour s’occuper d’adultes en raison de l’âge, de la maladie ou d’un handicap.

« Au lieu de couper dans les rentes de conjoint survivant, le Québec doit demander la création d’une commission ou un d’un groupe d’étude fédéral-provincial-territorial pour trouver des façons efficaces et équitables de réduire l’écart de 40% entre les revenus de retraite des femmes et des hommes » insiste Mme Sarazin.

Les groupes signataires demandent aussi des améliorations pour les rentes d’enfant de personne invalide et d’orphelin et les prestations de décès.

Pour lire le mémoire et son résumé : http://cdeacf.ca/sites/default/files/fichiers_attaches/g13_-_memoirerrq2017_-_v2017.01.17_finale.pdf

 

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Pour information :

Mélanie Sarazin, 514-717-4847

Ruth Rose, 514-948-0089

 

Signataires :

Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

Ensemble UNIES contre les politiques de Trump !

Affiche rouge avec des images de manifestantes: "ensemble, Unies contre les politiques de Trump"

Déclaration de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

En solidarité avec la Women’s March on Washington TRUMP et son administration sont une menace pour la planète : désordre, haine et supercherie guident leurs actions.

Mais nous ripostons et nous riposterons … Ce 21 janvier marque le jour où des milliers de femmes prendront la rue pour dénoncer un gouvernement misogyne, raciste et colonialiste.

Nous, les femmes de la Marche mondiale des femmes du Québec, sommes en solidarité avec nos soeurs étatsuniennes et nos soeurs du monde entier, c’est pourquoi nous nous joignons à la Women’s March on Washington.

Toutes ensemble avec les différentes communautés et groupes qui sont particulièrement touchées par les orientations défendues par le gouvernement Trump : les femmes, les nations autochtones, les communautés LGBTQIA, les personnes de diverses, les femmes en situation de handicap, victimes de violence, de situations de pauvreté intolérables, etc., nous sommes déterminées à résister, nous puisons notre force dans notre unité.

Nous dénonçons ce président désigné à la tête des États-­‐Unis qui consolide la montée de la droite dans de nombreux pays du monde qui représente une menace pour la planète entière.

Les femmes sont celles qui subissent en premier lieu les effets néfastes des politiques misogynes, racistes et colonialistes de ces gouvernements. Elles sont aussi celles qui sont au-­‐devant des luttes politiques, environnementales, identitaires et économiques, et ce, au péril de leur vie, face à un monde capitaliste, oligarchique et patriarcal.

Nous sommes avec elles de coeur, de force et d’énergie afin de construire un monde meilleur basé sur les valeurs de la Marche mondiale des femmes qui sont l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

Cette marche n’est qu’un début, car nous allons nous assurer de poursuivre notre mobilisation et notre engagement à changer le monde. Le patriarcat ne gagnera pas !

À nos soeurs étatsuniennes et à toutes les femmes du monde, ce 21 janvier, nous serons DEBOUTS, SOLIDAIRES et FORTES. Nous serons des milliers de femmes à prendre la rue… Notre voix se fera entendre partout !

Le 21 janvier, levez-­‐vous avec nous pour construire CE monde que nous imaginons depuis toujours!

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en MARCHE !!! Plusieurs points de rendez-­‐vous auront lieu au Québec en solidarité avec la Wowen’s March on Washington.

Manif des femmes à Washington-Montréal

Samedi le 21 janvier de 11h-14h

Lieu de rassemblement : Esplanade de la Place des arts

175, rue Ste-Catherine Ouest

Montréal H2X 1Z8

 

Événement Facebook de la manifestation à Montréal

Affiche en français de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

Précarité financière : divers milieux à la défense de la Fédération des femmes du Québec

Logo de la Fédération des femmes du Québec

Entourée de dizaines de personnalités et d’organisations alliées, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a lancé aujourd’hui un urgent appel à l’aide. Alors qu’elle célèbre son 50e anniversaire, sa survie est menacée en raison d’un sous-financement. La FFQ risque la fermeture complète si elle n’est pas rapidement soutenue.

Des personnalités des milieux féministe, communautaire, syndical et universitaire ont participé à la conférence de presse pour témoigner de l’importance de la FFQ dans la société québécoise. En plus d’encourager la population à soutenir généreusement son travail, elles ont lancé une campagne d’appui, appelant la population à écrire aux deux paliers de gouvernements, en appui aux demandes de financement de la FFQ.

