Denis Lévesque a lui aussi déchiré sa chemise

Suite à la publication d’un post de 10 mots de Gabrielle Bouchard sur une discussion à mener pour rendre la vasectomie obligatoire pour les hommes à 18 ans en réaction aux différentes attaques contre le droit à l’avortement ici et ailleurs, nous avons été invitées sur le plateau de Denis Lévesque.

Cette invitation devait nous permettre d’expliquer pourquoi “le monde déchirait sa chemise” à la suite de ce post, et quels enseignements nous pourrions collectivement en tirer. Sauf que Denis Lévesque a lui aussi déchiré sa chemise au cours de cette entrevue. Décryptage.

Point godwin et dissonance cognitive

Au bout de 1mn50s d’entrevue avec Gabrielle Bouchard, le ton est donné par l’animateur: “ça n’a pas de bon sens, ça tient pas debout. Y’a un côté nazi là-dedans”.  

Si comparer un post de 10 mots ironisant sur l’idée d’avoir une discussion sur la vasectomie obligatoire à 18 ans est comparable avec les méthodes nazis ayant mené à l’extermination de six millions de juifs durant la seconde guerre mondiale, nous pensons qu’il y a un grave problème d’analyse. Nous pensons aussi qu’il y a un problème de définition sur ce qu’est “un génocide”.

Plus tard dans l’entrevue à 11mn45, Denis Lévesque reconnaît pourtant la définition d’un génocide comme étant “un peuple qui veut en exterminer un autre”. Il est d’autant plus intéressant que M. Lévesque est souhaité opposer cette définition en contestation de l’utilisation du terme “génocide” par la commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées. Cet échange est survenu au moment où la Présidente de la FFQ a voulu expliquer que les conversations qui nous rendent inconfortables sont nécessaires pour avancer collectivement sur des enjeux de société.

Si la comparaison entre le mode opératoire du régime hitlérien et notre post de 10 mots est très grave, elle dénote aussi une dissonance cognitive. Parler ironiquement de vasectomie obligatoire à 18 ans dans un post de 10 mots en réaction aux attaques sur le corps des femmes relèverait du nazisme, mais en revanche le traitement (réel) subi par les peuples autochtones par le gouvernement canadien ne relèverait pas du génocide.

Par cette comparaison, Denis Lévesque a aussi magistralement montré qu’effectivement remettre en question l’autonomie corporelles des femmes est un débat, tandis que remettre en question celle des hommes est une abomination. Nous sommes habituées à ce que le point godwin soit atteint rapidement lors de commentaires sur les réseaux sociaux mais venant d’un homme de télé, beaucoup moins.

Transphobie

Sur la transphobie, le schéma se répète. En environ 1mn, Denis Lévesque a réussi l’exploit de nier la réalité des commentaires transphobes de la part des commentateurs en réaction au post tout en expliquant ensuite que Gabrielle aurait dû s’attendre à des commentaires transphobes en choisissant de faire du militantisme en étant une femme trans. La séquence commence à 9mn40s : “de chez les commentateurs, y’a pas personne qui en a parlé” pour se terminer à 10mn47s: “faire du militantisme en étant trans, vous saviez que vous alliez vous faire critiquer

Tout d’abord, le prémisse est faux. Prenons pour seul exemple l’intervention de Denise Bombardier sur Qub Radio ce mardi 10 juin. Cela est sans compter la multitude de commentaires transphobes publiés sur les réseaux sociaux.

Ensuite, il y a quelque chose de contradictoire à nier la transphobie dont serait la cible Gabrielle Bouchard pour ensuite expliquer qu’elle aurait dû s’y attendre en s’engageant en tant que militante. Ne parlant pas de la fin de la séquence où Denis Lévesque s’autofélicite d’avoir participé à rendre visible les personnes trans dans son émission au point où aujourd’hui “ils [les personnes trans] sont partout

Mecsplications

Si le post a montré une chose, c’est la nécessité de continuer à avoir des conversations sur les enjeux féministes au Québec. Mais pas selon Denis Lévesque. Pour M. Lévesque, le Québec est déjà à l’avant garde du féminisme et les femmes n’auraient pas d’inquiétude à avoir concernant le droit au contrôle de leur propre corps. Dans un grand moment de mecsplication (lorsqu’un homme vous explique comment vous devez  faire vos luttes), M. Lévesque a considéré que puisque un récent sondage a montré que 86% des québécois.e.s étaient pour l’avortement, les femmes n’auraient aucune raison de s’inquiéter des tentatives de contrôle sur leur corps, et ce au mépris des violences quotidiennes que les femmes subissent sur leur corps et au mépris de l’enquête sur la stérilisation forcée des femmes autochtones en 2017 au Canada.

Au vue des réactions, nous avons encore énormément de travail de pédagogie à faire sur le sexisme et ce qu’il implique en termes de rapport de force dans une société. Nous ne pouvons pas mettre sur le même plan d’égalité les menaces contre le corps des hommes et les menaces contre les corps des femmes. Les femmes, du fait du système patriarcal qui les placent de groupe social dominé par rapport aux hommes ont historiquement vécu des violences vis-à-vis de leurs corps et les vivent encore aujourd’hui.

