Un 8 mars en action!

Visuel du 8 mars 2020

Communiqué de presse

UN 8 MARS EN ACTION !

Montréal, le 6 mars 2020 – C’est sur le thème Féministes de toutes nos forces que le Collectif 8 mars souligne la Journée internationale des droits des femmes. Depuis plusieurs semaines, le Collectif 8 mars a lancé un appel à la mobilisation en donnant la parole aux femmes. Parmi les divers moyens mis œuvre, il invite la communauté à s’engager par une campagne de partage de photos sur les réseaux sociaux et par l’envoi de cartes postales destinées à la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Le visuel de cette année représente des femmes, main dans la main, en geste de victoire symbolisant l’union des combats féministes. « Ce visuel se rapporte à la notion de partage, à une libération qui peut s’accomplir seulement de façon plurielle et collective. L’affiche célèbre, de manière festive et à travers une palette de couleurs vives, l’aspect international et intersectionnel des luttes en cette année de Marche mondiale des femmes », souligne la porte-parole du Collectif et vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Marlihan Lopez.

En appui à la Marche mondiale des femmes

Le Collectif 8 mars a choisi d’appuyer les féministes du monde entier au sein de la Marche mondiale des femmes dans leurs actions qui se dérouleront du 8 mars au 17 octobre 2020. Au Québec, le rassemblement de la Marche mondiale des femmes aura lieu le 17 octobre prochain dans la ville de Terrebonne. « Les Québécoises et les Québécois sont invités à marcher en appui aux revendications qui se déclinent sous cinq grands thèmes : pauvreté ; violence ; justice climatique ; femmes immigrantes, migrantes et racisées; et femmes autochtones. Ce sont des enjeux fondamentaux qui méritent une forte mobilisation! » ajoute Marlihan Lopez.

En marche avec Femmes de diverses origines (FDO)

Le Collectif 8 mars lance également une invitation à participer à la manifestation organisée par Femmes de diverses origines (FDO), qui se tiendra à 13 h au Square Cabot, à Montréal, station de métro Atwater.

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars représente 700 000 femmes au Québec provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Pour télécharger le visuel du 8 mars : www.facebook.com/Collectif8mars

Page Facebook de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes : www.facebook.com/CQMMF

SOURCE : COLLECTIF 8 MARS

Renseignements : Rima Chaaban, rchaaban@ftq.qc.ca, 514 806-9162

Télécharger ce communiqué : en format Word ou en format PDF

Visuel du 8 mars 2020
Visuel du 8 mars 2020. Le Collectif 8 mars, Molotov communications. Illustration : Guadalupe Pérez Pita.

La CQMMF dévoile ses revendications

Montréal, le mardi 3 mars 2020 – La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) a dévoilé ce matin ses cinq revendications devant les bureaux montréalais de la Ministre responsable de la Condition féminine, Madame Isabelle Charest. « Les revendications sont le fruit d’un travail de consultation entamé en 2018 qui a sollicité l’ensemble des membres, soit plus d’une quarantaine d’organisations, a expliqué Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la CQMMF et coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Elles permettent de faire le lien entre les enjeux des femmes au Québec en 2020 et les grands thèmes de la Marche mondiale des femmes (MMF) que sont la pauvreté et la violence ».

« La lutte contre la violence faite aux femmes est malheureusement encore et toujours un incontournable, souligne Virginie Larivière, co-porte-parole de la CQMMF et organisatrice politique au Collectif pour un Québec sans pauvreté, tout comme la lutte à la pauvreté, une autre triste constante dans la vie des femmes ». Les droits des femmes migrantes, immigrantes et racisées font également l’objet d’une revendication concernant la mise en place de mesures inclusives leur garantissant un accès aux services et la pleine réalisation de leurs droits. « La justice climatique était aussi un incontournable et nous avons choisi d’exiger des mesures facilitant l’accès à l’eau potable et à une alimentation de qualité́ à un prix accessible », a expliqué Francine Rivest, co-porte-parole de la CQMMF et coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière. Finalement, plusieurs revendications et recommandations concernent spécifiquement les femmes autochtones. « Nous réclamons justice, réparation, sécurité, sensibilisation, formation et soutien aux organismes de première ligne. Parce qu’ASSEZ C’EST ASSEZ », a martelé Viviane Michel, co-porte-parole de la CQMMF et présidente de Femmes autochtones du Québec.

