Offre d’emploi : chargée d’appui aux communications

Sur l'image est écrit : "chargée d'appui aux communications"

Contrat de 8 mois (32 semaines : 1er octobre au 17 mai) – 15h/ semaine – 27,95$/h

**La FFQ encourage les candidates appartenant à un ou plusieurs groupes marginalisés à soumettre leur candidature. Des accommodations permettant d’effectuer le travail peuvent être discutées au besoin. Nous reconnaissons les expériences et diplômes acquis en dehors du Québec et/ou de façon non-traditionnelle.**

Description du poste : 

Dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités de la FFQ, nous recherchons une nouvelle personne pour venir appuyer notre responsable aux communications. Nous cherchons à développer notre pôle communication afin de : 

  1. Réaliser des interviews sur des thématiques d’actualités qui concernent la FFQ
  2. Réaliser des vidéos d’informations sur l’actualité de la FFQ et les enjeux d’actualités qui concernent la FFQ
  3. Rédiger des articles de fond sur les thématiques qui intéressent la FFQ et riposter de façon efficace au traitement sexiste et raciste dans certains médias
  4. Créer des boîtes à outils à l’endroit de nos membres
  5. Renforcer notre capacité de mobilisation sur des enjeux spécifiques

Cela va demander de la capacité de travail supplémentaire que notre responsable des communications ne peut assumer seule. Alors nous avons besoin de vous en appui.

Principales responsabilités : 

  • Participation et accompagnement d’un plan de communication hebdomadaire avec le soutien de l’agente aux communications 
  • Animation des réseaux sociaux (création de contenu, modération, réponse aux abonnés)
  • Gestion du site web (mise à jour rubrique du site et écriture d’articles)
  • Production du bulletin aux membres (mise en forme du bulletin et diffusion)
  • Gestion des boîtes courriel, de la boîte de messagerie de Facebook et de Twitter
  • Faire de la veille d’actualité sur les thématiques couvertes par la FFQ

Compétences/Expérience :

  • Aptitudes en rédaction en français
  • Expérience professionnelle ou militante en communication et organisation d’événement
  • Bilinguisme (anglais-français) fonctionnel
  • Maîtrise de la suite Adobe (surtout Photoshop et Premiere Pro)
  • Connaissance du gestionnaire des pages Facebook
  • Connaissance de WordPress
  • Notions de base de mise en page, de composition d’image, de graphisme, de création vidéo
  • Compréhension des enjeux féministes au Québec et des questions d’intersectionnalité et d’oppressions systémiques et compréhension de base des principes de communication politique 
  • Capacité de synthèse (être en mesure d’identifier rapidement les enjeux principaux pour mieux les synthétiser sous forme d’articles et/ou d’infographies)

Seront considérés comme atouts : 

  • Connaissance de Constant Contact et Donor Perfect
  • Maîtrise de Photoshop et Illustrator
  • Bonne connaissance des gestions des publicités sur Facebook
  • Bonne connaissance d’autres plateformes de réseaux sociaux (LinkedIn, Instagram)
  • Réseau de contacts de militantes féministes à Montréal et en région

Pour soumettre votre candidature : 

Si ce poste vous intéresse, veuillez postuler avant le 4 septembre en envoyant un CV et une lettre de présentation à emploi@ffq.qc.ca en indiquant dans l’objet “Candidature – appui aux communications”. Les entrevues auront normalement lieu dans la deuxième semaine de septembre pour un début de prise de poste début octobre. 

Nous remercions toutes les candidates qui nous enverront leur candidature, cependant seules celles retenues pour une entrevue seront contactées.

Rencontre avec le Premier Ministre

Le 16 juillet dernier, la FFQ et 5 autres personnes et groupes ont rencontré le Premier Ministre Justin Trudeau et la Ministre Mélanie Joly pour un table ronde sur les droits des femmes, particulièrement en réaction à la mobilisation autour du film Unplanned.

Nous lui avons communiqué notre déception quant au fait que cette rencontre ait eu lieu seulement à la fin de son mandat, en réaction à une histoire liée à l’avortement (qui peut sembler une question politiquement facile à gérer) et que la rencontre incluent seulement 6 invitées, sans chercher à centrer les voix des femmes plus marginalisées. Bien qu’il est important de parler de la montée de la droite, nous avons également mis de l’avant l’état catastrophique du status quo dans un contexte où les droits des femmes sont loin d’être respectés actuellement.