Ce sont les femmes qui doivent subir quotidiennement des violences gynécologiques et obstétricales. Ce sont les femmes qui doivent vivre la gestion des grossesses non désirées avec le lot de violences que cela engendre lors des rendez-vous médicaux. Ce sont les femmes qui subissent quotidiennement des agressions sexuelles. Ce sont les femmes autochtones qui subissent encore aujourd’hui des stérilisations forcées.

Au vue de l’ampleur et de la violence des réactions suscitées par ce post, nous avons du mal à croire que le Québec peut se targuer d’être irréprochable sur le plan du sexisme, de la transphobie et du respect quant aux souffrances vécues par les communautés autochtones.

À l’inverse de cet entrevue, voici un article de fond publié par le quotidien La Presse, à la hauteur des enjeux soulevés par cette controverse:

http://bit.ly/2IGvKqn

7 revendications pour un G7 plus féministe et plus intersectionnel!

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: 1 Adopter une approche féministe intersectionnelle

[Ceci est une version abrégée du communiqué de presse qui se trouve ici. Le communiqué est le résultat d’une rencontre entre 60 féministes du Canada, des pays du G7 et de partout dans le monde. La présidente de la FFQ, Gabrielle Bouchard, était présente à cette rencontre.]

Nous sommes un regroupement de plus de 60 féministes du Canada, des pays du G7 et de partout dans le monde. Nous représentons des organismes et militantes féministes qui travaillent à une multitude d’enjeux transversaux pour répondre à la discrimination et aux inégalités fondées sur le sexe et sur d’autres facteurs interreliés. Nous sommes aux premières lignes de la résistance et du progrès concernant des enjeux qui vont du changement climatique à la violence fondée sur le sexe, en passant par les soins aux enfants et les politiques étrangères.

Nous nous sommes unies afin d’établir une vision féministe pour le G7 de 2018 et audelà.

Les décisions prises par le G7 ont des répercussions mondiales. L’apport d’une approche féministe au G7 a le potentiel de transformer le processus décisionnel (– et de changer la donne, entre gagnants et perdants). Les féministes sont largement absentes des espaces décisionnels du G7. Si le G7 veut réellement faire progresser l’égalité entre les sexes, il devra écouter les leaders féministes et adopter des approches féministes.

Nous exhortons les dirigeants du G7 à adopter une approche féministe visant à abolir les inégalités structurelles et systémiques et à transformer les systèmes de pouvoir et de privilège, dont plusieurs sont ancrés dans des constructions sociales du genre et des tentatives patriarcales de contrôler les corps et les choix des femmes. Une approche féministe significative contribue à mettre fin aux lois, aux politiques et aux programmes discriminatoires en assurant que tous ont la capacité d’agir, l’autonomie, le choix, l’habilitation et l’espace nécessaires pour s’impliquer à tous les paliers décisionnels. Selon nous, une approche féministe :

  • Intègre l’intersectionnalité
  • Se concentre sur la diversité des expériences vécues et des expertises, en particulier celles qui sont les plus touchées par les décisions, politiques et programmes du G7
  • Garantit des ressources aux mouvements et à l’organisation féministes
  • Établit un nouveau modèle économique
  • Repose sur l’imputabilité

NOUS INCITONS LES LEADERS DU G7 À PRENDRE LES MESURES SUIVANTES :

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: Adopter une approche féministe à la santé sexuelle et aux droits reproductifs."

Il faut:

  • Collecter des données désagrégées
  • Garantir un financement de base
  • Créer une structure gouvernementale fondée sur l’ACS+
  • Instaurer une base décisionnelle partagée

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: Mettre les femmes et les survivantes de conflits au centre des efforts pour bâtir un monde plus pacifique et sécuritaire."

Il faut:

  • [S’assurer que les droits humains et les droits des femmes sont respectés au niveau mondial]
  • [S’assurer que 50% des investissement du G7 aient des retombées positifs pour les femmes]
  • [S’assurer d’atteindre la parité dans tous les discussions et les événements du G7]

[La revendication écrite sur l'image est: "Développer un modèle économique qui facilite l'autonomisation et l'agentivation des femmes"

Il faut:

  • Niveler les inégalités
  • Assurer des emplois et des modes de subsistance décents
  • Investir dans la prestation universelle de protection sociale et de services publics

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: Lutter ensemble contre le changement climatique."

Il faut:

  • Renforcer et mettre en œuvre les engagements de l’Accord de Paris visant à limiter à 1,5 degré l’élévation de la température mondiale, et mobiliser 100 milliards $ pour financer l’action climatique d’ici 2020.
  • Transformer le système économique mondial en déplaçant son point de mire de la croissance vers la justice, notamment en prenant en compte les impacts sexospécifiques et sanitaires du changement climatique.
  • Investir de l’argent et des capacités dans des solutions de rechange proposées par les communautés, les chercheurs et chercheuses et les mouvements féministes. Ces solutions contribueront à protéger les forêts, les réserves d’eau douce et les océans, en plus de contribuer à développer une économie plus juste où les femmes, les personnes qui pratiquent l’agriculture et la pêche, de même que les peuples autochtones, ne feront pas que survivre mais s’épanouiront.