La mobilisation est donc lancée – partout au Québec, les antennes régionales de la MMF et des groupes de femmes ont également déposé ou déposeront dans les prochains jours les revendications au ministre responsable de leur région – et elles culmineront le 17 octobre prochain lors d’une grande Marche à Terrebonne, un évènement national. D’ici là, la prochaine étape sur la route de la CQMMF sera de rencontrer la ministre Charest, le 6 mars prochain, afin d’échanger avec elle sur les revendications portées par les militantes de la MMF.

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Télécharger le document présentant les revendications

Pour information et demandes d’entrevue :
Éliane Legault-Roy, relationniste
eliane@beteferoce.com
Cell. : 514-692-4762

Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2020

Le Collectif 8 mars, Molotov communications. Illustration : Guadalupe Pérez Pita.

Le 8 mars prochain aura lieu la Journée internationale des droits des femmes, une journée de célébration des droits des femmes, une journée de bilans des luttes menées et à mener et aussi une journée d’actions et de mobilisations partout dans le monde. Chaque année, au Québec, le Collectif 8 mars propose un thème et un visuel à l’ensemble des groupes et organismes féministes du Québec, afin de les inspirer et les soutenir dans leur mobilisation.

Le Collectif 8 mars est composé de la FFQ, du comité condition féminine de la CSN, de la FTQ et de l’Intersyndicale des femmes (représentant les comités condition féminine de l’APTS, CSD, CSQ, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ). Cette année, le thème que nous vous proposons est le suivant : Féministes de toutes nos forces ! 

Le Collectif 8 mars représente plus de 700 000 femmes au Québec provenant autant des groupes autonomes de femmes que des organisations syndicales.

Le visuel et le thème du 8 mars 2020 : Féministes de toutes nos forces

Les mains et le geste de la victoire sont utilisés comme acte symbolique qui connecte nos luttes. Ce visuel se rapporte à la notion de partage, à une libération qui peut s’accomplir seulement de façon plurielle et collectivement. L’affiche célèbre l’aspect international et intersectionnel de nos expériences en cette année d’action de la Marche mondiale des femmes (MMF) : une ambiance de célébration à travers une palette de couleurs vives.

L’épinglette : symbole des luttes féministes

En portant l’épinglette du 8 mars, nous affirmons que nous sommes féministes et affichons notre détermination à poursuivre la lutte pour le plein respect de nos droits fondamentaux, dont celui de l’égalité entre les femmes et les hommes.

#8mars

À l’ère des médias sociaux, nous vous invitons à utiliser ce mot-clic dans le cadre de vos actions et communications entourant le 8 mars ou simplement pour commenter l’actualité.

Mobilisation

Voici une boîte à outils pour vous aider dans votre mobilisation :

Un calendrier de mobilisation

Cartes postales – versions électroniques
En français | En anglais-In English

Cartes postales – versions papier
En français | En anglais-In English

Lettre du Collectif 8 mars, envoyée en janvier 2020



Outils visuels pour promouvoir le 8 mars

Vous pouvez télécharger le matériel suivant :

Affiche (12 pouces x 18 pouces)

En français | En anglais

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Droits d’autrices:
Dans tous les cas d’utilisation de l’illustration, complète ou partielle, l’utilisateur s’engage à écrire la mention suivante : « Le Collectif 8 mars, Molotov communications. Illustration :  Guadalupe Pérez Pita. » L’illustration ne peut être modifiée d’aucune façon sans son consentement.