Les principes de justice reproductive, développés dans les années 90 par des femmes noires américaines qui ne s’identifient pas avec les arguments de « choix » et le mouvement très blanc autour de cette question, lui ont été présentés et la FFQ a clairement communiqué que le droits à l’avortement est une question beaucoup plus complexe que simplement la légalité du geste médical. 

Le droit à l’avortement est intimement lié aux enjeux de marginalisation. Nous avons donc parlé des stérilisations forcées des femmes autochtones, des retraits d’enfants autochtone et/ou dont les parents consomment des drogues ou sont autrement marginalisés par la protection de la jeunesse, de l’accès aux soins pour les personnes en région et les personnes sans statut, de la reconnaissance de l’agentivité de toutes les femmes, des enjeux liés à la criminalisation de la non-divulgation du VIH, de la pauvreté et autres barrières à la parentalité, de l’accès à la procréation médicalement assistée et à la contraception, des violences obstétricales et de nombreux autres enjeux. 

De plus, nous avons pu discuter de réforme du mode de scrutin et autres réformes parlementaires ainsi que de la nécessité que le Premier Ministre participe au débat sur les enjeux féministes organisé par Up For Debate.

Notre demande est claire: Que le gouvernement fédéral utilise les outils à sa disposition pour s’assurer de mettre en place des mesure légales, des conditions matérielles et un contexte social qui ancrent réellement la justice reproductive dans la société canadienne pour que ces droits deviennent d’abord réels pour toustes et, ensuite, qu’ils soient tellement acquis qu’ils ne seront plus jamais menacés, que ce soit par la propagande ou par des gouvernements futurs.

Nous espérons voir des actions concrètes.

« IL N’Y AURA PAS UNE PRISON MIGRANTE DE PLUS À LAVAL »

prison femmes migrantes

« IL N’Y AURA PAS UNE PRISON MIGRANTE DE PLUS À LAVAL », DISENT À L’UNISSONS DES GROUPES COMMUNAUTAIRES OPPOSÉS À LA CONSTRUCTION DE LA PRISON MIGRANTE DE LAVAL.

« Nous sommes ici pour dire à Ottawa qu’il n’y aura pas de nouvelle prison ! », a lancé d’emblée Amy Darwish, porte-parole  de Solidarité sans frontières. À ses côtés, sur la site de la construction de la nouvelle prison migrante, des représentant·e·s de réseaux migrants, féministes, juristes et environnementaux. La conférence de presse a été organisée en réponse à l’annonce par le gouvernement fédéral du choix de l’entrepreneur général qui sera responsable du projet, soit Construction Tisseur Inc,  une petite entreprise basée à Val-David. Il est donc attendu que la construction de la nouvelle prison débute prochainement.

Les organisations communautaires représentées lors de la conférence de presse insistent sur le fait que les compagnies prenant part à ce projet profitent de l’emprisonnement des migrants et de la séparation des familles.  « Nous voulons envoyer un message à Yannick Tisseur, président de Tisseur Inc. : ceci n’est pas un projet comme les autres. En acceptant ce contrat, vous choisissez un camp et c’est celui qui vise à priver à des personnes de leur liberté et sécurité. Vous vous positionnez du côté d’un système mondial d’apartheid qui se base sur la richesse et les privilèges », a ajouté Mme Darwish.

« Le gouvernement parle de centre de détention, mais c’est ni plus ni moins qu’une prison qui sépare des familles et les force à vivre dans la peur et la précarité. Le Canada sait très bien que les personnes viennent ici parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. Plusieurs femmes migrantes fuient à cause de la pauvreté et de la violence genrée dont elles, et leurs enfants, sont les premières victimes », a affirmé Marlihan Lopez de la Fédération des femmes du Québec. 

Le porte-parole des Mexicain-es uni-es pour la régularisation, Carmelo Monge, a connu la détention dans l’actuelle prison migrante de Laval. « Pour plusieurs d’entre nous, on vit ça comme une injustice parce que nous sommes utilisés comme main-d’oeuvre bon marché pour travailler dans les champs, dans les usines ou comme aide familiaux mais après, on nous met dans des cages en nous disant que nous ne sommes pas les bienvenus », a fait remarquer M. Monge. 