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: Adopter une approche féministe à la santé sexuelle et aux droits reproductifs."

Il faut:

  • Prendre des mesures pour répondre aux répercussions néfastes des systèmes et structures juridiques qui cherchent à limiter ou à criminaliser des aspects de la santé sexuelle et génésique ou de droits qui s’y rattachent
  • Accroître les ressources pour soutenir le travail de plaidoyer pour les droits humains et les droits sexuels et génésiques ainsi que la prestation de services féministes en matière de santé sexuelle et génésique
  • Favoriser la reddition de comptes au sujet de la prestation de services féministes en matière de santé et droits sexuels et génésiques

Le texte sur l'image dit "7 revendication du W7 pour le G7: Mettre fin à la violence envers les femmes"

Il faut:

  • Consacrer un pourcentage fixe du PIB des États du G7 à une réponse complète à la violence à l’égard des femmes, avec une croissance progressive au cours des quatre prochaines années.
  • Faire en sorte que le financement pour l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation continue de tout Plan d’action national pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles (EVAWG) soit proportionné à l’urgence et à l’ampleur de la pandémie.
  • Tenir compte des approches sensibles au genre, prônant l’autonomie corporelle et visant à « ne pas nuire »[…][lors de la prise de] position des États du G7 relative à l’aide étrangère, [du] commerce et aux investissements mondiaux ainsi [que] l’annulation de la dette
  • Les mouvements féministes de la base, qui incluent des femmes autochtones et des femmes marginalisées, doivent concentrer [quelques] priorités sur les programmes de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Sur l'image il est écrit "7 revendications du W7 pour le G7: Soutenir et développer les mouvements féministes."

Il faut:

  • Développer les mouvements féministes
  • Développer une plus grande cohérence dans les politiques, en accord avec un programme féministe à l’échelle de toutes les discussions du G7.
  • Fournir un financement audacieux, soutenu et important, pour l’organisation des femmes dans les pays du G7 et à l’échelle internationale.
  • Reconnaître qu’un leadership féministe nécessite de faire en sorte qu’une diversité de femmes représentant les mouvements féministes et redevables à ceux-ci accèdent aux tribunes de leadership.
  • Financer de robustes mécanismes de protection pour les personnes qui défendent les droits humains des femmes (PDDHF).

20 mai – Lancement de La bataille de l’avortement: chronique québécoise

Nous avons le plaisir de vous inviter au 5@8 de lancement du livre de Louise Desmarais, LA BATAILLE DE L’AVORTEMENT: CHRONIQUE QUÉBÉCOISE. Nous organisons ce lancement  de concert par la FQPN – Fédération du Québec pour le planning des naissances et les Éditions du remue-ménage  cet événement nous permettra de célébrer ensemble 40 ans de luttes et 40 ans de victoires en faveur du droit à l’avortement!

Vendredi 20 mai prochain
Maison du développement durable –  50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal
17 h à 20 h
Gratuit – Réservez votre place
Événement Facebook

 

Vin, jus et bouchées seront offerts sur place. Immeuble et toilettes accessibles

Interprétation LSQ disponible en en faisant la demande 48h à l’avance.

INFO
t. 514 876-0097 *1903
info@editions-rm.ca

Un 8 mars fait de rencontres, de solidarités et d’actions

La semaine dernière était une semaine bien remplie pour la FFQ. Le 8 mars est toujours un temps de l’année important pour souligner les luttes pour les droits des femmes. Avec pour thème Appel à toutes pour se faire entendre de nombreuses activités ont été organisées partout au Québec et la FFQ a participé à plusieurs à d’entre-elles.

Avec le Collectif 8 mars, nous avons rencontré la nouvelle ministre à la Condition féminine, Lise Thériault. C’est non sans appréhension que nous nous sommes rendues à cette rencontre avec la ministre Thériault, ces déclarations sur le féminisme ont choqué et ont soulevé des questionnements quant à sa capacité à collaborer avec le mouvement féministe. Contre toute attente, nous avons été positivement surprises par la maîtrise des dossiers démontrée par la ministre et par une certaine ouverture aux revendications du Collectif 8 mars. Bien que certains engagements aient été pris par la ministre, nous surveillons de près le dépôt du prochain budget. Y aura-t-il de nouvelles coupures au Secrétariat à la condition féminine ? Les politiques de « relance économique » favoriseront-elles des secteurs économiques où les femmes sont minoritaires ? Y aura-t-il d’autres coupures dans les services et les programmes sociaux ? Les mesures fiscales privilégiées par le gouvernement vont-elles nuire à l’autonomie économique des femmes ? C’est avec ces questions en tête que nous analyserons ce budget ! Nous serons également très attentives à l’automne lors de la sortie du nouveau plan d’action en matière d’égalité femme-homme.

Si la ministre a réitéré sa position en faveur du développement des garderies privées, au détriment d’un réseau public de service de garde éducatif, nous réitérons notre volonté de défendre ce réseau qui a été obtenu, entre autres, grâce aux luttes féministes. On ne lâche rien !

