La #mexplication appliquée aux féministes réactionnaires

Nous en avions déjà un peu parlé !

Cette année, la FFQ va animer à toutes les deux semaines les lundis matins à 8h10 une chronique « Réveil Féministe! » dans l’émission « Québec réveille » animée par Marjorie Champagne sur les ondes 88.3FM.

Pour le sujet de notre première chronique ce matin, on parle de la mexplication appliquée aux féministes réactionnaires :

Cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo de notre chronique ! https://www.youtube.com/watch?v=3znIhKAbpxk&feature=youtu.be

Ce jour où le Québec a mis au placard ses droits fondamentaux

Hier soir, le parlement québécois a adopté la loi 21 sur l’interdiction des signes religieux avec 73 députés “pour” et 35 députés « contre » après une seule journée de débat. Les députés du parti québécois se sont joints aux députés de la coalition avenir Québec pour entériner la loi.

Alors même que la loi a été adoptée sous bâillon et alors même que notre charte des droits et libertés a été mis au placard pour procéder à l’adoption de cette loi, le gouvernement québécois continue d’assurer que cette loi est bonne pour la “paix sociale”.

La loi telle que votée hier ne contient aucune définition de ce qu’est un signe religieux. Interrogé plus tôt dans la semaine à quelques jours du scrutin, Simon Jolin-Barrette, ministre responsable du projet de loi, a finalement défini un signe religieux comme « tout objet, notamment un vêtement, un symbole, un bijou, une parure, un accessoire ou un couvre-chef » sera considéré comme étant un « signe religieux » s’il est porté « en lien avec une conviction ou une croyance religieuse », ou s’il est « raisonnablement considéré comme faisant référence à une appartenance religieuse ».

Avec une telle définition des plus vagues, nous imaginons très bien les dérives de l’applicabilité de l’interdiction des “signes religieux”. À la merci de la subjectivité des personnes chargées de statuer arbitrairement sur ce qu’est ou non un signe religieux, les populations minoritaires seront indéniablement celles visées par le projet de loi.  

Et pour cause, là où des campagnes législatives similaires ont été mises en place, les femmes issues des minorités étaient déjà la cible de dérives, quand bien-même les lois en question définissent avec plus de précision le “signe religieux”, notamment par la taille.

C’est un projet de loi boiteux qui a été adoptée au côté du projet de loi 9 jetant définitivement à la poubelle 18 000 dossiers de demandes d’immigration. En un seul week-end, le gouvernement actuel a donné son feu vert pour mettre en parenthèse la vie de 50 000 personnes directement concernées par les 18 000 dossiers de demandes d’immigration et suspendre les projets d’avenir de centaines de milliers d’autres, visé.e.s par la loi 21.

Moins de 40h de débats en commission ont été consacrées pour la loi 21, adoptée sous bâillon, tout en invoquant la clause dérogatoire à la charte des droits et libertés de la personne au Québec. C’est du jamais vu.

Aujourd’hui vous n’êtes peut-être pas de ceux ou celles qui sont directement touché.e.s par la loi 21. Sachez cependant qu’hier le Québec a fait la démonstration qu’il pouvait viser n’importe quel groupe minoritaire en mettant les droits fondamentaux au placard.

Mais aujourd’hui, nous avons une pensée particulière pour les femmes musulmanes. Elles seront les premières touchées par la loi 21.

Nous leur exprimons notre entière solidarité et nous réitérons que nous nous maintenons à leurs côtés.

En mai 2019 dernier, la FFQ avait voté avec ses membres une résolution pour participer aux efforts des groupes de défense des droits collectifs et des droits de la personne afin d’amener le gouvernement à retirer le discriminatoire projet de loi 21.

En vertu de cette résolution, nous étudierons les moyens d’action disponibles pour contester la loi 21.

Nous resterons debout-tes (!) auprès de vous tout.e.s.

En ce triste jour, nous mettons de nouveau à disposition la liste des témoignages que l’autrice Idil Issa avait collecté pour notre mémoire sur le PL21 en vue de notre passage en commission parlementaire :

Témoignages sur le projet de loi 21

Madina, Administration ​- Je suis voilée, ma famille et moi sommes touchées psychologiquement.

Anonyme, ​Enseignante au secondaire​ – Nous prévoyons, moi et ma famille, de changer de province.

Messaouda, ​Enseignante au primaire​ ​- Je représente un pilier financier important pour la famille. Je paie le loyer, les factures et l’école privée de ma fille.