Bons préparatifs!

Un dialogue à poursuivre

Montréal, le 8 mars 2019 – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Le but de cette première rencontre était de présenter leurs revendications et de proposer des solutions concrètes et actuelles pour améliorer rapidement les conditions des femmes et pour atteindre l’égalité entre les sexes. 

À la lumière de cette rencontre, les représentantes du collectif ont constaté que la ministre Charest a fait preuve d’intérêt et d’une ouverture envers les revendications portées. Elles saluent particulièrement la volonté de la ministre de maintenir un canal de communication sur le terrain. Elles attendent àprésent, à l’approche du budget provincial, des actions claires de la part du gouvernement de François Legault pour l’atteinte de l’égalité entre les sexes, tout en respectant l’analyse différenciée selon les sexes+.

Les membres du collectif se seraient attendues à ce que le premier ministre participe à cette première. Or, celui-ci a brillé par son absence, malgré l’engagement public de ses prédécesseurs de rencontrer annuellement le Collectif 8 mars.

Un réinvestissement massif 

Ce sont les femmes, majoritaires dans les services publics à titre de travailleuses et d’usagères, qui sont les principales victimes des coupes des dernières années dans ces services. Les membres du collectif ont insisté auprès de la ministre pour qu’elle intercède en faveur d’un réinvestissement massif dans les services publics, la fonction publique et les programmes sociaux dans les domaines de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des services éducatifs à la petite enfance, du soutien aux proches aidantes, etc.

« Le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation, incluant l’enseignement supérieur, sont des exemples de milieux dans lesquels les travailleuses vivent au quotidien une surcharge de travail, de la pression, des heures supplémentaires obligatoires, un manque de ressources et subissent une gestion déficiente ainsi que des violences. Tous ces problèmes sont au cœur de leur réalité. Il n’est pas surprenant que les taux de détresse psychologique, de décrochage et d’épuisement professionnel au sein de ces réseaux publics atteignent aujourd’hui des sommets inégalés », a déploré Gabrielle Bouchard, porte-parole du Collectif 8 mars.

Les représentantes du collectif ont également revendiqué un financement adéquat pour les organismes communautaires qui œuvrent auprès des femmes et qui manquent cruellement de ressources. Les demandes de soutien sont d’ailleurs en constante augmentation, entre autres, en cas d’agression sexuelle, de violence conjugale, de détresse psychologique ou de problèmes de santé mentale. « Les besoins des femmes sont considérables et le sous-financement force malheureusement les groupes de femmes à cesser d’offrir certains services », s’est indignée Gabrielle Bouchard.

La fin du détournement des pensions alimentaires pour enfants 

Lors de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) a promis de retirer les pensions alimentaires du calcul de l’aide sociale et de l’aide aux études. « Le Collectif 8 mars exige non seulement du gouvernement de François Legault qu’il respecte sa promesse maintenant qu’il est au pouvoir, mais qu’il aille plus loin en cessant de comptabiliser les pensions alimentaires comme un revenu pour l’admissibilité à l’aide juridique et au soutien au logement », a précisé la porte-parole.

Augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure

Sur dix personnes qui travaillent au salaire minimum, six sont des femmes. On estime que 90 % du total des emplois au salaire minimum sont dans le secteur féminisé des services et que les personnes qui travaillent au salaire minimum font en moyenne 25 heures par semaine. « Encore une fois cette année, nous revendiquons une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, et ce, dès maintenant. Ceci dans une perspective de réduction de la pauvreté et de l’écart salarial entre les femmes et les hommes, et dans le respect de ses engagements du gouvernement envers l’égalité entre les sexes. La hausse prévue de 0,50 $, portant le salaire minimum à 12,50 $ l’heure le 1er mai prochain, demeure insuffisante pour aider les femmes à sortir de la pauvreté », a aussi commenté madame Bouchard.