Célébrer  la tradition militante de la Journée internationale pour les droits des femmes

Outre la rencontre entre la Ministre Thériault, nous avons profité de moments de solidarité et nous avons milité aux côtés de nombreuses féministes. Nous avons participé au rassemblement à Sorel-Tracy organisé par les militantes du Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux. Cette initiative, née dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, continue de réunir des féministes dans l’action pour contrer les projets qui participent à la destruction de l’environnement et mettent à risque de nombreuses communautés. Nous avons également collaboré avec le Comité 8 mars de Femmes de diverses origines. J’ai pris la parole lors d’un panel abordant différentes luttes menées par des féministes (antiraciste, anticolonialiste, entre autres). J’ai partagé avec les militantes réunies notre perspective sur l’action féministe collective et nos luttes aux politiques d’austérité. J’y ai aussi beaucoup appris. Je me suis également rendue à Trois-Rivières à l’invitation de la CSN, pour parler des nouvelles orientations de la FFQ et de la manière dont elles invitent les membres à travailler conjointement et différemment pour faire avancer un projet féministe de société. Pendant ce temps, mes collègues ont aussi été actives, entre autres, en offrant un atelier avec Femmes autochtones au Québec, au camp de formation féministe organisé par le comité femmes de l’ASSÉ et en assistant à une discussion avec Viviane Michel et Maguy Mettelus sur le racisme et le colonialisme ainsi que les solidarités entre les femmes autochtones et les femmes noires au Québec. Une discussion qui se déroulait autour de la parution en français du livre de bell hooks (figure importante du black feminism), Ne suis-je pas femme?, 30 ans après sa parution originale en anglais. Finalement, de nombreuses militantes se sont jointes à Femmes de diverses origines pour la manifestation annuelle du 8 mars à Montréal, une belle manière de souligner la tradition militante de cette journée. J’ai terminé moi-même, cette semaine d’actions, de partage de connaissances et d’apprentissages avec des femmes de ma région, en Outaouais. Une semaine riche qui nous rappelle pourquoi nous luttons et qui nous donne la force et l’énergie de poursuivre !

Nous sommes féministes

La discussion sur le féminisme, grâce ou malgré les propos de la Ministre Thériault et de d’autres élu.es du gouvernement, a pris beaucoup de place dans l’espace public et a certainement éveillé des consciences sur l’importance d’atteindre l’égalité pour toutes. Si certaines femmes, on choisi d’emboîter le pas et d’affirmer qu’elle n’était pas féministes à coup d’arguments basés trop souvent sur une vision stéréotypée du féminisme et des féministes, plusieurs autres ont répondu avec enthousiasme : « Je suis féministe ». Des initiatives comme « Nous sommes féministes » ou encore le reportage « Féministes et fières de l’être nous ont permis de nous rappeler que nous sommes nombreuses à nous identifier comme féministes et à faire vivre les luttes féministes au quotidien.

Dans ce monde où il est encore très difficile pour les femmes de faire leur place, où l’argent et le capital viennent avant le bien-être, la santé, l’éducation et les droits des femmes, le féminisme devient l’outil privilégié pour mener la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples.

Quoi que l’on puisse dire, notre société est complexe et de nombreux enjeux font en sorte que nous devons comme féministe continuer les luttes importantes et dénoncer les injustices. Toutes ensemble, nous devons nous battre pour mettre fin aux inégalités, au patriarcat, au racisme, au colonialisme et au capitalisme.

Mais force est de constater que ces dernières années nos actions produisent peu de gains. Doit-on lutter pour une amélioration du système actuel ou en inventer un tout autre reflétant davantage le monde que nous souhaitons ? Je n’ai malheureusement pas la réponse à cette question. Je sais par contre que les mouvements féministes ont toujours su travailler de façon différente. Une de nos grandes forces est de nous construire nous-mêmes comme mouvement et sujet politique. Bien que la résistance puisse prendre différentes formes et que certaines organisations le font différemment, il importe pour la FFQ et le mouvement féministe auquel elle adhère de lutter pour l’émancipation des femmes et l’affirmation de leur droit à une participation intégrale et libre à la vie sociale, culturelle, politique et économique. Nous nous devons aussi de rejeter tout système et toute pratique d’oppression et de domination qui génèrent et entretiennent la violence, la pauvreté, l’intolérance, la discrimination et l’exclusion. Mais comment lutter ensemble, quand nos expériences et nos vécus nous amènent à privilégier des moyens et des stratégies différentes pour mener ces luttes ?

Nous devons nous rappeler que nous travaillons pour une cause plus grande que notre mouvement. Nous travaillons pour une réelle transformation sociale et politique à l’image d’un projet féministe de société.

Le projet féministe de société est ambitieux, car il ne s’arrête pas à l’égalité comparative. Il cherche à éliminer toutes formes de dominations, d’inégalités et de privilèges. Il vise à consolider la solidarité, à dynamiser le mouvement féministe, à développer et à renforcer nos luttes, à accroître notre fierté et notre sentiment d’appartenance à ce mouvement.