Tout comme les firmes d’architecture impliquées dans le projet, soit Lemay et Groupe A, Construction Tisseur se présente comme écoresponsable. Le Canada a annoncé que cette prison respecterait des normes environnementales (certification LEED) et qu’elle serait écoresponsable. Pour Justice Climatique Montréal, il s’agit surtout d’une stratégie de marketing politique.  « Le gouvernement cherche à vendre ce projet à la population en employant différentes techniques de marketing. Il utilise des mots à la mode comme “environnementalement durable” pour donner l’impression que ce projet n’a pas d’impact sur l’environnement et participe aux efforts pour protéger notre planète. Or, selon nous, il n’y a absolument rien positif pour l’environnement à détenir des personnes pendant plusieurs mois simplement parce qu’elles n’ont pas pu amener avec eux les bons papiers en fuyant leur pays », a expliqué Morgan McGinn de l’organisation environnementale basée à Montréal. « Nous savons très bien que le Canada est responsable de la détérioration des conditions environnementaux qui forcent aujourd’hui plusieurs millions de personnes migrantes à fuir leur pays, à commencer par les activités des compagnies minières canadiennes dans plusieurs pays du Sud », a-t-elle précisé. 

« Vous savez, la détention des personnes immigrantes n’est pas nouvelle en soi. Ça fait parti d’une très longue histoire de pratiques et de politiques coloniales et racistes que le Canada a eues par le passé. Aux États-Unis, on parle ouvertement de camps de concentration pour qualifier ce qu’ils font. Bien que la pratique actuelle soit différent dans le contexte canadien, nous pensons qu’il est de notre responsabilité collective de souligner le fait que le Canada aussi emprisonne les personnes migrantes, incluant les enfants et séparent des familles », a indiqué la représentante de l’Association des juristes progressistes, May Chiu. 

Depuis le début de l’annonce de la construction d’une nouvelle prison migrante à Laval, plusieurs membres de la communauté et plus de 70 groupes communautaires se sont officiellement opposés à la décision du gouvernement fédéral d’allouer plusieurs centaines de millions de dollars à la construction de deux nouvelles prisons migrantes, l’une à Surrey et l’autre à Laval. 

LE COLLÈGE DES MÉDECINS REFUSE D’ÉCOUTER LES FEMMES

Voici la lettre ouverte publiée par le journal La Presse et co-signée par une quinzaine d’organismes féminismes :

« Ligotée […], isolée dans la peur et le froid et laissée à moi-même. »

« J’étais certaine qu’ils allaient me tuer. Ça fait 25 ans de ça, mais j’en pleure encore. »

« Je ne savais même pas ce qu’il faisait, mais ça m’a fait vraiment mal. »

« C’est mon corps, je suis consciente des risques possibles, laissez-moi donc choisir ! »

Témoignages sur les violences obstétricales et gynécologiques recueillis par le regroupement naissance-renaissance

Des témoignages comme ça, le Regroupement Naissance-Renaissance en reçoit beaucoup. C’est ce qui nous a convaincus de former la Collective du 28 mai, constituée de groupes féministes pour dénoncer ces violences.

Le 28 mai dernier, nous avons lancé un appel aux témoignages dans le but de faire réaliser aux instances de santé publique la nature systémique de ces violences, loin d’être des cas isolés.

Malgré nos efforts, le Collège des médecins n’entend pas. Dans un article publié mardi dans La Presse, Yves Robert, secrétaire du Collège, réduit ces violences à ce qui serait un simple « problème de communication ». Il précise que « c’est probablement lié davantage à la communication et à l’explication de l’intervention qu’à un désir de violence ».

Le Collège des médecins, en mettant de l’avant un hypothétique problème de communication, se défausse de sa responsabilité pour la rejeter sur les victimes de violences obstétricales et gynécologiques.

Plutôt que de reconnaître le vécu des femmes et des personnes, la position du Collège est de dire que les femmes qui accouchent ou les personnes qui ont besoin d’un suivi gynécologique ont simplement mal compris, mal interprété les propos du ou de la médecin. Ce déni de la parole des femmes et le renvoi à un défaut de compréhension de leur part renvoient précisément aux préjugés sexistes auxquelles les femmes font face quotidiennement.

Dans le même article, le Collège des médecins parle de consentement implicite.

Nous aimerions rappeler au Collège des médecins du Québec son propre code déontologique et la loi qui régit la profession de ses membres au Québec, soit que « le médecin doit, sauf urgence, avant d’entreprendre un examen, une investigation, un traitement ou une recherche, obtenir du patient ou de son représentant légal, un consentement libre et éclairé ».