Messaouda, ​Enseignante au primaire​ ​- C’est discriminatoire ce projet. La clause dérogatoire est injuste. Elle m’obligerait à stagner dans mon poste jusqu’à la retraite. Je dois oublier le rêve d’acheter une maison comme tous mes collègues vu que je ne peux pas changer de commission scolaire.

Messaouda, ​Enseignante au primaire​ ​- Depuis la charte de Marois des gens me disent de rentrer chez moi.

Lucie – enseignante – c’est un projet de loi discriminatoire envers beaucoup de gens. Je porte le voile et j’ai heureusement un poste permanent. Mais je pense à toutes les autres.

Messaadi, Enseignante​ – ​Je vis dans le stress, quotidiennement. Je ne pourrai pas changer de commission. Je ne pourrai pas postuler pour un autre poste.

Messaadi, Enseignante​ -​ Dès mon arrivée au Québec, je me suis très bien intégrée. J’a fait toutes les démarches nécessaires pour avoir mon permis d’enseigner. J’ai investi mon temps et mon argent! C’est inhumain, c’est discriminatoire de m’interdire d’enseigner parce que je porte un signe religieux.

Messaadi, Enseignante​ -​ Oui, le regard des gens a changé. Dans le métro, dans la rue ou à l’école, les gens me dévisagent. Je me sens visée, harcelée par les regards.

Manal, ​Étudiante au BEPEP/suppléante​ -​ Il faut continuer à avoir une ouverture aux autres et sur le monde. Il faut accepter et respecter la diversité de penser, d’être et d’agir des autres . Nous n’avons pas besoin d’être en accord sur tout pour coexister. Enfin, il faut favoriser le dialogue dans le respect.

Samia, Enseignante​ – Ce projet n’a pas sa place dans notre société.

Samia, Enseignante​ – J’ai été victime d’intimidation indirecte par des collègues disant qu’une enseignante portant un hijab est un mauvais exemple pour les jeunes filles puisque cela valoriserait un symbole de soumission de la femme selon eux. Aussi, ce n’est pas facile de rester positive lorsqu’un climat de haine règne. Je m’inquiète parfois pour ma sécurité en plus de m’inquiéter pour mon avenir.

Jaouadi​, Enseignante​ -​ ​Ça sera la précarité financière, car je contribue financièrement dans l’éducation de mes enfants. De plus, comment expliquer à un enfant que sa maman est discriminée dans la société parce qu’elle a fait des choix. Comment faire élever mon enfant dans une société qui m’a rejetée et qui par conséquent renie mes enfants? Comment expliquer à mon enfant que même en étant différent on a le droit de rêver, d’aspirer à la justice et l’égalité et au bonheur?

Jaouadi, Enseignante – Nul doute que ce PL est une brêche dans la société qui a permis aux mals intentionnés d’exprimer leur haine. Le regard froid de la vendeuse, le doigt d’honneur du conducteur, le mépris de ta collègue qui te dit de porter la tuque des Canadiens et j’en passe…

Anonyme, Enseignante​ – Pourquoi faire une loi pour brimer des personnes dans leurs droits fondamentaux alors qu’elles sont utiles dans notre société?

Anonyme, Enseignante​ – À chaque fois qu’on parle de ce projet, le moindre mal sont les regards hostiles, mais le pire, ce sont les injures et les agressions verbales et physiques dont mes ami-e-s et moi avons été victimes; je ne le souhaite a personne!

Fatima, Student Teacher ​– I will no longer be able to complete my stages with a hijab according to Bill 21. I will no longer be able to become a teacher in this province. I will no longer be able to even attend my university classes since I wear the face veil. I will also not be able to receive or give public services with my niqab. I already feel unsafe in the streets, and this feeling will only be heightened by Bill 21. I feel unwanted, and as a second class citizen because of Bills such as Bill 21. My freedom is on the line.

Fatima, Student Teacher​ – I need to think twice before going outside. People look at me differently because of the way I dress. This bill makes people’s reactions worst.

Nafeesa, Teacher​ – I will not be able to move and relocate. I will no longer be able to pursue my Masters in educational leadership to work at a public school board.

Nafeesa, Teacher​ – The way people dealt with me at times. Most important my mental health, feeling scrutinized and made to feel like the other – it weighs on me everyday when I go to work.

Aya, Teacher ​- I feel other-ed in a province I spent 29 years in. I feel like I am not welcome here unless I deny who I am and religious convictions. My experience as a teacher will definitely be worsened if this legislation is implemented.

