Covid-19 : Le droit à la santé est-il un privilège?

En ces temps de pandémie, la Coalition pour l’éducation à la sexualité, qui rassemble une centaine d’organisations pancanadiennes, nationales, régionales et locales (la Fédération des femmes du Québec en est membre), s’inquiète pour ses groupes membres ainsi que les populations qu’ils desservent. Certaines de ces dernières, parmi les plus vulnérables et marginalisées de notre société, paient plus fort que les autres le prix de la crise sanitaire actuelle. Respecter les mesures de confinement et de distanciation sociale est un luxe et un privilège que tous·tes ne peuvent pas se permettre.

Les  travailleur·euse·s de première ligne qui œuvrent notamment en éducation et santé sexuelles dans le milieu communautaire, le font dans des conditions de plus en plus difficiles et dangereuses et le matériel de distribution (condoms, matériel d’injection stérile, produits désinfectants, etc.) ainsi que les ressources manquent. Ces employé·e·s font face à une augmentation de l’agressivité et de la détresse de la part des personnes usagères qui, elles, (sur)vivent dans des conditions d’autant plus précaires, n’ayant plus accès, ou de manière limitée, à des services et du matériel de base.

D’ailleurs, la tangente vers la répression policière prise par le gouvernement afin de faire observer les mesures de distanciation sociale et de confinement ainsi que l’esprit de délation que cela amène dans la population en général, ne fait qu’exacerber la problématique, car elle affecte démesurément ces personnes – dont plusieurs en situation d’itinérance – qui, dans bien des cas, ne peuvent tout simplement pas toutes les respecter. En leur donnant des amendes, règlera-t-on vraiment la situation?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’est même récemment prononcée sur cette pratique qu’elle a qualifiée de discriminatoire. En ce sens, la Coalition pour l’éducation à la sexualité appuie la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) dans son appel au gouvernement «pour une réponse solidaire et communautaire à la Covid-19». Ces personnes issues de diverses communautés marginalisées ont plutôt besoin de services (hébergement, nourriture, soins de santé, etc.) et cet enjeu, tout comme les conditions de vie et de travail des personnes en CHSLD et dans les résidences pour aîné·e·s, est loin d’être nouveau.

Dans la même veine, bien qu’il soit tout à fait légitime de limiter la circulation d’argent comptant, qui peut être un important vecteur de transmission du virus, le fait que des services ou commerces listés comme essentiels l’interdisent complètement impacte les personnes vivant de l’économie informelle ou se trouvant déjà dans une situation financière précaire, qui ne possèdent pas de cartes de crédit ou de débit et qui se retrouvent soudainement dans l’incapacité d’acheter le minimum essentiel pour vivre.

Ces enjeux, de même que la fermeture et la réduction de nombreux services communautaires et publics ainsi que la redirection de certains effectifs du système de santé afin de combattre la COVID-19 entraînent plus d’isolement, de détresse et de précarité chez diverses communautés, dont les droits, incluant celui à la santé (physique, mentale, sexuelle, etc.), ne sont pas toujours respectés. Par exemple, beaucoup de jeunes LGBTQ+ isolé·e·s de leur réseau d’attache vivent de la répression et de l’incompréhension de la part de leur famille, plusieurs personnes aînées ou en situation de handicap qui recevaient des soins à domicile n’en reçoivent plus et l’accès ralenti et plus difficile à des services en santé sexuelle et reproductive, notamment à la contraception et la pénurie de condoms à prévoir, entravent principalement les droits des filles, des femmes, des personnes trans et non binaires et des travailleuse·eur·s du sexe qui seront plus à risque de vivre une grossesse non désirée. Une hausse des cas d’ITSS, nommément du VIH, serait également à prévoir dans le cas d’une production insuffisante de préservatifs, principalement chez les populations plus à risque.

En terminant, les fonds publics d’urgence qui ont été débloqués pour le milieu communautaire sont essentiels pour que les organismes puissent adapter et continuer à offrir des services de manière sécuritaire aux populations les plus marginalisées, qui sont les plus affectées par la crise. La Coalition pour l’éducation à la sexualité craint cependant que ces mêmes populations ne fassent également les frais de l’après-crise, c’est-à-dire qu’elles soient visées par des coupures, notamment faites dans le milieu communautaire, afin de rétablir un certain équilibre budgétaire. Nous souhaitons que ces fonds soient plutôt maintenus, car ces enjeux ne sont pas nouveaux. Ils existaient avant la crise sanitaire, qui les a exacerbés, et continueront d’exister ou s’amplifieront après celle-ci, si le soutien financier diminue.