Bien évidemment, le mouvement féministe n’est pas homogène. Je considère ce fait comme étant une force et non une faiblesse. Et je garde en tête que le féminisme que nous devons pratiquer est celui qui permet l’erreur : autrement comment pourrait-on permettre l’apprentissage ? Il est celui qui ose parler franchement, autrement comment pourrait-on nous écouter ? Et il doit permettre à une diversité de visions de se rencontrer et de se confronter, sinon, comment pourrait-on faire avancer les enjeux importants des droits des femmes ?

Considérant la société patriarcale, colonialiste, capitaliste et cette logique néolibérale, le féminisme prend tout son sens et nous devons nous mobiliser et construire une lutte forte de nos résistances pour un projet féministe de société à l’image des valeurs de la Marche mondiale des femmes que sont l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. Et cela me ramène au thème de cette année : Appel à toutes pour ce faire entendre c’est cette solidarité et cette sororité qui nous unit. Nous composons plus de la moitié de la population et ce que nous avons à dire est important. Nous sommes celles qui transforment la société, celles qui changent les mentalités, et celles qui agissent ensemble pour toutes.

Appel à toutes pour se faire entendre exprime comment nous sommes tricotées serrées, mais « lousse », tout en même temps. C’est aussi, pour moi, un écho à “tant que toutes les femmes ne seront pas libres nous serons en marche” ! Et, cette marche elle nous mènera inévitablement à la réalisation d’un projet féministe de société !

 

Mélanie Sarazin

Comité 8 mars des Femmes de diverses origines LES FEMMES LUTTENT POUR UN MEILLEUR MONDE!

Nous reproduisons ici le communiqué du Comité 8 mars Femmes de diverses origines/Women of divers origins dans le cadre la manifestation organisée pour la Journée internationale des femmes à Montréal.

Le 8 mars Journée internationale des femmes nous exigeons : Justice, paix, égalité, statut, prospérité et dignité pour toutes et tous !

Aujourd’hui, nous nous joignons aux femmes du monde entier pour célébrer nos victoires, tout en continuant à lutter pour les droits des femmes et le changement fondamental de nos sociétés. Nous refusons d’être divisées par le racisme, l’Islamophobie et la discrimination, et nous dénonçons les systèmes qui se nourrissent de l’exploitation, de l’oppression et des inégalités pour maintenir nos familles et nos communautés dans l’insécurité et la précarité. Ces systèmes s’appellent le patriarcat, le colonialisme, le capitalisme et l’impérialisme qui mènent à la guerre, la violence et la destruction de la planète. Nous signalons également une alerte urgente pour des victoires durement gagnées – pour l’égalité des sexes, l’équité salariale, la souveraineté corporelle, de bons emplois sécures – qui sont en danger.

Les politiques gouvernementales affectent l’égalité des sexes

Au Québec, les libéraux nous attaquent au nom de la soi-disant « austérité », mais il y a une forte résistance des travailleuses-eurs, étudiant-es et parents. Au Canada, les dix ans du gouvernement Harper ont été désastreux, surtout pour les femmes et les groupes marginalisés de notre société. Nous avons vu l’érosion des services et des droits durement acquis. Le nouveau gouvernement Trudeau a fait beaucoup de promesses, y compris celles qui ont un impact direct et indirect sur l’égalité des sexes. Nous devons les amener à tenir leurs promesses et exiger plus.

L’accueil des réfugiés, en provenance de Syrie et à qui on octroie la résidence permanente à leur arrivée, est une mesure positive. Mais il faut rappeler au gouvernement qu’il y’a déjà au Canada des centaines de personnes, en attente de leur statut, incapables de vivre décemment, privées de soins de santé et dont les enfants sont souvent privés d’éducation. Il ne doit pas y avoir au Canada un système d’asile et d’immigration à deux vitesses. Nous rappelons aussi que le système des travailleuses-eurs étrangers temporaires, une main-oeuvre « flexible » et exploitable sans droit, doit cesser. Enfin, nous rappelons que les libéraux doivent agir et tenir leur promesse de faciliter la réunification familiale.

 

Les femmes résistent à la guerre, la destruction de leurs communautés et de l’environnement

Les guerres sévissent dans de nombreuses régions du monde – impérialiste, civile, colonialiste et mandataire. Plusieurs pays viables sont en ruine, les civils souffrent terriblement. Pourtant, contre toute logique et tout bon sens, les forces impérialistes, y compris le Canada, avancent des arguments bienpensants pour justifier leurs actions destructives qui laissent derrière elles des pays en ruines. Cela doit cesser!

Le racisme et l’islamophobie doivent être confrontés. Lorsque les gouvernements parlent de soi-disant « radicalisation », ils sont à la recherche d’un symptôme et non pas de la cause qui souvent résulte de leurs propres politiques. En isolant les communautés, en les dénonçant pour soi-disant « pratiques culturelles barbares », les gouvernements dont celui du Canada, marginalisent les gens et cherchent à effacer leur propre complicité dans le racisme «mandataire».