Anne-Marie, Suppléante au primaire​ – Cette loi va m’empêcher de continuer de travailler comme suppléante au primaire. Pourtant, il y a actuellement un besoin criant de personnels en enseignement au primaire.

Témoignages sur le projet de loi 21 – p14-16 du mémoire de la FFQ sur le projet de loi 21.

La vice-présidente de la FFQ nommée une des 100 personnes d’ascendance africaine les plus influentes

Affiche réalisée par MIPAD

(english will follow)

La vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec a été nommé une des 100 personnes d’ascendance africaine les plus influentes (MIPAD) au monde âgé 40 ans et moins

Marlihan Lopez recevra la reconnaissance lors de la cérémonie annuelle du MIPAD à New York à la suite de l’ouverture de la 74ème Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2019

MONTRÉAL, le 24 mai 2019 – À la veille de la journée de l’Afrique, Marlihan Lopez, Vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec, a été nommé l’un des 100 personnes les plus influents d’origine africaine âgés de 40 ans et moins au monde. Les anciens lauréats du MIPAD comprennent l’artiste du hip-hop canadien Drake, le défenseur de hockey professionnel PK Subban, et les lauréats actuels, y compris Sandy Hudson, The Weekend, rejoignant les rangs de Beyoncé, Chadwick Boseman, Lewis Hamilton, Rihanna, Tiger Woods et de nombreux autres reconnus à l’appui de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine.

Marlihan Lopez est une militante afroféministe qui œuvre dans le domaine de l’organisation communautaire, la recherche et l’intervention féministe et au sein du mouvement des femmes au Québec, notamment dans la lutte contre les violences à caractère sexuel. Elle milite également au sein des mouvements antiracistes en centrant les communautés noires qui se trouvent à l’intersection de plusieurs formes de discriminations. Elle s’est impliquée notamment dans des collectifs tels que Montréal Noir et Black Lives Matter dans la lutte contre la brutalité policière, le profilage racial et sur les enjeux en lien avec la (non)représentation des personnes noires ici au Québec.  Par ailleurs, elle a présidé la Fondation Paroles de femmes, un organisme féministe qui a pour mission la création d’espaces inclusifs par et pour les femmes racisées. Elle est actuellement Vice- présidente de la Fédération des Femmes de Québec et responsable des pratiques solidaires et anti-oppressives.

Le 27 septembre 2019, Mme Lopez se rendra à New York pour assister à une cérémonie de reconnaissance annuelle qui se déroulera en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies de 2019. Elle y rencontrera les autres lauréats pour célébrer l’excellence des Noirs dans le monde et la Décennie internationale pour les personnes d’ascendance africaine (DIPA) au cours d’une série d’activités d’une semaine, comprenant un atelier de formation au leadership de trois jours conçu exclusivement pour la classe de 2019 de MIPAD.

Le 27 septembre 2019 lors de la cérémonie d’ouverture de la Semaine de la reconnaissance des 100 personnalités les plus influents, le MIPAD, en collaboration avec la Fédération des Canadiens noirs, organiserons une table ronde pour offrir une reconnaissance au Canada en tant que norme d’excellence pour son travail autour de la mise en œuvre des objectifs de la décennie internationale. La session mettra en vedette des représentants de la société civile canadienne qui discuteront de la manière dont ils se sont mobilisés avec succès pour convaincre le Canada à devenir le seul État membre des Nations Unies à reconnaître officiellement la Décennie internationale et à affecter des fonds du budget fédéral à DIPA.

À propos de la décennie internationale

La décennie a été ratifiée par l’Assemblée générale en 2014, afin de convaincre la communauté internationale de faire progresser les droits de la personne et le bien-être des personnes d’ascendance africaine dans le monde. La Décennie est axée sur la reconnaissance des identités uniques et de l’histoire des peuples d’ascendance africaine, sur l’avancement de la justice dans les domaines des droits et libertés et sur la promotion du développement social, culturel, politique et économique au sein des communautés noires du monde entier.

À propos de MIPAD

Le peuple le plus influent d’ascendance africaine (MIPAD) identifie les personnes très performantes d’ascendance africaine des secteurs public et privé du monde entier comme un réseau progressif d’acteurs pertinents qui se rassemblent dans l’esprit de reconnaissance, de justice et de développement de l’Afrique, de ses peuples sur le continent et à travers sa diaspora.