Personne ne donne un consentement implicite à un médecin pour procéder à des examens physiques quelconques simplement en prenant rendez-vous. Il est clair dans les lois et les directives cliniques que chaque examen ou intervention ne peut se faire sans obtenir un consentement explicite, libre et éclairé de la part de la personne qui demande la consultation.

Que le secrétaire du Collège des médecins se demande si, vraiment, c’est pertinent de demander explicitement le consentement à chaque geste posé revient à remettre en cause les lois en vigueur au Québec. C’est aberrant et très grave de la part d’une institution de cette importance.

Nous invitons donc le Collège à relire son propre document de référence sur le consentement aux soins, qui explique tout cela en 79 pages.

Nous l’invitons également à revoir son principe de communication. Le 11 juin dernier, invitée par le Collège, la présidente de la Fédération des femmes du Québec a parlé de la question des violences obstétricales et gynécologiques. Aux vues des propos d’Yves Robert, l’institution s’est contentée d’une invitation de courtoisie sans rien entendre de nos revendications.

Il nous paraît évident que le Collège ne comprend pas ce qu’est une violence obstétricale ou gynécologique, et n’a pas démontré son réel désir d’être à l’écoute des femmes et des personnes utilisatrices de soins obstétricaux et gynécologiques.

Nous demandons des excuses publiques du Collège des médecins.

Dire que le consentement est implicite ne suffit plus. Dire que les violences obstétricales et gynécologiques sont un problème de communication ne suffit plus. En fait, nous soutenons que de dire de telles choses n’est plus acceptable en 2019.

Nous demandons aussi au Collège des médecins d’être conséquent, et de former un comité avec différents partenaires, donc le milieu communautaire, pour imaginer des pistes de solutions afin que ces violences cessent.

Du même souffle, nous interpellons la ministre de la Santé et des Services sociaux de même que la ministre de la Justice afin qu’une enquête soit mise sur pied, qu’une réflexion soit entamée sur le sujet, et que, finalement, des données sur ces violences puissent nous guider sur les actions à prendre collectivement pour qu’enfin les femmes puissent avoir des soins de santé sans avoir peur pour leur intégrité physique.

* Cosignataires : Fédération des femmes du Québec (FFQ) ; Fédération québécoise pour le planning des naissances (FQPN) ; Centre de solidarité lesbienne (CSL) ; Action cancer du sein du Québec (ACSQ) ; Fédération des maisons d’hébergement pour femmes ; L’R des centres de femmes du Québec ; Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) ; Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles ; Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) ; Vivre 100 fibromes ; Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux (RAFSSS) ; Institut de recherche et d’actions pour la santé des femmes (IRASF) ; Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (DAWN) ; Association québécoise des infirmières et infirmiers (AQII) ; Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) ; Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ)

La vice-présidente de la FFQ nommée une des 100 personnes d’ascendance africaine les plus influentes

Affiche réalisée par MIPAD

(english will follow)

La vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec a été nommé une des 100 personnes d’ascendance africaine les plus influentes (MIPAD) au monde âgé 40 ans et moins

Marlihan Lopez recevra la reconnaissance lors de la cérémonie annuelle du MIPAD à New York à la suite de l’ouverture de la 74ème Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2019

MONTRÉAL, le 24 mai 2019 – À la veille de la journée de l’Afrique, Marlihan Lopez, Vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec, a été nommé l’un des 100 personnes les plus influents d’origine africaine âgés de 40 ans et moins au monde. Les anciens lauréats du MIPAD comprennent l’artiste du hip-hop canadien Drake, le défenseur de hockey professionnel PK Subban, et les lauréats actuels, y compris Sandy Hudson, The Weekend, rejoignant les rangs de Beyoncé, Chadwick Boseman, Lewis Hamilton, Rihanna, Tiger Woods et de nombreux autres reconnus à l’appui de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine.

Marlihan Lopez est une militante afroféministe qui œuvre dans le domaine de l’organisation communautaire, la recherche et l’intervention féministe et au sein du mouvement des femmes au Québec, notamment dans la lutte contre les violences à caractère sexuel. Elle milite également au sein des mouvements antiracistes en centrant les communautés noires qui se trouvent à l’intersection de plusieurs formes de discriminations. Elle s’est impliquée notamment dans des collectifs tels que Montréal Noir et Black Lives Matter dans la lutte contre la brutalité policière, le profilage racial et sur les enjeux en lien avec la (non)représentation des personnes noires ici au Québec.  Par ailleurs, elle a présidé la Fondation Paroles de femmes, un organisme féministe qui a pour mission la création d’espaces inclusifs par et pour les femmes racisées. Elle est actuellement Vice- présidente de la Fédération des Femmes de Québec et responsable des pratiques solidaires et anti-oppressives.