« La situation est urgente et découle des effets cumulés de décisions gouvernementales, à Québec comme à Ottawa, a annoncé d’entrée de jeu la présidente de la FFQ, Mélanie Sarazin. À la fin des années 2000, le gouvernement Harper a coupé les fonds destinés aux organismes de femmes et à ceux en défense des droits, tout en soumettant les projets à des conditions que la FFQ ne pouvait pas remplir sans détourner sa mission. Pour la FFQ, c’était la fin d’un financement d’environ 250 000 $ par an venant du programme Promotion de la femme (PPF). Une perte de cette envergure ne se comble pas par les programmes actuellement disponibles, d’autant plus que, du côté de Québec, la FFQ ne reçoit que 75 000 $ du Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS) pour son fonctionnement. »

Au début de l’automne, la FFQ a dû mettre à pied deux des quatre travailleuses, alors qu’il s’agissait déjà d’une équipe réduite: la FFQ comptait sept travailleuses permanentes en 2011.

« Que la participation de l’État ne compte que pour à peine 20% du budget d’un organisme comme la FFQ est tout bonnement insoutenable, poursuit Madame Sarazin. Des démarches ont été entreprises et nous attendons les résultats, mais pour mettre fin à la précarité de la FFQ il faut un financement stable et suffisant; les projets ponctuels ne sont pas des solutions à long terme. »

Pour Michèle Asselin, qui a présidé la FFQ de 2003 à 2009, « la FFQ a contribué aux transformations majeures qui ont marqué la vie des Québécoises et aussi des Québécois. L’égalité de droits, si chèrement acquise, est loin d’être une réalité de fait pour toutes les femmes. Après 50 ans, la FFQ a encore toute sa pertinence. Le gouvernement doit agir avant qu’il ne soit trop tard.» N’ayant pu se déplacer pour l’occasion, Mesdames Alexa Conradi et Françoise David, ayant également présidé la FFQ, ont transmis des messages de soutien abondant dans le même sens.

Pour la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, «la collaboration entre la FFQ et FAQ est une richesse qu’il faut préserver. Nos échanges se font dans un grand respect, dans un contexte de nation à nation, respect dont les gouvernements auraient avantage à s’inspirer. La FFQ doit avoir les moyens de poursuivre ses activités. »

Le soutien du mouvement des femmes s’est aussi concrétisé par les témoignages de Rushdia Mehreen, du Centre communautaire des femmes Sud-Asiatiques et de Carolle Mathieu, de l’R des centres de femmes du Québec. Des personnalités du monde universitaire et des communications ont aussi pris la parole pour appuyer la FFQ, soit Sandrine Ricci, coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes (RéQEF, Aurélie Lanctôt, journaliste et Will Prosper, documentariste et journaliste.

Toutes les organisations syndicales nationales ont transmis leur appui à la FFQ, mandatant Manon Therrien, 2e vice-présidente du Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec, pour témoigner en leur nom. « Le mouvement syndical reconnaît à sa juste valeur la contribution de la FFQ à de nombreuses luttes sociales. C’est grâce à la FFQ qu’il y a eu la Marche mondiale des femmes et la marche Du pain et des roses en 1995. Sa contribution a été capitale dans l’obtention de nombreuses lois : équité salariale, perception automatique des pensions alimentaires, etc. Elle doit pouvoir continuer d’être un pôle majeur de concertation entre nos mouvements. »

L’apport de la FFQ a été souligné par plusieurs organisations mixtes, notamment par Martine Eloy, du conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés. « Comme nous, la FFQ est convaincue que la lutte pour les droits des femmes passe par la défense collective des droits. Elle intervient aussi bien pour dénoncer les conditions des détenues de la prison Leclerc, défendre les droits des personnes à l’aide sociale, que pour dénoncer le racisme systémique. Il faut pouvoir compter encore longtemps sur la FFQ et je suis convaincue qu’elle recevra de nombreuses lettres d’appuis. ». Des témoignages similaires ont également été livrés par Nicole Jetté, militante au Front commun des personnes assistées sociales et par Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

En réclamant un financement adéquat, la FFQ s’inscrit dans la campagne Engagez-vous pour le communautaire. Cette campagne revendique notamment du gouvernement québécois l’ajout de 475 millions de dollars par an pour financer les 4 000 groupes d’action communautaire autonomes. La FFQ a d’ailleurs participé aux actions entre du 7 au 9 novembre dernier.