Références:

La Coalition pour l’éducation à la sexualité, qui rassemble aujourd’hui environ une centaine de groupes membres, a été formée à partir de la pétition «L’éducation à la sexualité, ça va pas s’faire par magie»: https://fqpn.qc.ca/educsex/

Source : http://www.fqpn.qc.ca/actualites/covid-19-le-droit-a-la-sante-est-il-un-privilege/

Contact presse :
Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Julie Robillard 514-915-3102

La CQMMF dévoile ses revendications

Montréal, le mardi 3 mars 2020 – La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) a dévoilé ce matin ses cinq revendications devant les bureaux montréalais de la Ministre responsable de la Condition féminine, Madame Isabelle Charest. « Les revendications sont le fruit d’un travail de consultation entamé en 2018 qui a sollicité l’ensemble des membres, soit plus d’une quarantaine d’organisations, a expliqué Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la CQMMF et coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Elles permettent de faire le lien entre les enjeux des femmes au Québec en 2020 et les grands thèmes de la Marche mondiale des femmes (MMF) que sont la pauvreté et la violence ».

« La lutte contre la violence faite aux femmes est malheureusement encore et toujours un incontournable, souligne Virginie Larivière, co-porte-parole de la CQMMF et organisatrice politique au Collectif pour un Québec sans pauvreté, tout comme la lutte à la pauvreté, une autre triste constante dans la vie des femmes ». Les droits des femmes migrantes, immigrantes et racisées font également l’objet d’une revendication concernant la mise en place de mesures inclusives leur garantissant un accès aux services et la pleine réalisation de leurs droits. « La justice climatique était aussi un incontournable et nous avons choisi d’exiger des mesures facilitant l’accès à l’eau potable et à une alimentation de qualité́ à un prix accessible », a expliqué Francine Rivest, co-porte-parole de la CQMMF et coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière. Finalement, plusieurs revendications et recommandations concernent spécifiquement les femmes autochtones. « Nous réclamons justice, réparation, sécurité, sensibilisation, formation et soutien aux organismes de première ligne. Parce qu’ASSEZ C’EST ASSEZ », a martelé Viviane Michel, co-porte-parole de la CQMMF et présidente de Femmes autochtones du Québec.

La mobilisation est donc lancée – partout au Québec, les antennes régionales de la MMF et des groupes de femmes ont également déposé ou déposeront dans les prochains jours les revendications au ministre responsable de leur région – et elles culmineront le 17 octobre prochain lors d’une grande Marche à Terrebonne, un évènement national. D’ici là, la prochaine étape sur la route de la CQMMF sera de rencontrer la ministre Charest, le 6 mars prochain, afin d’échanger avec elle sur les revendications portées par les militantes de la MMF.

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Télécharger le document présentant les revendications

Pour information et demandes d’entrevue :
Éliane Legault-Roy, relationniste
eliane@beteferoce.com
Cell. : 514-692-4762

Islamophobie et messages haineux: La FFQ tire la sonnette d’alarme

Voici la teneur des commentaires proprement haineux, islamophobes et transphobes depuis notre appel à relayer la campagne de solidarité #MonVoileMonChoix.

C’est très inquiétant.

Les commentaires haineux que reçoit désormais régulièrement la Fédération des femmes du Québec et les autres organismes de défense de droit à chacune de leurs sorties sur la laïcité n’est qu’un reflet minuscule de ce que subissent les femmes musulmanes dans leur quotidien depuis le passage de la loi. 

Le gouvernement de la CAQ et le ministre Simon Jolin-Barrette ont leur part de responsabilité dans cette libéralisation de la parole haineuse en ayant constamment nié les impacts que la loi 21 aurait sur les femmes musulmanes, et ce  malgré les nombreux avertissements de la société civile.

Aujourd’hui critiqué sur sa gestion de la réforme du #PEQ, force est de constater que la loi 21 a été votée de façon tout aussi cavalière, sans consulter les acteurs de terrain et sans aucune considération pour ses impacts humains. 

La Fédération des Femmes du Québec tire la sonnette d’alarme. 