Le 27 septembre 2019, Mme Lopez se rendra à New York pour assister à une cérémonie de reconnaissance annuelle qui se déroulera en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies de 2019. Elle y rencontrera les autres lauréats pour célébrer l’excellence des Noirs dans le monde et la Décennie internationale pour les personnes d’ascendance africaine (DIPA) au cours d’une série d’activités d’une semaine, comprenant un atelier de formation au leadership de trois jours conçu exclusivement pour la classe de 2019 de MIPAD.

Le 27 septembre 2019 lors de la cérémonie d’ouverture de la Semaine de la reconnaissance des 100 personnalités les plus influents, le MIPAD, en collaboration avec la Fédération des Canadiens noirs, organiserons une table ronde pour offrir une reconnaissance au Canada en tant que norme d’excellence pour son travail autour de la mise en œuvre des objectifs de la décennie internationale. La session mettra en vedette des représentants de la société civile canadienne qui discuteront de la manière dont ils se sont mobilisés avec succès pour convaincre le Canada à devenir le seul État membre des Nations Unies à reconnaître officiellement la Décennie internationale et à affecter des fonds du budget fédéral à DIPA.

À propos de la décennie internationale

La décennie a été ratifiée par l’Assemblée générale en 2014, afin de convaincre la communauté internationale de faire progresser les droits de la personne et le bien-être des personnes d’ascendance africaine dans le monde. La Décennie est axée sur la reconnaissance des identités uniques et de l’histoire des peuples d’ascendance africaine, sur l’avancement de la justice dans les domaines des droits et libertés et sur la promotion du développement social, culturel, politique et économique au sein des communautés noires du monde entier.

À propos de MIPAD

Le peuple le plus influent d’ascendance africaine (MIPAD) identifie les personnes très performantes d’ascendance africaine des secteurs public et privé du monde entier comme un réseau progressif d’acteurs pertinents qui se rassemblent dans l’esprit de reconnaissance, de justice et de développement de l’Afrique, de ses peuples sur le continent et à travers sa diaspora.

Site web: www.mipad.org

Twitter : @MIPAD100

Facebook : www.facebook.com/mipad100/ 

Pour amples informations ou pour fixer des rendez-vous, veuillez contacter :

Pauline Ou-halima – responsable des communications de la Fédération des femmes du Québec : 514 717 4847

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English version

Vice-President of Fédération des femmes du Québec named one of the World’s 100 Most Influential People of African Descent (MIPAD) Under 40

Ms. Marlihan Lopez to receive the recognition at MIPAD annual ceremony in New York following the opening of the 74th UN General Assembly in September 2019

MONTREAL, May 24, 2019—On the eve of Africa Day, Ms. Marlihan Lopez, Vice-President of the Fédération des femmes du Québec, has been named one of the 100 most influential people of African descent in the world aged 40 and under. Past MIPAD honorees include Canadian Hip Hop moguls Drake, professional ice hockey defenceman PK Subban, and current honorees including Sandy Hudson, The Weeknd, joining the ranks of Beyoncé, Chadwick Boseman, Lewis Hamilton, Rihanna, Tiger Woods, and many others recognized by MIPAD in support of the International Decade for People of African Descent.

Marlihan Lopez is a Black feminist activist and community organizer tackling issues surrounding anti-blackness, gendered based sexual violence and its intersections. She coordinated the intersectionality division for the Quebec Coalition of Rape Crisis Centres, where she did advocacy work and raises awareness on how gender, race, class and ability intersect in the context of sexual violence. She was president of la Fondation Paroles de femmes, a feminist organization for WOC committed to creating inclusive spaces where “racialized” women can speak and share their diverse experiences and perspectives. She also organized with mouvements such as Black Lives Matter and Montréal Noir around issues such as racial profiling and police brutality. She is currently co-Vice-President for la Fédération des femmes du Québec.


On September 27, 2019, Ms. Lopez will travel to New York to attend an annual recognition ceremony, taking place on the sidelines of the 2019 UN General Assembly. There, she will meet with the other honorees to celebrate Black excellence worldwide and the UN International Decade for People of African Descent (IDPAD) over the course of a weeklong series of activities, which include a 3-day leadership training workshop designed exclusively for the MIPAD Class of 2019.