Les forces capitalistes rapaces d’ici et de l’étranger cherchent des bénéfices par-dessus tout, créent la pauvreté, empoisonnent l’environnement, causent le malheur des populations locales. Les femmes sont à la pointe de la lutte contre elles. Nous devons appeler à désinvestir des entreprises qui font des bénéfices provenant des industries extractives au Canada et à l’étranger dont les activités entrainent les déplacements des populations et la destruction de l’environnement.

Nous invitons toutes celles et ceux qui appuient l’égalité réelle des femmes de nous joindre ce 8 mars Journée internationale des femmes. Célébrons la tradition militante des femmes qui nous ont précédées. Soyons en solidarité avec nos soeurs ici et ailleurs pour un monde meilleur pour nos familles, nos communautés et pour nous-mêmes.

Le 8 mars, à 18h, Manifestation, Square Cabot, (Atwater et Ste-Catherine O; métro Atwater.

-30-

Comité des femmes de diverses origines

wdofdo.wordpress.com
wdofdo@gmail.com
www.facebook.com/WDO.FDO.Quebec/

RIDM : projection et discussion autour du documentaire Maman? Non merci!

Documentaire présenté dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal + discussion organisée en collaboration avec la FFQ

Maman? Non, merci!

Au Québec, en France et en Belgique, les femmes ont acquis depuis plusieurs décennies leurs droits reproductifs, mais la pression sociale de se reproduire est toujours bien réelle. Quelle femme non-mère dans la trentaine ne s’est pas heurtée aux jugements et critiques de parents qui, eux, ont « compris le sens de la vie » ? Magenta Baribeau s’intéresse aux femmes qui, comme elle, contestent un modèle de bonheur imposé sans nuances par la société. Patricia, Claudette, Mélissa et bien d’autres articulent avec humour et intelligence la nécessité de voir leur choix de vie reconnu comme légitime. Un film rafraîchissant qui assume sans tabou un discours encore peu commun dans les médias, en hommage à toutes les femmes qui vécurent heureuses… et n’eurent pas d’enfants. (CS)

Réalisatrice : Magenta Baribeau

Bande-annonce

Présenté en collaboration avec la FFQ

Horaire

15 novembre
21h
Cinéma L’Excentris

17 novembre
17 h 30
Cinéma L’Excentris
Discussion animée par Mélanie Sarazin, présidente de la FFQ
Avec : Stéphanie Benoit-Huneault, adjointe aux projets spéciaux, Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et étudiante à la maîtrise en sociologie, concentration en études féministes), Chiara Piazzesi, professeure régulière, PhD (Département de Sociologie, UQAM), membre de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), Judith Rouan, présidente de la Fédération pour le planning des naissances.

 

Élections fédérales – Un changement de cap est nécessaire

La FFQ fait partie des groupes sociaux qui  appuie cet appel.Un rassemblement unitaire contre les politiques conservatrices et néolibérales est organisé, le 24 septembre à 18 h 30 devant la Maison de Radio-Canada à Montréal. Joignez-vous à nous !

Événement Facebook

 

Appel des mouvements sociaux du Québec

Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déchiré le protocole de Kyoto. Il a subventionné et avantagé l’industrie pétrolière des sables bitumineux, contribuant à faire du Canada un des pays les plus polluants de la planète. Il a annulé plusieurs centaines études d’impact environnemental de projets industriels, notamment ceux reliés à l’extraction des ressources naturelles.

Il continue d’ignorer les demandes répétées pour la tenue d’une commission d’enquête publique sur les 1200 femmes autochtones assassinées ou disparues en trente ans. Il a détruit le registre des armes à feu, qui s’était pourtant avéré fort utile dans la lutte contre la violence faite aux femmes.

Le gouvernement Harper a affaibli les espaces démocratiques, réduit les moyens d’agir de la société civile et tenté d’empêcher la population de s’exprimer. Il a coupé les vivres aux groupes de femmes, aux ONG de coopération internationale, aux organismes d’éducation populaire et aux autres groupes qui ne partagent pas sa vision du monde. Il veut maintenant aller fouiller dans les livres comptables des syndicats pour s’assurer qu’ils ne se mêlent pas de politique.Il a sabré dans la recherche scientifique et licencié plus de 2000 scientifiques travaillant pour le gouvernement fédéral. Il a coupé un demi-milliard de dollars à Radio-Canada, ce qui a entraîné la suppression de plus de 3000 postes et mis en péril la qualité de la programmation du diffuseur public. Il s’est attaqué à la livraison du courrier à domicile.

Le gouvernement conservateur a contribué à élargir les écarts de revenu de sorte que, selon une étude récente, une personne de 20 ans, provenant des 10 % des familles les plus riches, dispose d’un patrimoine supérieur aux revenus de toute une vie d’une personne de 60 ans d’une famille de la classe moyenne. Il a refusé de poursuivre les subventions à long terme à 554 000 logements sociaux, mettant en danger leur accessibilité financière pour les ménages à plus faible revenu. Il a refusé de bonifier le Régime de pension du Canada pour plutôt augmenter l’âge de la retraite à 67 ans. Il a coupé dans les transferts aux provinces en matière de santé et en matière de programmes sociaux (éducation, aide sociale, etc.)Par son odieuse réforme de l’assurance-emploi, il a notamment obligé les chômeurs et les chômeuses à accepter des emplois à des salaires inférieurs, non liés à leurs compétences et éloignés de leur lieu de résidence, désavantageant ainsi plus fortement les catégories déjà vulnérables sur le marché du travail telles que les femmes, les jeunes et les travailleurs et travailleuses précaires (dont ceux et celles qui ont des emplois saisonniers).