La conférence de presse marquait le lancement de plusieurs actions en lien avec le financement de la FFQ. « Dans les prochaines semaines, nous ferons appel au public de différentes façons, notamment sous le titre de #FFQ50deplus, par une campagne de lettres d’appui à nos demandes et par une prochaine campagne de socio-financement, » de conclure Chantal Locat, trésorière de la FFQ.

À propos de la Fédération des femmes du Québec

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome et non partisane. Elle travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société. Elle compte 227 membres associatives et plus de 450 membres individuelles de partout au Québec.

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Renseignements :

Marie-Eve Imonti, Attachée de presse, CSQ, 514 917-9641, imonti.marie-eve@lacsq.org

Mélanie Sarazin, présidente de la FFQ, 514-717-4847, http://www.ffq.qc.ca/ Twitter : @LaFFQ

 

Vous pouvez maintenant visionner la conférence de presse en ligne, en cliquant ici

 

Message important aux membres

Chères membres de la Fédération,

Nous désirons que vous soyez informées les premières, en tant que membres, de la situation que traverse la Fédération.Depuis plusieurs années, vous le savez, le financement de la FFQ est difficile. D’un côté, le conseil d’administration, les travailleuses et des militantes ont fait des petits miracles pour parvenir à aller chercher de l’argent. De l’autre côté, on a dû réduire l’équipe de travail de façon considérable, passant de huit à six travailleuses il y a cinq ans et de six à quatre travailleuses il y a deux ans.

Cette réduction est un cercle vicieux : moins il y a de travailleuses, plus la proportion de temps dévolue à chercher du financement gruge notre capacité à remplir notre mission. Nous avons aussi pu constater qu’une équipe réduite à quatre travailleuses ne permet pas d’accomplir les tâches essentielles liées à cette mission :  être en dialogue avec nos membres, favoriser le croisement des diversités du mouvement des femmes au Québec, réclamer sur la place publique la justice et l’égalité pour toutes les femmes, intervenir auprès des gouvernements et des acteurs sociaux majeurs, développer des analyses féministes, nous porter solidaires des femmes sur la scène internationale, contribuer aux carrefours que nous avons lancés de notre propre initiative ou avec d’autres.

Face à une crise de liquidités qui découle d’un manque chronique de ressources, l’exécutif et le conseil d’administration ont dû, il y  a quelques jours, prendre des mesures désormais inévitables, soit réduire encore l’équipe de travail et sabrer dans le plan d’action annuel.

Il s’agit d’une stratégie de repli temporaire afin de consacrer nos ressources et nos énergies à résoudre le problème du financement, tout en gardant en activité quelques dossiers spécifiques. Tout sera mis en œuvre pour accroître notre force et retrouver un niveau de financement satisfaisant.

Nous faisons appel à vous toutes, membres associatives et individuelles, pour joindre vos efforts aux nôtres dans cette opération de renforcement. Votre soutien peut prendre bien des formes : vous joindre aux comités spéciaux mis sur pied, effectuer des tâches quotidiennes au bureau de la FFQ ou à distance, prendre en charge des dossiers, faire des prêts solidaires, répondre généreusement au publipostage en cours, aller faire un don directement sur notre site  et inciter votre entourage à donner.

Concrètement, voici quelques informations pratiques :

  • Le bulletin FFQ en bref servira de point d’information à l’intention des membres;

  • Pour toute question ou pour offrir votre collaboration militante, vous pouvez vous adresser à l’exécutif de la Fédération. Veuillez écrire à info@ffq.qc.ca ou laisser un message au 514-876-0166, poste 1501. Ceci dit, avec l’équipe de travail réduite, veuillez comprendre que les délais de réponse puissent être plus longs.

Nous tenons à souligner que le problème que vit la FFQ est largement partagé dans le mouvement des femmes au Québec. Depuis une dizaine d’années, les difficultés n’ont fait que s’accroître :  le gouvernement Harper a éreinté un grand nombre d’associations de défense des droits à la fin des années 2000 en coupant leur financement de façon drastique; par leurs mesures d’austérité, les gouvernements fédéral et provinciaux ont petit à petit appauvri une majorité de groupes communautaires, alors que les coupes dans les services publics rendaient de plus en plus nécessaire l’action des groupes en justice sociale. Les fondations et les communautés religieuses qui nous soutiennent nous restent fidèles, mais leur portefeuille s’est rétréci. Nos membres ont souvent moins de ressources qu’avant et plusieurs ne peuvent plus contribuer autant. Dans le public, les causes se multiplient et il est difficile de se faire entendre parmi tous les appels aux dons.