 
On September 27, 2019, at the opening ceremony for Most Influential 100 Recognition Week, MIPAD in collaboration with the Federation of Black Canadians plan to host a round table discussion, celebrating Canada as a gold standard in recognizing and implementing the objectives of the International Decade. The session will feature representatives of Canadian civil society who will discuss the ways in which they successfully mobilized to convince Canada to become the only UN members State to officially recognize the International Decade and to earmark federal budget funding for IDPAD. 


About the International Decade

The decade was ratified by the General Assembly in 2014, as a means to galvanize the international community around advancing the human rights and wellbeing of people of African descent globally. The Decade focuses on recognizing the unique identities and history of peoples of African descent, advancing justice in the areas of human rights and freedoms, and promoting social, cultural, political and economic development within Black communities around the world.

About MIPAD

The Most Influential People of African Descent (MIPAD) identifies high achievers of African descent in public and private sectors from all around the world as a progressive network of relevant actors to join together in the spirit of recognition, justice and development of Africa, its people on the continent and across its Diaspora.

Website: www.mipad.org

Twitter: @MIPAD100

Facebook: www.facebook.com/mipad100/ 

For more information or to book media interviews with Ms. Lopez, please contact:

Pauline Ou-halima – head of communications of the Federation des femmes du Québec : 514 717 4847

AGA 2019 : propositions votées et orientations futures

À Montréal, le 29 mai 2019,

Ce samedi 25 mai et ce dimanche 26 mai, les membres de la FFQ ont voté en assemblée générale dix propositions fortes dans un contexte de montée des extrêmes qui prend racine au Québec et ailleurs. Entre autres propositions sur la réforme du mode de scrutin et la sécurité et l’autonomie économique, les membres ont entériné deux propositions sur la laïcité et le port du voile.

Dans la foulée de notre allocution à l’assemblée nationale le 16 mai dernier, nos membres ont ré-appuyé notre refus du projet de loi 21. La proposition votée sur la laïcité vise à participer aux efforts des organismes de défense des droits pour retirer ce projet de loi discriminatoire et à développer des outils d’éducation populaire sur le principe de laïcité de l’Etat.

Chacune de ces propositions réaffirme que nos actions sont bien ancrées dans notre mission et notre déclaration de principe et qu’aucun compromis ne sera fait sur le dos des droits de toutes les femmes. La Fédération des femmes du Québec refuse la voie de la facilité ou du plus grand nombre parce que lorsque celles qui sont les plus marginalisées gagnent en droit, nous sommes toutes gagnantes.

Dans un climat de montée des extrêmes-droites, la Fédération des femmes du Québec entend bien jouer son rôle de rempart contre les attaques au droit des femmes les plus marginalisées.

Elle entend aussi continuer de protéger les droits fondamentaux de l’ensemble des femmes québécoises. Les récents reculs de droits à l’avortement dans plusieurs états des États-Unis sont préoccupants et appellent à un renforcement de nos positionnements sur le principe “nos corps, nos choix”. Les propositions votées sur la réforme du mode de scrutin et la sécurité et l’autonomie économique sont importantes pour que les femmes québécoises puissent sortir de la pauvreté et affirmer leur autonomie sur le plan économique et politique. Les membres souhaitent que la FFQ continue de jouer un rôle actif au sein du Comité des 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes, du Collectif 8 mars et dans la préparation de la Marche mondiale des femmes de 2020. Face aux conservateurs qui gagnent du terrain, la protection de nos droits les plus fondamentaux et nos gains en terme de pouvoir économique et politique sont plus que jamais nécessaire.

D’autres propositions votées sur la participation des régions, l’action intersectionnelle et nos priorités annuelles visent à renforcer nos structures internes pour améliorer notre capacité de répondre à notre mission de représentation des enjeux féministes au Québec, avec les spécificités propres aux femmes habitant en région.

Dotée de ces outils et de ces orientations, la FFQ veut continuer son travail de défense des droits des femmes, de défense de l’égalité entre les hommes et les femmes et entre les femmes elles-mêmes.

Les propositions votées et notre expertise sur ces sujets sont des ressources que nous entendons continuer à mettre à disposition de nos interlocuteurs et interlocutrices gouvernementaux. Plus que jamais l’écoute des premières concernées est nécessaire.