Loi-cadre en matière de conciliation famille-travail-études

Les représentantes du collectif ont abordé la question de la conciliation famille-travail-études avec Isabelle Charest. La charge de conciliation repose principalement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes : elles consacrent en moyenne 1,5 heure de plus que les hommes aux tâches ménagères, aux soins aux enfants ou à titre de proches aidantes.

De plus, dix fois plus de femmes que d’hommes « font le choix » de travailler à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants. « Nous revendiquons une loi-cadre pour permettre à toutes et à tous de trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale dans une perspective d’égalité », de conclure la porte-parole du Collectif 8 mars.

Outil essentiel à appliquer : l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+)

Les représentantes du collectif ont finalement présenté à la ministre Charest deux outils utiles pour comprendre les enjeux relatifs aux femmes. En effet, l’ADS et l’ADS+ permettent d’analyser les structures, les politiques, les réformes, les programmes et les budgets afin d’évaluer les avancées et les reculs de l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes. Le collectif a notamment demandé au gouvernement de s’engager à inclure l’ADS+ dans l’ensemble de ses ministères.

« L’ADS+ est beaucoup plus inclusive que sa version initiale puisqu’elle tient compte de l’ensemble des femmes, notamment celles qui sont plus marginalisées », a expliqué la porte-parole du Collectif 8 mars, Gabrielle Bouchard. Il est essentiel de placer les femmes racisées, les femmes en situation de handicap et les femmes des communautés LGBTQ au cœur de nos calculs pour dresser un portrait réel des inégalités. Nous sommes plus fortes lorsque toutes les femmes sont incluses.

Le Collectif 8 mars en action pour la Journée internationale des droits des femmes

En plus de participer à une rencontre avec la ministre de la Condition féminine, les membres du Collectif 8 mars ont manifesté aujourd’hui dans le cadre du procès de Gilbert Rozon pour mettre en lumière les inégalités toujours présentes en défaveur des femmes.

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

SOURCE : COLLECTIF 8 MARS

Renseignements : Marilou Gagnon, gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277

Chantal Mantha (APTS), cmantha@aptsq.com, 514 236-9287
Marilou Gagnon (CSD) gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277
Ariane Gagné (CSN), ariane.gagne@csn.qc.ca, 514 349-1300
Marie-Eve Imonti (CSQ), communications@lacsq.org, 514-917-9641
Marie-Josée Nantel (FAE), mj.nantel@lafae.qc.ca, 514 603-2290
Marie-Anne Laramée (FIQ), malaramee@fiqsante.qc.ca, 514 224-0514
Pauline Ou-Halima (FFQ), pouhalima@ffq.qc.ca, 514 717-4847
Isabelle Gareau (FTQ), igareau@ftq.qc.ca, 514 953-0142
Éric Lévesque (SFPQ) eric.levesque@sfpq.qc.ca, 418 564-4150

Nathalie Côté (SPGQ), nathalie.cote@spgq.qc.ca, 418 780-5107

Marie Boti (FDO), botimarie@gmail.com, 514 717-4847

Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre de la condition féminine

Le Collectif 8 mars, qui représente 700 000 femmes au Québec, organisera samedi matin une action pour présenter ses 5 revendications féministes à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Le Respect, ça se manifeste ! 

À 7h45 devant le palais de justice de Montréal, les 11 organismes du collectif 8 mars seront présents pour mettre en lumière les inégalités toujours présentes en défaveur des femmes, à l’occasion du procès de Gilbert Rozon.

Un point presse sera organisé à cette occasion à 8h15. La porte-parole du collectif 8 mars, Gabrielle Bouchard, s’adressera aux médias en présence de toutes les membres du collectif.

Plus tard dans la journée, les membres du Collectif rencontreront la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin de lui présenter leur cahier de revendications et des solutions concrètes pour améliorer la vie des femmes.

Tant que notre monde ne sera pas égalitaire et ouvertement féministe, nous continuerons d’exiger le respect et de manifester, sans jamais laisser aucune femme de côté.

Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour notre action à 7h45 devant le palais de justice de Montréal !

Événements à Montréal et en régions :

Retrouvez ici le calendrier de toutes les activités liées à la journée du 8 mars !

Manifestation de soirée

Le Collectif 8 mars lance une invitation à participer à la manifestation organisée par Femmes de diverses origines (FDO), qui se tiendra à 17 h 30 au Carré Phillips (Rue Ste-Catherine Ouest, en face de La Baie, Métro McGill)

Journée internationale des droits des femmes 2019 : Thème, visuel et calendrier !

Le 8 mars prochain aura lieu la Journée internationale des droits des femmes, une journée de célébration des droits des femmes, une journée de bilans des luttes menées et à mener et aussi une journée d’actions et de mobilisations partout dans le monde. Chaque année, au Québec, le Collectif 8 mars propose un thème et un visuel à l’ensemble des groupes et organismes féministes du Québec, afin de les inspirer et les soutenir dans leur mobilisation. Le Collectif 8 mars est composé de la FFQ, du comité condition féminine de la CSN, de la FTQ et de l’Intersyndicale des femmes (représentant les comités condition féminine de l’APTS, CSD, CSQ, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ). Cette année, le thème que nous vous proposons est le suivant : le respect, ça se manifeste ! 

Le Collectif 8 mars représente plus de 700 000 femmes au Québec provenant autant des groupes autonomes de femmes que des organisations syndicales.

Calendrier

Vous êtes  invitées à remplir et à diffuser ce calendrier des actions du 8 mars ! Merci au Cdéacf de le mettre en ligne.

Outils visuels pour promouvoir le 8 mars

Vous pouvez télécharger le visuel afin de faire connaître le thème de cette année dans vos réseaux féministes. Nous vous invitons à utiliser les différentes images sur les réseaux sociaux et ainsi afficher votre engagement féministe pour l’égalité et la justice pour toutes les femmes !

Affiche version française [PDF haute résolution]

Affiche version anglaise [PDF haute résolution]
Bannière pour les réseaux sociaux 
Vignette pour les réseaux sociaux

Lorsque vous utilisez le visuel, merci d’indiquer les droits d’auteure de la manière suivante : Le Collectif 8 mars. Agence : UPPERKUT. Direction artistique et design graphique : Sara Dubost-Delis.

 L’illustration ne peut être utilisée que dans le contexte de la Journée internationale des femmes de 2019.

Nous vous invitons également à porter l’épinglette du 8 mars pour démontrer  l’importance de poursuivre les luttes pour une société égalitaire, juste, solidaire et en paix.

Pour vous procurez une épinglette, nous vous invitons à contacter la Table régionale des groupes de femmes de votre région ou si vous êtes une personne syndiquée à contacter votre comité condition féminine.

Pourquoi ce thème ?

Le mot Respect est très riche et il a l’avantage de pouvoir se décliner de différentes façons, selon les enjeux qui seront choisis par vos groupes.

Après des années d’austérité qui ont affecté grandement les femmes, 2018 a été une année déterminante pour le mouvement féministe partout dans le monde, comme au Québec, notamment en raison de l’ampleur et de l’impact de la vague #MoiAussi. L’année 2019 sera certainement marquée par l’arrivée au pouvoir d’un parti n’ayant, jusqu’ici, jamais gouverné.

Face à la montée des populismes de droite, du conservatisme, des intolérances raciales et religieuses et des inégalités, nous nous unissons pour exiger RESPECT.

  • Parce que nous sommes plus nombreuses à subir la violence, à vivre dans la pauvreté, à travailler au salaire minimum, à être monoparentale, à gagner un salaire moindre malgré des compétences équivalentes;
  • Parce que nous sommes plus nombreuses à assumer les tâches ménagères, à prendre soin d’un enfant ou d’un parent malade ;
  • Parce que nous sommes moins nombreuses dans les lieux de pouvoirs, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels, et moins nombreuses dans les livres d’histoire;
  • Parce que la plupart des vérités énoncées ci-haut touchent de façons encore plus criantes certaines d’entre nous qui sommes autochtones, racisées, handicapées, transgenres, en situation de pauvreté, etc.