Financement de 12 organismes: un effort à saluer

Montréal – le 10 septembre 2019

12 organismes de défense des droits se partageront plus de 1 163 304 dollars en soutien à leur mission globale a annoncé hier le ministre du Travail, de l’Emploi et de la solidarité sociale.

La FFQ reconnaît l’effort du gouvernement pour financer des groupes en défense des droits collectifs. De groupes luttant pour l’anti-capacitisme aux questions environnementales en passant par les enjeux de droit aux logements des populations en situation précaire, la FFQ partage des enjeux communs pour la défense de toutes les femmes.

La FFQ tient particulièrement à saluer le long travail du RODCD (Regroupement des organismes en défense collective des droits) sur ce dossier. Cela fait plusieurs années que le RODCD joue un rôle d’interlocuteur privilégié défendant les intérêts de quelque 300 organismes en défense des droits humains.  

Nous constatons que le gouvernement a aussi choisi de financer pour la première fois des groupes aux agendas conservateurs et identitaires, agendas similaires au nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec. 

Au côté des organismes de défense des droits humains, la FFQ compte renforcer son rôle d’interlocuteur auprès des institutions sur les enjeux de défense du droits de toutes les femmes. 

AGA 2019 : propositions votées et orientations futures

À Montréal, le 29 mai 2019,

Ce samedi 25 mai et ce dimanche 26 mai, les membres de la FFQ ont voté en assemblée générale dix propositions fortes dans un contexte de montée des extrêmes qui prend racine au Québec et ailleurs. Entre autres propositions sur la réforme du mode de scrutin et la sécurité et l’autonomie économique, les membres ont entériné deux propositions sur la laïcité et le port du voile.

Dans la foulée de notre allocution à l’assemblée nationale le 16 mai dernier, nos membres ont ré-appuyé notre refus du projet de loi 21. La proposition votée sur la laïcité vise à participer aux efforts des organismes de défense des droits pour retirer ce projet de loi discriminatoire et à développer des outils d’éducation populaire sur le principe de laïcité de l’Etat.

Chacune de ces propositions réaffirme que nos actions sont bien ancrées dans notre mission et notre déclaration de principe et qu’aucun compromis ne sera fait sur le dos des droits de toutes les femmes. La Fédération des femmes du Québec refuse la voie de la facilité ou du plus grand nombre parce que lorsque celles qui sont les plus marginalisées gagnent en droit, nous sommes toutes gagnantes.

Dans un climat de montée des extrêmes-droites, la Fédération des femmes du Québec entend bien jouer son rôle de rempart contre les attaques au droit des femmes les plus marginalisées.

Elle entend aussi continuer de protéger les droits fondamentaux de l’ensemble des femmes québécoises. Les récents reculs de droits à l’avortement dans plusieurs états des États-Unis sont préoccupants et appellent à un renforcement de nos positionnements sur le principe “nos corps, nos choix”. Les propositions votées sur la réforme du mode de scrutin et la sécurité et l’autonomie économique sont importantes pour que les femmes québécoises puissent sortir de la pauvreté et affirmer leur autonomie sur le plan économique et politique. Les membres souhaitent que la FFQ continue de jouer un rôle actif au sein du Comité des 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes, du Collectif 8 mars et dans la préparation de la Marche mondiale des femmes de 2020. Face aux conservateurs qui gagnent du terrain, la protection de nos droits les plus fondamentaux et nos gains en terme de pouvoir économique et politique sont plus que jamais nécessaire.

D’autres propositions votées sur la participation des régions, l’action intersectionnelle et nos priorités annuelles visent à renforcer nos structures internes pour améliorer notre capacité de répondre à notre mission de représentation des enjeux féministes au Québec, avec les spécificités propres aux femmes habitant en région.

Dotée de ces outils et de ces orientations, la FFQ veut continuer son travail de défense des droits des femmes, de défense de l’égalité entre les hommes et les femmes et entre les femmes elles-mêmes.

Les propositions votées et notre expertise sur ces sujets sont des ressources que nous entendons continuer à mettre à disposition de nos interlocuteurs et interlocutrices gouvernementaux. Plus que jamais l’écoute des premières concernées est nécessaire.