Élection à la Présidence de la FFQ : mot de candidature de Gabrielle Bouchard

Lors de ma présentation comme candidate à l’automne 2017, j’ai expliqué que mon militantisme des dernières années s’était fait dans un contexte de pratiques intersectionnelles et que mon but premier était d’amener ces pratiques à la Fédération des femmes du Québec. Je me suis engagée à participer à ce travail difficile pour que, collectivement, nous passions d’une compréhension théorique, du féminisme intersectionnel, à sa pratique active dans nos prises de positions, dans nos actions et dans notre travail quotidien. À  ce moment-là, j’avais pris l’engagement que l’égalité entre les femmes serait au coeur de mes actions, de nos actions. Nous voici un an et demi plus tard, et je trouve que nous avons fait énormément de travail dans ce cours laps de temps !

Vous êtes des centaines à avoir appuyé ce travail et à avoir collectivement affirmé  que l’égalité entre les femmes était un enjeux important pour le mouvement féministe au Québec. Ensemble, nous sommes à bâtir un mouvement plus inclusif et collectif qui tient vraiment compte de la diversité des femmes et qui refuse de faire des compromis sur le dos des plus marginalisées d’entre nous. Notre chaîne féministe n’a la force que de son plus faible maillon, et améliorer les droits des plus marginalisées, c’est améliorer notre capacité de résistance à toutes.

Vous êtes des centaines de femmes et d’organismes féministes qui ont continué à soutenir la Fédération des femmes du Québec malgré les attaques transphobes, les attaques racistes et la démagogie à laquelle nous avons fait face dans ce changement de culture. Vous êtes des centaines à avoir dit oui à ce travail difficile mais tellement inspirant. C’est grâce à vous que j’ai décidé  de me présenter cette année pour un deuxième mandat à la présidence de la FFQ.

Durant mon premier mandat, nous avons eu la chance de porter notre message à plusieurs paliers gouvernementaux et dans plusieurs sphères de la société québécoise et canadienne. Nous avons fait la promotion de l’agentivité des femmes, du principe fondamental du féminisme moderne, soit le respect de nos corps et de nos choix, du non jugement des choix que nos consoeurs font dans leur quotidien et notre soutien indéfectible pour toutes. De plus, nous avons commencé un travail important de mise à jour de notre utilisation des outils en ligne pour rendre les espaces décisionnels et de discussion plus accessibles pour l’ensemble des femmes au Québec. Ces actions ne se sont pas faites sans heurts, ni difficultés, mais le rôle de la Fédération est de défendre les droits des femmes et d’être à l’avant-garde des enjeux féministes. Avec vous, j’ai envie de continuer ce travail où les droits des femmes, le respect de leurs choix et de leur décisions seront au coeur de nos actions.

Ainsi, je vous invite à participer à notre prochaine AGA, à continuer votre engagement féministe sans compromis et bien sûr à voter pour moi dimanche le 26 mai prochain.

Féministement,

Gabrielle Bouchard, candidate à la Présidence de la FFQ pour le mandat 2019-2021

Le projet de loi ne vise pas la laïcité mais les femmes musulmanes

Québec, le 16 mai 2019 – La Fédération des femmes du Québec a soulevé les impacts du projet de loi n°21 sur les droits des minorités, en particulier des femmes musulmanes, et sur sur les droits et libertés protégés par la charte, alors qu’elle présentait ses conclusions en commission parlementaire.

“Cela fait plus de 10 ans que la FFQ tient une conversation sur la question de la laïcité. De 2009 à 2019, nous avons pu trouver une sortie par le haut en prenant pour grille d’analyse simple le principe “nos corps, nos choix” et en écoutant les premières concernées” est venu expliquer la Présidente de la Fédération du Québec.

Si un des arguments phares du gouvernement Legault est que le débat dure depuis trop longtemps et qu’en conséquence il faut légiférer aujourd’hui, nous répondons que ce projet de loi sera loin de mettre fin à ces débats.

“Ce projet de loi crée un plafond de verre. J’ai l’intention de briser ce plafond de verre que vous êtes en train de construire. Dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, j’ai l’intention de rester là pour prendre ma place dans la société québécoise” a déclaré Idil Issa, femme musulmane noire, au côté de Gabrielle Bouchard, Présidente de la FFQ.