La Fédération doit donc restructurer ses sources de financement. Nous venons de terminer un cycle de renouveau de notre vision et de nos champs d’actions : les États généraux de l’action et de l’analyse féministe (2011-2013) et notre Congrès d’orientation (2014-2016) ont fait circuler parmi nous des énergies nouvelles. Nous avons besoin de ressources pour les actualiser et poursuivre les 50 ans de réalisations de la Fédération.

Mesdames, à l’œuvre, l’heure est à la solidarité.

Au nom des membres du conseil d’administration,

Mélanie Sarazin, présidente

La traversée du Bateau des femmes pour Gaza a débuté !

Les deux bateaux de cette flottille quittent le port d’Ajaccio en Corse le 14 septembre  pour se déplacer vers un port de Méditerranée et ensuite vers Gaza, où les passagères et l’équipage composée exclusivement de femmes, devraient  arriver au début d’octobre.

L’initiatives est appuyée par plusieurs groupes à travers le monde et ici au Québec , dont le Centre international de solidarité ouvrière et la Fédération des femmes du Québec.

Les objectifs  de cette action de solidarité sont:

  •  de faire lever immédiatement ce blocus immoral, inhumain et illégal de la Bande de Gaza en regard du droit international;
  •  de dénoncer la complicité du gouvernement canadien comme celle de la communauté internationale dans cette politique israélienne de « punition collective » d’une population civile sans défense;
  •  de dire aux Palestiniennes et Palestiniens vivant sous ce blocus qu’elles et ils ne sont pas seul.e.s et que le monde ne les oublie pas.

 

Pour lire le communiqué et en savoir plus – BARCELONE ACCUEILLE LE BATEAU DES FEMMES POUR GAZA AVANT LE PREMIER TRAJET

Pour plus d’informations – DÉPLIANT : LE BATEAU DES FEMMES POUR GAZA

 

Nomination à la présidence du CSF : la FFQ se réjouit et a des attentes élevées

La Fédération se réjouit de la nomination d’Eva Ottawa à la présidence du Conseil du statut de la femme (CSF). Cette nomination d’une femme autochtone de la nation Atikamekw au CSF représente une petite révolution.

 

Mme Ottawa apporte dans ses fonctions une expérience incontournable : conjuguer les droits des femmes au pluriel, connaître profondément l’injustice et la justice. Son parcours politique et professionnel témoigne d’ailleurs de ses capacités à agir pour contrer les inégalités et contribuer à une société plus juste et égalitaire.

 

La Fédération avance depuis une douzaine d’années dans une démarche d’alliance de nation à nation avec Femmes autochtones au Québec (FAQ) qui, à bien des égards, a transformé sa vision et l’a enrichie de nombreux apprentissages. Elle souhaite que, de la même façon, le CSF bénéficie de l’apport inédit de Madame Ottawa. Par sa position privilégiée dans la société québécoise, le Conseil est à même de transmettre une vision renouvelée des discriminations et des oppressions multiples qui empêchent trop de femmes d’accéder à une vie bonne.

 

La FFQ aimerait comprendre qu’en nommant Mme Ottawa, le gouvernement du Québec marque une rupture dans sa manière d’agir en rapport avec les violences faites aux femmes autochtones. Il est temps que ce gouvernement réponde positivement aux demandes de Femmes autochtones au Québec (FAQ) pour une enquête indépendante provinciale sur les rapports entre les femmes autochtones et les institutions policières au Québec, notamment en lien avec les dénonciations des violences exercées par des membres de la Sûreté du Québec. De véritables gestes de réconciliation sont nécessaires : les attentes de la FFQ sont élevées.