Le projet de loi ne vise pas la laïcité mais les femmes musulmanes

Québec, le 16 mai 2019 – La Fédération des femmes du Québec a soulevé les impacts du projet de loi n°21 sur les droits des minorités, en particulier des femmes musulmanes, et sur sur les droits et libertés protégés par la charte, alors qu’elle présentait ses conclusions en commission parlementaire.

“Cela fait plus de 10 ans que la FFQ tient une conversation sur la question de la laïcité. De 2009 à 2019, nous avons pu trouver une sortie par le haut en prenant pour grille d’analyse simple le principe “nos corps, nos choix” et en écoutant les premières concernées” est venu expliquer la Présidente de la Fédération du Québec.

Si un des arguments phares du gouvernement Legault est que le débat dure depuis trop longtemps et qu’en conséquence il faut légiférer aujourd’hui, nous répondons que ce projet de loi sera loin de mettre fin à ces débats.

“Ce projet de loi crée un plafond de verre. J’ai l’intention de briser ce plafond de verre que vous êtes en train de construire. Dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, j’ai l’intention de rester là pour prendre ma place dans la société québécoise” a déclaré Idil Issa, femme musulmane noire, au côté de Gabrielle Bouchard, Présidente de la FFQ.

La FFQ rejette également l’idée selon laquelle la religion serait automatiquement associée à l’oppression des femmes. Au Québec, il y a des féministes croyantes, tout comme il y a des athées réactionnaires. Pensons par exemple à ces féministes chrétiennes qui luttent pour le droit à l’avortement libre et gratuit et pensons à toutes ces féministes musulmanes qui, en tant que membre de la FFQ, se battent avec nous pour les droits de toutes les femmes.

La FFQ a rappelé dans ses conversations avec les députés que ce projet de loi ne vise pas la laïcité mais les femmes musulmanes.

La FFQ est prête à engager une discussion avec le Premier Ministre sur la laïcité, principe de séparation de la religion et des institutions et non pas un outil d’oppression des minorités.

Ce projet de loi, loin de nous rapprocher de l’égalité entre les hommes et les femmes ne fait que masquer, sous le couvert d’une fausse laïcité, le contrôle de nos corps et nos vies.

Tribunal spécialisé en matière de crimes sexuels : la FFQ salue l’initiative

Une première rencontre sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles s’est tenue ce lundi 14 janvier à Montréal. La ministre de la Justice et responsable de la Condition féminine du Québec, Sonia Lebel, ainsi que ses collègues des partis d’opposition, Hélène David, Véronique Hivon et Christine Labrie ont émis la possibilité de la mise en place d’un tribunal spécialisé sur les crimes sexuels.

La FFQ salue cet effort collectif et non partisane de tous les partis.

Depuis plusieurs décennies, les chiffres sur le fossé existant entre le nombre d’agressions sexuelles déclarées à la police et le nombre d’agressions sexuelles déclarées dans les sondages suscite de nombreux questionnements quant à notre capacité à prendre en charge les crimes sexuels dans nos services de police, puis dans nos tribunaux.

Aujourd’hui, seulement 5% des crimes sexuels sont déclarés à la police, et 3 sur 1000 plaintes d’agressions sexuelles aboutissent à une condamnation. Le mouvement #MeToo a amorcé un changement de culture et une prise de conscience du manque de ressources institutionnelles dans le suivi des crimes sexuels.

C’est encourageant que les partis prennent conscience que les survivantes n’ont pas confiance dans le système de justice actuel, et que des efforts importants sont nécessaires.
Cette rencontre entre élues est un premier pas nécessaire vers un besoin de solutions revendiquées par les portes paroles du féminisme depuis longtemps.

Cependant, seul un travail de remise en cause du fonctionnement de l’ensemble du système de justice à l’égard du traitement des crimes sexuels sera en mesure d’opérer un changement efficace et durable.

La FFQ rejoint les organismes féministes spécialisées sur les questions d’agressions sexuelles quant à la nécessité, entre autre, avec ce tribunal spécialisé, de développer des formations auprès des organismes publics et parapublics.

La controverse début novembre dernier au sujet d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexuelles du service de police de Montréal a montré qu’un important travail restait à faire.

Nous espérons que ce tribunal spécialisé ne devienne pas une justification d’abandon des responsabilités de l’ensemble du système de justice.Un changement radical de culture est nécessaire.