Site web: www.mipad.org

Twitter : @MIPAD100

Facebook : www.facebook.com/mipad100/ 

Pour amples informations ou pour fixer des rendez-vous, veuillez contacter :

Pauline Ou-halima – responsable des communications de la Fédération des femmes du Québec : 514 717 4847

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English version

Vice-President of Fédération des femmes du Québec named one of the World’s 100 Most Influential People of African Descent (MIPAD) Under 40

Ms. Marlihan Lopez to receive the recognition at MIPAD annual ceremony in New York following the opening of the 74th UN General Assembly in September 2019

MONTREAL, May 24, 2019—On the eve of Africa Day, Ms. Marlihan Lopez, Vice-President of the Fédération des femmes du Québec, has been named one of the 100 most influential people of African descent in the world aged 40 and under. Past MIPAD honorees include Canadian Hip Hop moguls Drake, professional ice hockey defenceman PK Subban, and current honorees including Sandy Hudson, The Weeknd, joining the ranks of Beyoncé, Chadwick Boseman, Lewis Hamilton, Rihanna, Tiger Woods, and many others recognized by MIPAD in support of the International Decade for People of African Descent.

Marlihan Lopez is a Black feminist activist and community organizer tackling issues surrounding anti-blackness, gendered based sexual violence and its intersections. She coordinated the intersectionality division for the Quebec Coalition of Rape Crisis Centres, where she did advocacy work and raises awareness on how gender, race, class and ability intersect in the context of sexual violence. She was president of la Fondation Paroles de femmes, a feminist organization for WOC committed to creating inclusive spaces where “racialized” women can speak and share their diverse experiences and perspectives. She also organized with mouvements such as Black Lives Matter and Montréal Noir around issues such as racial profiling and police brutality. She is currently co-Vice-President for la Fédération des femmes du Québec.


On September 27, 2019, Ms. Lopez will travel to New York to attend an annual recognition ceremony, taking place on the sidelines of the 2019 UN General Assembly. There, she will meet with the other honorees to celebrate Black excellence worldwide and the UN International Decade for People of African Descent (IDPAD) over the course of a weeklong series of activities, which include a 3-day leadership training workshop designed exclusively for the MIPAD Class of 2019.

 
On September 27, 2019, at the opening ceremony for Most Influential 100 Recognition Week, MIPAD in collaboration with the Federation of Black Canadians plan to host a round table discussion, celebrating Canada as a gold standard in recognizing and implementing the objectives of the International Decade. The session will feature representatives of Canadian civil society who will discuss the ways in which they successfully mobilized to convince Canada to become the only UN members State to officially recognize the International Decade and to earmark federal budget funding for IDPAD. 


About the International Decade

The decade was ratified by the General Assembly in 2014, as a means to galvanize the international community around advancing the human rights and wellbeing of people of African descent globally. The Decade focuses on recognizing the unique identities and history of peoples of African descent, advancing justice in the areas of human rights and freedoms, and promoting social, cultural, political and economic development within Black communities around the world.

About MIPAD

The Most Influential People of African Descent (MIPAD) identifies high achievers of African descent in public and private sectors from all around the world as a progressive network of relevant actors to join together in the spirit of recognition, justice and development of Africa, its people on the continent and across its Diaspora.

Website: www.mipad.org

Twitter: @MIPAD100

Facebook: www.facebook.com/mipad100/ 

For more information or to book media interviews with Ms. Lopez, please contact:

Pauline Ou-halima – head of communications of the Federation des femmes du Québec : 514 717 4847

Mémoire de la FFQ sur le projet 21

La Fédération des femmes du Québec sera entendue aujourd’hui à 11h30 à l’Assemblée Nationale pour dire non au projet de loi 21.

La Fédération des femmes du Québec est une Fédération autonome crée en 1966 rassemblant des centaines de membres associatives et individuelles de partout au Québec, incluant des syndicats, des organismes communautaires et des associations étudiantes.

La FFQ se veut représentative du pluralisme de la société québécoise et
de la diversité du mouvement des femmes, particulièrement des femmes marginalisées ou vivant des oppressions.

La FFQ rejette en bloc le projet de loi 21.

Retrouvez ici notre mémoire de la FFQ sur le projet n°21 déposé à l’assemblée nationale :

Une consultation réussie !

Ceci est le logo de la FFQ. Sur l'image il est écrit: "Fédération des femmes du Québec. Égalité pour toutes, égalité entre toutes."