 

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Source

Cybel Richer-Boivin
514-717-4847

Régime de pensions du Canada : Les ministres des finances ne font rien pour les femmes à revenu modeste

Montréal, le 21 juin 2016- « L’entente pour une amélioration du Régime de pensions du Canada (RPC) signée par les ministres des Finances le 20 juin ne donnera pas grand chose pour la grande majorité des femmes canadiennes » affirme Mélanie Sarrazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « L’amélioration prévue est tellement modeste que pour la personne qui gagne le salaire moyen des femmes canadiennes, soit un peu plus de 41 000$, la pension augmentera d’environ 3 300$ et cela après 40 années de cotisations. De plus, le plus gros de cette augmentation aura seulement pour effet de réduire le Supplément de revenu garanti. Il en restera qu’une augmentation d’environ 1 600 $. »

 

« Nous avons demandé que le taux de remplacement du revenu passe de 25% à 50% pour que l’ensemble de la classe moyenne puisse maintenir son niveau de vie après la retraite au moyen des régimes publics. Les régimes publics sont plus efficaces et plus équitables que l’épargne individuelle » renchérit Nathalie Goulet, du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT). « Les ministres des Finances ne sont même pas allés aussi loin que le 40 % prévu pour le Régime de l’Ontario. Ils sont même en deçà du 35 % qui semblait avoir fait le consensus des ministres des Finances en 2013 et qui avait été bloqué par le gouvernement Harper. »

 

« Non seulement la femme à revenu moyen bénéficierait-elle peu de la réforme, mais elle risque aussi de payer plus proportionnellement » souligne Sylvie Lévesque de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ). « Par exemple, une femme qui gagne 41 000 $ sera trop « riche » pour profiter de la hausse de la PFRT prévue pour les plus pauvres, mais pas assez riche pour bénéficier de la conversion du crédit d’impôt pour les cotisations au RPC en déduction fiscale. Elle devra alors payer la pleine hausse de la cotisation. »

 

Les groupes nationaux et regroupements provinciaux féministes, membres du G13 s’inquiètent également de la déclaration du ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, à l’effet que le Québec prendra une approche différente favorisant, entre autres, l’épargne volontaire. On peut aussi craindre que la hausse des prestations au RRQ pour les personnes à revenu moyen soit encore plus « modeste » que ce qui a été convenu pour le RPC.

 

Retraite Québec prévoit une consultation à l’automne sur l’avenir du Régime de rentes du Québec. Déjà en 2003 et en 2009, le gouvernement a proposé de réduire de façon considérable les rentes de conjoint survivant sur lesquelles beaucoup de femmes âgées comptent après le décès de leur conjoint. « Nous craignons qu’après ces réformes, les femmes se retrouvent avec encore moins d’argent à la retraite qu’actuellement » conclut madame Sarrazin.

 

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Source

Cybel Richer-Boivin, Fédération des femmes du Québec, 514-717-4847

 

Membres du G13

Alliance des femmes handicapées du Québec (AFHQ)
Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
Femmes autochtones au Québec (FAQ)
L’R des centres de femmes du Québec
Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
Regroupement Naissance-Renaissance
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
Relais-femmes
Réseau d’action pour la santé des femmes
Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Quebec Lesbian Network
Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

 

 

En faveur d’une nouvelle législation du droit de la famille

L’affaire Éric c. Lola, il y a déjà plusieurs années, a révélé les zones d’ombre de la législation du droit familial au Québec et la nécessité de revoir cette loi afin qu’elles prennent en compte les réalités familiales actuelles, le bien-être des enfants et l’égalité entre les femmes et les hommes et les femmes elles-mêmes.

La FFQ militera donc pour une nouvelle législation du droit de la famille qui s’assure :

  • De la prise en compte de la diversité de la composition des  familles ;
  • D’éviter que les femmes et les enfants portent le fardeau de l’appauvrissement inhérent à une séparation ;
  • De permettre aux femmes de quitter une situation de violence de façon sécuritaire ;
  • D’un traitement égal des femmes, peu importe leur statut et leurs identités ;
  • D’une cohérence entre le droit fiscal et le droit civil pour assurer l’équité.

La FFQ revendiquera également la tenue d’un débat public large sur la réforme du droit familial.

Elle exigera également que le gouvernement produise une analyse différenciée selon les sexes (ADS) de toute nouvelle législation sur le droit de la famille.

Publication

Lire la réaction conjointe de la FFQ avec la FAFMRQRéforme du droit familial : le Québec doit sortir de son immobilisme !

Texte paru dans le FFQ en bref de mars 2016Le droit familial : un enjeu d’égalité!