Après la prise de conscience #MeToo, c’est le moment pour que ce changement de culture se traduise concrètement dans nos tribunaux.

Comité des 12 jours : rencontre avec la Ministre Sonia LeBel

Dans le cadre des 12 jours d’actions contre la violence envers les femmes, le comité des 12 jours a rencontré la ministre de la condition féminine du Québec, Sonia LeBel, le lundi 3 décembre au palais de justice de Montréal.

Le comité des 12 jours a souhaité, à travers cette rencontre, interpeller Madame Sonia LeBel sur le manque d’inclusion des organismes féministes issues de la société civile dans l’élaboration des politiques publiques et sur la nécessité de modifier les indicateurs nationaux de succès sur les luttes féministes pour inclure les femmes qui sont les plus impactées par les situations de violences.

Comme il a été souligné par les portes-paroles du comité des 12 jours, cela implique que :

  • Les femmes en situation de handicap ne soient pas seulement une note de bas de page, mais soient pleinement prises en compte dans les statistiques, les politiques et les programmes nationaux des violences à l’égard des femmes.
  • Le gouvernement doit ré-instaurer un comité-conseil effectif pour avancer sur le dossier des femmes immigrantes, mis au placard depuis 2014.
  • Les agents de police et les services sociaux soient mieux formé-e-s pour traiter les demandes et les plaintes des femmes marginalisées.
  • La reconnaissance que les femmes noires et les femmes autochtones sont les premières victimes des violences policières et de la nécessité de mettre en place des mesures pour lutter contre.
  • Le questionnement du projet de loi de la CAQ visant en grande majorité des femmes, puisque le secteur de l’enseignement est également visé par le projet de loi, et rejetant un peu plus à la marge les femmes musulmanes.

Si nous ne prenons pas en compte toutes ces femmes, nous ne pouvons pas avoir de solutions qui fonctionnent.

La question de la nécessité de lancer des financements par mission, au-delà des financements par projet a également été évoquée afin que soit réellement reconnue l’expertise des organismes issus de la société civile. En effet, ces organismes survivent sans être capable de remplir leur mission, qui répondent pourtant à des besoins réels.

Le Comité a également dénoncé les financements à la dernière minute qui entraînent des délais de travail très court, et un coût financier aux organismes. Il a aussi été souligné que les financements à la dernière minute ont un impact sur l’accessibilité des communications de la campagne.

Le Comité a particulièrement insisté sur l’importance d’écouter les premières concernées pour élaborer des projets de loi.

En réponse à nos inquiétudes sur le projet de loi de la CAQ sur l’interdiction des signes religieux, reléguant encore plus à la marge des femmes déjà ciblées par des discriminations, la Ministre Sonia LeBel a confirmé que son gouvernement avait la volonté « sans ambiguïté » d’aller de l’avant pour passer la loi, tout en concédant que ce projet de loi n’est pas fait avec les premières concernées.

Le Comité des 12 jours espère que ses requêtes seront entendues par la Ministre et que le ministère ouvrira ses portes vers plus de collaborations avec les expertes de la société civile. Nous espérons également être consultées lors des discussions parlementaires au sujet du projet de loi de la CAQ sur l’interdiction des signes religieux.

Un financement stable et récurrent pour les organismes qui travaillent avec les femmes marginalisées et une écoute des premières concernées sont plus que jamais nécessaires.

Sans quoi, comment aller de l’avant si nous continuons à mettre des femmes à la marge et si les paroles d’expertise ne sont pas écoutées ?

La photo représente la ministre Sonia LeBel et les portes-paroles du Comité des 12 jours d'action

Les portes-paroles présentes à cette rencontre du Comité des 12 jours étaient : Marlihan Lopez (Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), Manon Monastesse et Adeline Jouve (Fédération des maisons d’hébergement pour femmes), Marie-Pier Boisvert  (Conseil Québécois LGBT), Eve Torres (La Voie des femmes), Hanane Khales (DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada), Gabrielle Bouchard (Fédération des femmes du Québec) et enfin Allison Harvey (Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine)

6 DÉCEMBRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ceci est le logo du comité des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes. Il y a une caméra avec un symbole de vénus.