La FFQ rejette également l’idée selon laquelle la religion serait automatiquement associée à l’oppression des femmes. Au Québec, il y a des féministes croyantes, tout comme il y a des athées réactionnaires. Pensons par exemple à ces féministes chrétiennes qui luttent pour le droit à l’avortement libre et gratuit et pensons à toutes ces féministes musulmanes qui, en tant que membre de la FFQ, se battent avec nous pour les droits de toutes les femmes.

La FFQ a rappelé dans ses conversations avec les députés que ce projet de loi ne vise pas la laïcité mais les femmes musulmanes.

La FFQ est prête à engager une discussion avec le Premier Ministre sur la laïcité, principe de séparation de la religion et des institutions et non pas un outil d’oppression des minorités.

Ce projet de loi, loin de nous rapprocher de l’égalité entre les hommes et les femmes ne fait que masquer, sous le couvert d’une fausse laïcité, le contrôle de nos corps et nos vies.

Mémoire de la FFQ sur le projet 21

La Fédération des femmes du Québec sera entendue aujourd’hui à 11h30 à l’Assemblée Nationale pour dire non au projet de loi 21.

La Fédération des femmes du Québec est une Fédération autonome crée en 1966 rassemblant des centaines de membres associatives et individuelles de partout au Québec, incluant des syndicats, des organismes communautaires et des associations étudiantes.

La FFQ se veut représentative du pluralisme de la société québécoise et
de la diversité du mouvement des femmes, particulièrement des femmes marginalisées ou vivant des oppressions.

La FFQ rejette en bloc le projet de loi 21.

Retrouvez ici notre mémoire de la FFQ sur le projet n°21 déposé à l’assemblée nationale :

S’opposer au projet de loi 21 est dans la lignée du mouvement féministe québécois

Sur la photo est représentée une femme prise de dos portant un foulard et regardant un paysage

Ce jeudi 16 mai avant 12h, la FFQ sera auditionnée à l’Assemblée Nationale pour dire son opposition au projet de loi 21.

Si le projet de loi s’appuie sur le principe d’égalité hommes-femmes et si certaines presses diffusent l’idée qu’être féministe irait de pair avec un soutien au projet de loi 21, nous défendrons qu’à l’inverse être féministe dans la lignée de l’héritage du mouvement féministe québécois suppose une opposition au projet de loi.

Un des principes historiques du mouvement féministe est « nos corps, nos choix ». C’est à partir de ce principe que la Fédération des femmes du Québec prend position sur le projet de loi 21. Notre position est que les femmes doivent avoir le plein contrôle sur leur corps et que le projet de loi, loin de favoriser l’égalité homme-femme, n’est qu’une forme différente d’une oppression envers les femmes. Cela se traduit par leur infantilisation, le contrôle de leur corps et le non respect de leurs décisions. Cette infantilisation se traduit par ailleurs dans le processus législatif du projet de loi 21 par le fait que les premières concernées ne sont pas entendues.

En somme, ce projet de loi, loin de nous rapprocher de l’égalité entre les hommes et les femme ne fait que masquer, sous le couvert d’une fausse laïcité, le contrôle de nos corps et de nos vies. Le projet de loi, présenté par le gouvernement, est selon nous et bien d’autres groupes, un projet de loi sexiste. Bien que d’autres groupes, tels les hommes et femmes Sikhs ou Juifs, subiront aussi les impacts négatifs de cette loi, nous référerons, tout au long du mémoire de la FFQ,  à celles qui sont les premières concernées par ce projet de loi, celles qui en vivront les impacts au quotidien et celles qui, au cours de la dernière décennie, ont fait les frais de nos conversations sur la laïcité, soit les femmes musulmanes. Pour nous, forcer une femme à se dévêtir, c’est une coercition et un contrôle violent du corps des femmes.

Par notre prise de position, nous défendons l’héritage des mouvements féministes fondé sur le principe “nos corps, nos choix”. Notre mémoire, qui sera déposé demain à l’Assemblée Nationale reviendra (entre autres) dans le détails de cette affirmation.

La FFQ, représentant des centaines de membres individuelles et associatives n’est pas la seule organisation féministe du Québec à affirmer ce point de vue. Dans un communiqué de presse publié le 28 mars, le centre L’R des femmes, le plus grand regroupement féministe d’action communautaire au Québec a dit clairement son opposition au projet de loi. Citons aussi les organismes féministes représentants les premières concernées par ce projet : la Fondation Paroles de femmes et Femmes noires musulmanes au Québec pour ne citer qu’eux.