Le gouvernement Harper a réduit les avantages fiscaux accordés aux fonds de travailleurs, tout en multipliant ceux profitant surtout aux plus riches, comme les Comptes d’épargne libres d’impôt (CELI) et le fractionnement du revenu entre conjoints.Il a fait fi de toutes les recommandations de diverses instances de l’ONU en matière de droits humains.À l’étranger, sa politique s’est alignée sur celle des faucons de la droite américaine. Il a bafoué les droits du peuple palestinien en appuyant à répétition la politique d’agression d’Israël. Il a privilégié le soutien aux compagnies minières canadiennes à l’étranger au détriment de l’aide internationale au développement. Il a opté pour la guerre, les déclarations incendiaires et une politique militariste, alors que de plus en plus de réfugiés se voient refuser l’entrée au Canada, lorsqu’ils ne sont pas carrément expulsés. Il a entraîné le Canada dans l’obsession sécuritaire, ce qui a récemment conduit à l’adoption du projet C-51 qui accroît dangereusement les pouvoirs des services secrets canadiens.

 

Plus qu’un changement de gouvernement

Ce n’est pas dans ce genre de société que nous voulons vivre ! Un changement de cap est nécessaire !

Nous appelons la population à chasser le gouvernement en place. Quant aux partis d’opposition, nous les pressons de s’engager à promouvoir, au Canada comme à l’étranger, une politique basée sur la justice sociale et environnementale, sur les droits humains, sur la démocratie, sur la paix, sur la reconnaissance et le respect des droits des peuples autochtones et sur un nouveau paradigme économique au service des personnes et non l’inverse.

Il ne s’agit donc pas seulement de s’opposer aux conservateurs de Stephen Harper, il s’agit aussi de reprendre le contrôle de notre avenir collectif.

 

Signataires

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Alternatives
Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
ATTAC-Québec (Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens)
Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
Coalition Solidarité Santé
Coalition Vigilance Oléoducs (CoVO)
Comité de solidarité Trois-Rivières
Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN)
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM-CSN)
Coule pas chez nous!
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ)
Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ)
Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
Fondation Rivières
Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
Institut de coopération pour l’éducation aux adultes (ICEA)
Jeunes médecins pour la santé publique
Ligue des droits et libertés (LDL)
Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)
Mouvement des travailleurs chrétiens (MTC)
Mouvement PHAS (Personnes handicapées pour l’accès aux services)
Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux
Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQACA)
Réseau québécois pour la simplicité volontaire
Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

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Fin du tarif unique des services de garde: Un recul inacceptable pour les jeunes familles !

Communiqué émis par la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec et appuyé par la Fédération des femmes du Québec

MONTRÉAL, le 21 nov. 2014  – En ce lendemain du 25e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant, les regroupements nationaux des groupes de femmes du Québec déplorent la décision du  gouvernement du Québec de mettre fin à l’universalité des services de garde, au nom de l’état des finances publiques. «On revient à l’idée que ce sont aux parents qui ont des enfants à assumer les coûts des services de garde. Pourquoi devraient-ils payer une surtaxe parce qu’ils ont des enfants?» s’indigne Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

La modulation des tarifs en fonction du revenu des parents n’est qu’une solution faussement progressive, estime Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Non seulement les familles de la classe moyenne seront les plus touchées par une telle augmentation des tarifs, mais cette option traduit une volonté de passer du principe de l’universalité des services à celui de l’utilisateur payeur.

La mise en place, en 1997, d’un réseau public de services de garde à contribution réduite a eu des impacts importants sur le taux d’activité des mères ayant de jeunes enfants. Il est passé de 63,1% en 1996 à 80,2% aujourd’hui pour les mères avec conjoint et ayant des enfants de moins de 6 ans. Le pourcentage de familles monoparentales vivant sous le seuil de la pauvreté est passé de 60% à 20%. La fin de l’universalité des services de garde à contribution réduite représentera un recul inacceptable pour les jeunes familles !

La fin du tarif unique va également rendre les jeunes mères beaucoup plus vulnérables au moment d’une rupture. En effet, les femmes qui ont été retirées du marché du travail pendant plusieurs années pour s’occuper d’un ou plusieurs enfants présentent beaucoup plus de risques de se retrouver à l’aide sociale au moment d’une séparation que si elles sont demeurées actives.Beaucoup de recherches démontrent qu’offrir des services éducatifs dès le plus jeune âge contribue au développement  optimal des enfants, surtout les enfants  des milieux pauvres. Aussi, s’il y a rupture d’union dans le cas des familles biparentales alors que la mère s’est retirée du marché du travail pendant plusieurs années, les femmes nouvellement monoparentales  risquent beaucoup plus souvent d’être  obligées de recourir à l’aide sociale.