Les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Commémoration du 6 décembre 2018

Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

MONTRÉAL, le 6 décembre 2018 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes invite les médias à la Commémoration du 6 décembre, de 12h à 12h45, au Square Cabot. Durant la commémoration, le Comité honorera la mémoire des 14 femmes victimes de la tragédie de Polytechnique, des femmes autochtones assassinées et disparues et de toutes les femmes victimes de violence. Ce sera un moment pour souligner le besoin d’agir contre les violences envers les femmes encore aujourd’hui.

Force est de constater l’ampleur du travail qui reste à faire pour l’élimination de toutes les formes de violences et d’oppressions envers les femmes – plus particulièrement envers les plus vulnérables d’entre elles qui se trouvent à la croisée de plusieurs oppressions telles que le sexisme, le racisme, le capacitisme, le colonialisme, la transphobie ou l’hétérosexisme.

Cette année, le Comité des 12 jours d’action a voulu laisser une plus grande place aux femmes autochtones. C’est pour cette raison que le Comité a choisi de tenir la commémoration au Square Cabot, un lieu symbolique pour plusieurs communautés autochtones. Le Comité tient à souligner que la gentrification du Square Cabot est directement reliée à la vulnérabilisation des femmes autochtones en situation d’itinérance.

Cette journée est un devoir de mémoire, mais aussi un appel à l’action. Par ailleurs, plusieurs militantes prendront la parole lors de cette cérémonie dont Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec, Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, Nakuset, directrice du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, ainsi que Marie-Pier Boisvert (Conseil québécois LGBT), Marlihan Lopez (Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS), Dayna Danger (Centre de lutte contre l’oppression des genres) et Hanane Khales (Réseau d’action des femmes handicapées du Canada – DAWN Canada).

Enfin, une rose blanche sera déposée symboliquement pour chacune des 14 victimes de Polytechnique et une robe rouge sera présente parmi les rubans blancs pour commémorer les femmes autochtones assassinées ou disparues.

Contact média :

Pauline Ou-halima

info@ffq.qc.ca

Bureau : 514-876-0166 poste 1502

Cell : 514-717-4847

Le Comité soutient la soirée micro ouvert organisée par la Fondation Paroles de femmes,où les femmes qui ont vécu des violences occuperont la scène pour appeler la population à agir contre les violences, par le biais de la poésie, du chant, du rap et du slam. La soirée aura lieu le vendredi 7 décembre à 17h30 à la Maison du développement durable (50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal H2X 3V4).

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MONTREAL, December 6th 2018 – The 12 Days of Activism Against Gender-Based Violence Committee invites the media to its commemorative event, being held from 12PM to 12:45PM, at Cabot Square (near Atwater station). During the event, the Committee will honour the memory of the 14 victims of the Polytechnique tragedy, of missing and murdered Indigenous women, and of all women who have been or are still victims of violence.  The commemoration will serve as a moment to remember these women and to highlight the urgency of acting against gender-based violence.

Even in 2018, it is important to recognize the work that needs to be done to eliminate all forms of violence and oppression against women, particularly violence aimed at women who experience multiple forms of discrimination and violence such as sexism, racism, ableism, colonialism, transphobia and heterosexism.

This year, the 12 Days of Activism Committee hopes that the conversation about missing and murdered Indigenous women will take centre stage once again.  This December 6th, the Committee decided to meet at Cabot Square since it is a symbolic gathering place for many Indigenous communities.  The Committee seeks to emphasize that the gentrification of Cabot Square is directly linked to homeless Indigenous women’s increased risk of being exposed to violence.

The following community leaders will be present at the event : Gabrielle Bouchard, president of the Fédération des femmes du Québec, Viviane Michel, president of Quebec Native Women, Nakuset, director of the Native Women’s Shelter of Montréal, and other speakers such as Marie-Pier Boisvert (Conseil québécois LGBT), Marlihan Lopez (Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS), Dayna Danger (Center for Gender Advocacy) and Hanane Khales (DAWN Canada).

During the ceremony, 14 white roses will be laid next to 14 white ribbons, to represent each of the 14 Polytechnique victims, and a red dress will hang beside the white ribbons in memory of missing and murdered Indigenous women.

