Nos espérances pour 2020 !

Pour la rentrée de notre chronique « Réveil Féministe » sur CKIAFM dans l’émission Québec Réveille ! de Marjorie Champagne, nous avons choisi de parler de nos espérances pour 2020. Parmi elles, plus d’écoute et…plus d’écoute.

Chronique « Réveil Féministe ! » avec Gabrielle Bouchard et Marjorie Champagne

Notre liste (non exhaustive)

  1. Plus d’écoute…et plus d’écoute : la base de notre mouvement féministe est d’être à l’écoute des femmes sans les juger. Ce sont ces principes que nous mettons de l’avant à la Fédération des femmes du Québec. Au vu de l’actualité de l’année 2019, c’est un point que nous gagnerions à collectivement cultiver.
  2. Plus d’interventions type Patrick Lagacé/moins de Christian Rioux : l’année 2020 a commencé avec une chronique banalisant la pédophilie d’un auteur français (Gabriel Matneff) de la part de Christian Rioux. En réponse, Patrick Lagacé a très bien répondu au travers d’un article pointant aussi la responsabilité de Le Devoir. Il est très intéressant d’avoir vu Patrick Lagacé faire un « rappel à l’ordre » dans son propre milieu. Alors pour 2020, nous souhaitons plus d’initiatives du même ordre : cultiver notre capacité collective à rappeler à l’ordre « nos » propres milieux.
  3. Plus de Martine Delvaux, Manal Drissi, Judith Lussier, d’Émilie Nicolas, plus de Réveilles Québec [liste non exhaustive]/moins de Matthieu Bock-Côté, Denise Bombardier, Éric Duhaime : en 2019, nous nous rappelons du média Urbania qui décidait de confier une chronique régulière à Éric Duhaime…pour 2020, donner la voix à celles dont la parole est systématiquement confisquée serait définitivement une priorité.
  4. Moins de “frappes vers le bas”/plus de critiques du pouvoir
  5. Plus de taxe sur la richesse investie dans les services publiques

Élections fédérales: invisibilisation des enjeux des femmes marginalisées

Gabrielle Bouchard était hier sur CKIA dans l’émission #QuébecRéveil animée Par Marjorie Champagne.

Face aux candidats politiques locaux, nous avons brassé la cage et parlé de l’invisibilisation des femmes aux marges pendant que certains ont l’indécence de parler de discrimination envers « les hommes blancs ».

Commission Viens: après les paroles, place à l’action !

Ce lundi 30 septembre, la Commission Viens organisait une conférence de presse pour présenter son rapport sur les violences systémiques touchant les personnes autochtones dans les services publics. Que ce soit pour la commission de vérité et conciliation du Canada ou la commission viens, il est temps d’agir.

C’est le sujet de notre seconde chronique à l’émission de radio « Québec Réveil ! » animée par Marjorie Champagne sur les ondes 88.3 FM. Écoutez nos chroniques tous les lundis aux deux semaines à 8h10 !

Notre deuxième chronique « Réveil Féministe ! » – nous parlons du rapport de la commission viens.

La #mexplication appliquée aux féministes réactionnaires

Nous en avions déjà un peu parlé !

Cette année, la FFQ va animer à toutes les deux semaines les lundis matins à 8h10 une chronique « Réveil Féministe! » dans l’émission « Québec réveille » animée par Marjorie Champagne sur les ondes 88.3FM.

Pour le sujet de notre première chronique ce matin, on parle de la mexplication appliquée aux féministes réactionnaires :

Cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo de notre chronique ! https://www.youtube.com/watch?v=3znIhKAbpxk&feature=youtu.be

Mémoire : L’immatriculation des armes à feu pour contribuer à la sécurité des femmes

La défense du contrôle des armes à feu, notamment par le maintien d’un registre, est un dossier sur lequel la Fédération des femmes du Québec s’est mobilisée à de nombreuses reprises ces dernières années. Nous avons pris position pour contrer l’abolition du registre canadien des armes à feu puis pour défendre la mise en place du registre québécois.

Il nous semble essentiel de réitérer l’importance du contrôle des armes à feu. Cette mesure s’inscrit pour nous dans la lutte contre toutes les formes de violence faite aux femmes. L’enregistrement de toutes les armes à feu est une façon efficace de lutter contre la violence par arme à feu et il permet d’accroître la sécurité de nombreuses femmes.

Dans le présent mémoire, la Fédération des femmes du Québec réitère sa position favorable à la mise en place du projet de loi 64 et souhaite une immatriculation des armes à feu. De plus, considérant une importante lacune dans le projet de loi, la FFQ désire apporter un amendement à son article 3.

 

Nos recommandations

 

RECOMMANDATION 1

Que l’Assemblée nationale adopte le projet de loi 64 – Loi sur l’immatriculation des armes à feu.

 

Une lacune importante à corriger

Avec d’autres groupes qui appuient le projet de loi 64, nous identifions une lacune importante.  En effet, le projet de loi C-19 du fédéral a éliminé depuis 2012 l’obligation pour un vendeur de vérifier la validité du permis de possession et d’acquisition de l’acheteur. Sans cette vérification, la porte est ouverte aux individus à qui il a été interdit de posséder une arme à feu ou qui souhaitent en acquérir une illégalement, sans se conformer aux conditions exigées.  Comme le dit le groupe PolySeSouvient, il est de toute importance de remédier à l’absence « d’une disposition claire assurant qu’un individu ne puisse pas prendre possession d’une arme d’épaule avant que le système ne confirme qu’il est bel et bien détenteur d’un permis de possession et d’acquisition »[1]. Nous estimons essentiel que le marchand d’armes ou le vendeur particulier ait à vérifier la « validité du permis de possession d’un acheteur potentiel AVANT de lui céder l’arme »[2].

Il faut donc qu’une mesure de vérification soit mise en place dans le projet de loi 64 afin d’assurer un contrôle efficace des armes, lequel a besoin de la combinaison du permis de possession et d’acquisition ET du système d’enregistrement à l’achat pour fonctionner pleinement et empêcher les acquisitions illégales.

Il ne suffit pas que le processus pour obtenir un permis de possession et d’acquisition soit rigoureux, il faut aussi qu’il donne sa pleine efficacité par une vérification à l’achat. C’est la combinaison de ces deux mesures qui permettra de s’assurer que lorsqu’une arme change de main, son nouveau propriétaire est bien titulaire d’un permis.

RECOMMANDATION 2

Que le gouvernement fasse l’ajout de l’amendement suivant à l’article 3 du projet de loi 64 :

L’entreprise d’armes à feu ou le cédant d’une arme à feu doit obtenir et conserver une attestation, selon les modalités déterminées par règlement du gouvernement, démontrant que le cessionnaire est effectivement titulaire d’un permis l’autorisant à acquérir et à posséder une telle arme à feu.  Cette attestation doit être obtenue avant de céder l’arme au cessionnaire.

Le ministre gère ces attestations selon les modalités déterminées par règlement du gouvernement.

 

Lire le mémoire complet

 



[1] PolySeSouvient – MEMO_16_03_22_Amendement_CLE_PL64.pdf

[2] Ibid.