«Le Québec a investi beaucoup dans une politique familiale avec des effets positifs importants. Économisera-il vraiment si les femmes se retirent du marché du travail et paient moins d’impôt ou doivent recevoir de l’aide sociale? » affirme Nathalie Goulet, directrice du CIAFT.

– 30 –

 

SOURCE :
FEDERATION DES ASSOCIATIONS DE FAMILLES MONOPARENTALES ET RECOMPOSEES DU QUEBEC
Renseignements : Sylvie Lévesque, FAFMRQ (514) 729-6666 ou cel : (514) 710-6661

Coprésentation du film The Motherhood Archives – 15 et 17 novembre dans le cadre du RIDM

The Motherhood Archives

de IRÈNE LUSZTIG

Les approches à la grossesse et à la naissance ont sans cesse évolué à travers le temps. Pour le plus grand bien de la mère, ou celui de l’État, de la médecine et du patriarcat ? À partir d’un fascinant montage de films institutionnels et éducatifs en provenance de divers pays et époques, Irene Lusztig dessine une généalogie complexe de la formation à la maternité. De l’anesthésie à l’éther aux techniques d’accouchements soviétiques ou Lamaze, elle trace l’histoire culturelle de l’entraînement du corps maternel, qui devient le lieu d’un contrôle médical, idéologique et souvent nationaliste. Tout en flirtant avec la science-fiction, The Motherhood Archives rend hommage aux films féministes des années 1970 en opposant aux discours institutionnels les récits d’expérience actuels des mères. (CS)

Dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal

Présenté en collaboration avec la Fédération des femmes du Québec, le Media History Research Center et le Feminist Media Studio de l’Université Concordia

Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec prendre la parole lors de la représentation du 17 novembre.

Représentations

15 novembre 16 H – Amphithéatre du Coeur des Sciences de l’UQAM. En présence de la réalisatrice.

17 novembre 20 H – Amphithéatre du Coeur des Sciences de l’UQAM.

Visitez le site du RIDM
Billetterie en ligne

Le film est présenté en Anglais 

Un commentaire

1er mai 2014 – Manifestation : Contre les politiques d’austérité. Contre-attaquons!

1er mai 2014 – Journée internationale des travailleuses et travailleurs. La Coalition du 1er mai, qui regroupe des organisations syndicales, communautaires et étudiantes – dont la FFQ –  vous invite à participer en grand à la Manifestation Contre les politiques d’austérité. Contre-attaquons!

Soyons nombreuses dans les rues pour dénoncer ces politiques et célébrer cette Journée internationale des travailleuses et travailleurs !

Rendez-vous

  • 18 h 30 à l’angle des rues McGill Collège et Sherbrooke
  • Apportez casseroles, tam-tam, etc.

C’est sur le thème Contre les politiques d’austérité, contre-attaquons ! que sera célébrée, cette année, la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, le jeudi 1er mai prochain.

Extrait du tract produit pour la manifestation

Nos choix de société ne devraient pas être soumis aux attaques systématiques de celles et ceux qui ne jurent que par le « chacun pour soi ! ». Ce que nous sommes, ce que nous voulons, c’est une société juste, dans laquelle toutes et tous peuvent jouir des bienfaits des services publics accessibles et de qualité.

Notre système de sécurité de revenu à la retraite a besoin d’être amélioré pour permettre à tout le monde de bénéficier d’un revenu de retraite décent.

La justice sociale ne peut être otage, en aucun cas, de la privatisation.

Plus les tarifs augmentent, moins il y a d’oxygène, moins on est capable de respirer ! C’est encore et toujours la justice sociale qui écope quand on hausse les tarifs.

Les femmes  : principales victimes des mesures d’austérité.

Il est essentiel de réinvestir dans la protection de l’environnement et du développement durable. Les mesures d’austérité vont à l’encontre de ces objectifs. Les mesures d’austérité vont à l’encontre d’une vision cohérente et concertée de l’exploitation et de la transformation de nos ressources.

Pour réussir à imposer des mesures d’austérité, les gouvernements limitent les droits démocratiques des citoyennes et citoyens. Rien ne sert qu’un élu soit la voix du peuple au parlement s’il n’a pas d’ouïe pour l’entendre.

En 2012, 155 milliards de dollars reposaient à l’abri de l’impôt canadien dans des paradis fiscaux selon le Réseau pour la justice fiscale. Ces sommes auraient rapporté 23,25 G$ au fisc canadien, soit l’équivalent de ce que réclament les provinces au fédéral pour financer la santé et l’éducation.

Au Québec, près de 50 000 familles monoparentales, généralement avec des femmes à leur tête, n’ont pas un revenu suffisant pour combler leurs besoins de base. La richesse, ça se partage.

Pas de développement au détriment des droits des peuples autochtones sur leurs terres, territoires et ressources. Le legs du Canada aux populations autochtones : les pires taux d’échec scolaire, de chômage, de toxicomanie et de suicide.

L’austérité budgétaire ne fera qu’aggraver les conditions sociales et économiques de l’ensemble des travailleurs, particulièrement les travailleuses et travailleurs migrants. Le désengagement des gouvernements fédéral et provincial dans les programmes d’accueil des nouveaux arrivants ouvre la porte aux abus des employeurs.