Media Contact:

Pauline Ou-halima

info@ffq.qc.ca

Bureau : 514-876-0166 poste 1502

Cell : 514-717-4847

À NE PAS RATER25 nov.           :     Début de la Campagne des #12joursdaction26 nov. (15h) :     Conférence de presse                                                                    (Centre d’éducation et d’action des femmes de MTL)6 déc. (12h)   :     Commémoration                                                                            (Square Cabot)7 déc. (18h)   :     Micro ouvert contre les violences faites aux femmes            (Maison du développement durable)Consultez le calendrier : http://cdeacf.ca/12jours
Qui est le Comité des 12 jours d’action ?
Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Native Women’s Shelter of Montreal, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de l’organisme LaVOIEdesfemmes, du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et de la Maison des femmes Sourdes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine, de la Fédération des femmes du Québec et du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – COMITÉ DES 12 JOURS D’ACTION

Ceci est le logo du comité des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes. Il y a une caméra avec un symbole de vénus.

Les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Du 25 novembre au 6 décembre 2018

MONTRÉAL, le 24 novembre 2018 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes invite les médias à une conférence de presse le lundi 26 novembre, à 15h, au Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CÉAF) (2422, boulevard de Maisonneuve Est, Montréal, Québec, H2K 2E9). Cette conférence sera le coup d’envoi des 12 jours d’action à l’échelle nationale et l’occasion d’entendre les portes-paroles de la campagne : Emilie Nicolas, membre du conseil d’administration de la Fédération des Femmes du Québec, Marie-Pier Boisvert, directrice générale du Conseil Québécois LGBT, Hanane Khales, Coordonnatrice des communications au Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (RAFH-DAWN Canada), Jessica Quijano, chargée de projet du projet Iskweu au Foyer pour femmes autochtones de Montréal et Romina Hernández Gómez, organisatrice communautaire du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

L’an dernier, dans un contexte où plusieurs événements majeurs ont secoué les groupes féministes, le Comité 12 jours d’action a mis en lumière toutes les violences invisibles que notre société continue de générer et de perpétuer à l’égard des femmes.

Cette année, 8 capsules vidéo seront lancées pour mettre en relief les problématiques concrètes que vivent encore trop de femmes, informer le public des ressources et lancer un appel à l’action.

Le Plan d’action contre la violence conjugale et la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles sont loin d’être satisfaisants. Nous demandons au nouveau gouvernement de passer à l’action :

  • Reconnaitre l’accessibilité universelle comme un droit acquis et non comme un accommodement.
  • Financer les organismes à la mission et leur permettre ainsi de fournir des services adéquats et sur du long terme, avec l’engagement de rejoindre les groupes desservis.
  • Reconnaitre la compétence et la nécessité des organismes dédiés aux femmes marginalisées en les finançant adéquatement.
  • Reconnaitre l’existence des violences systémiques et leur impact sur les femmes.

Le comité va aussi lancer un appel à l’action pour encourager la population à passer à l’action contre les violences envers les femmes. La violence envers les femmes, c’est l’affaire de tout le monde!

Le Comité invite aussi la population à participer à deux grands événements à ne pas manquer :  la commémoration du 6 décembre au Square Cabot à midi le 6 décembre. Durant la commémoration, le comité honorera la mémoire des 14 femmes victimes de la tragédie de Polytechnique, les femmes autochtones assassinées et disparues et toutes les femmes victimes de violence. Ce sera un moment pour souligner le besoin d’agir contre les violences envers les femmes encore aujourd’hui. Aussi, le Comité soutient la soirée micro ouvert organisée par la Fondation Paroles de femmes,où les femmes qui ont vécu des violences occuperont la scène pour appeler la population à agir contre les violences, par le biais de la poésie, du chant, du rap et du slam. La soirée aura lieu le vendredi 7 décembre à 17h30 à la Maison du développement durable (50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal H2X 3V4).

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Contact média :Eve Torresevetorres3108@gmail.com(514) 371-2888

À NE PAS RATER25 nov.           :     Début de la Campagne des #12joursdaction26 nov. (15h) :     Conférence de presse                                                                    (Centre d’éducation et d’action des femmes de MTL)6 déc. (12h)   :     Commémoration                                                                            (Square Cabot)7 déc. (18h)   :     Micro ouvert contre les violences faites aux femmes            (Maison du développement durable)Consultez le calendrier : http://cdeacf.ca/12jours
Qui est le Comité des 12 jours d’action ?
Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Native Women’s Shelter of Montreal, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de l’organisme LaVOIEdesfemmes, du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et de la Maison des femmes Sourdes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine, de la Fédération des femmes du Québec et du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).