Chères membres,

Ce sont une quinzaine de membres individuelles et associatives qui ont participé aux deux heures de consultation en ligne que nous avons tenu samedi 13 avril. Le but de la consultation était de réfléchir collectivement à la manière dont la FFQ, en tant qu’organisme national de défense des droits, peut mieux représenter les enjeux des femmes dans les régions et les actions réalisées par les femmes en région. L’objectif était de trouver des pistes d’actions concrètes, au-delà des pétitions de principes.

La première série de pistes d’action vise à continuer le travail engagé par la FFQ pour faciliter l’accessibilité à sa vie associative. Les membres présentes apprécient énormément le fait que la FFQ utilise depuis maintenant plus d’un an les technologies de communication (comme Zoom et Framadate) et elles souhaitent que la FFQ développe leur utilisation. En effet, cela enlève l’obstacle des frais de transport, d’hébergement, de services de garde, du temps perdu en déplacement, etc. De plus, la participation à ce type de consultation permet de renforcer le sentiment d’appartenance à la FFQ. Des membres présentes ont même rédigé une proposition qui sera discutée pendant l’AGA des 25 et 26 mai.

  • Que la FFQ tienne une rencontre élargie par Comité de travail des champs d’action, par Zoom, et que toutes les membres de la FFQ y soient invitées pour partager leurs enjeux afin de nourrir les Comités et de les inviter à participer à ces comités. (Inclue dans une proposition des membres pour l’AGA 2019)
  • Que la FFQ consulte ses membres pour connaître les enjeux sur lesquelles elles souhaiteraient échanger et qu’elle tienne une consultation par Zoom une fois par mois sur les enjeux priorisés par ses membres. (Inclue dans une proposition pour l’AGA 2019)
  • Travailler pour utiliser Zoom systématiquement, même en AGA
  • Déplacer régulièrement l’AGA en région

La deuxième série de pistes d’action vise à outiller la FFQ à mieux connaître les enjeux régionaux. C’est une étape incontournable car les régions ne sont pas monolithiques, et les enjeux ne sont pas statiques. En plus, cela permet de sortir du Montréalo-centrisme.

  • Rappeler aux membres qu’elles peuvent inviter les élues de la FFQ à des rencontres et événements.
  • Faire une tournée virtuelle des groupes communautaires féministes dans les régions (peut-être plusieurs régions en même temps), pour connaître leurs enjeux et comment les porter.
  • Organiser des « salons » virtuels simplement pour discuter de nos réalités.
  • Consulter les regroupements régionaux, comme la FQPN par exemple
  • Mieux connaître les enjeux des femmes autochtones en région et renouveler l’entente avec Femmes autochtones du Québec.

La troisième série de pistes d’action vise à outiller la FFQ à mieux représenter au national les enjeux régionaux. En plus d’être plus représentative, la FFQ pourra ainsi renforcer la solidarité entre les femmes à travers tout le Québec.

  • Combler le poste de la vice-présidente aux régions sur le CA : elle peut agir comme porte-parole des enjeux régionaux.
  • Avoir un réflexe régional dans les interventions publiques : montrer comment un enjeu se décline dans les régions. En plus, les médias régionaux seront plus intéressés à couvrir l’enjeu.
  • Avoir le réflexe national sur les enjeux locaux : chercher comment un problème local touche de manière similaire les femmes dans d’autres régions.
  • Créer un réseau de personnes ou organismes relais dans les régions : elles montreront comment un problème vécu partout au Québec se décline spécifiquement dans une région.
  • Participer à la préparation de la Marche mondiale des femmes 2020
  • Faire des campagnes de lettres/courriels aux élu.es, permettant aux membres de personnaliser les revendications en fonction de leurs réalités locales.

Enfin, la quatrième série de pistes d’action permettrait à la FFQ de mieux soutenir les femmes et organismes en région. Les membres de la FFQ ont aussi besoin de se connaître et de se coordonner entre elles par régions.

  • Inviter nos membres régionaux à se rencontrer (par région) lors des événements Zoom
  • Avoir une section sur le site internet de la FFQ pour que les groupes membres en région puissent partager leurs luttes/enjeux
  • Faire un projet créatif pour retisser les liens entre toutes les membres
  • Faire des webinaires ou des formations en ligne

En résumé, il y a encore beaucoup de travail à faire mais nous avons confiance qu’avec le soutien de toutes nos membres nous y arriverons ! C’est encourageant de voir que la possibilité de participer à distance est autant appréciée. Nous remercions chacune des membres qui ont pris le temps de participer à ce beau moment.