Tant que notre monde ne sera pas égalitaire et ouvertement féministe, nous continuerons d’exiger le respect et de manifester, sans jamais laisser aucune femme de côté.

Le Collectif 8 mars fait  appel à vous pour défendre nos droits !

Pour la Journée internationale des droits des femmes, faites-vous entendre pour l’égalité et la justice pour toutes  les femmes !

La Journée internationale des femmes de 2018: Calendrier, thème et visuel!

Le texte dit "féministe tant qu'il le faudra" sur un fond violet.

Au fur et à mesure que les informations à propos de la Journée internationale des femmes de 2018 seront dévoilées, elles seront ajoutées à cette page. Venez donc la vérifier souvent!

Action éclair du Collectif 8 mars

Pour souligner la Journée internationale des femmes, le Collectif 8 mars vous invite à participer à son action éclair! ⚡

Nous manifesterons devant les bureaux du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (2021 rue Union, métro McGill) à midi!

Pour plus d’infos: http://bit.ly/actioneclair

 

Manifestation du 8 mars 2018

[L'image est de plusieurs femmes. Une tient une pancarte qui dit

En organisant pour la 17e année consécutive la marche de la Journée internationale des femmes le 8 mars 2018 à Montréal, nous sommes inspirées par les citations de ces femmes héroïnes, qui nous enseignent qu’il faut bouger pour se libérer, et qu’il faut bouger collectivement.

UNISSONS NOS VOIX ET NOS ACTIONS POUR DIRE C’EST ASSEZ!

Non aux coupures dans les groupes de femmes! Non à l’appauvrissement des plus pauvres de la société, au démantèlement du système de santé et des services sociaux, et de l’éducation.

Non à la guerre contre les peuples et les pays – non au commerce des armes et des équipements militaires! Non à l’envoi de nos jeunes à l’autre bout du monde pour combattre d’autres jeunes travailleurs et travailleuses!

Non aux agressions sexuelles, non aux viols individuels et collectifs, non à l’exploitation sexuelle des femmes, non aux mariages forcés, non aux viols en contexte de guerre!

FEMMES DEBOUT!
UNISSONS NOS FORCES! PRENONS NOTRE POUVOIR!
VIVE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES!

Manifestation jeudi 8 mars 2018
Départ : Place du 6 décembre (Coin Côte-des-neiges)
Heure : Ralliement 17h30

Le Collectif 8 mars y sera!

Pour plus d’infos: http://bit.ly/manifFDO

Le Collectif 8 mars a rencontré le premier ministre et la ministre Hélène David

Ce fut une rencontre cordiale, mais les femmes attendent des gestes concrets. Lisez le communiqué de presse!

Calendrier

Le calendrier des activités du 8 mars est maintenant en ligne!

Vous organisez un événement pour la semaine du 8 mars?
Entrez-le dans le calendrier!

Vous êtes une féministe qui veut trouver un événement dans votre région du ⚜️?
Consultez le calendrier!

Les 8 revendications du Collectif 8 mars

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[L'image dit "8 revendications pour le 8 mars 2018. Sixième revendication: Pour l’accès des personnes sans statut aux droits reliés au travail et aux systèmes de santé, d’éducation et de justice"]

[L'image dit "8 revendications pour le 8 mars 2018. Septième revendication: Pour un salaire minimum à 15 $ l’heure, maintenant"]

[L'image dit "8 revendications pour le 8 mars 2018. Huitième revendication: Pour un réinvestissement massif dans les services publics, la fonction publique et les programmes sociaux.]

Pourquoi sommes-nous « Féministes tant qu’il le faudra » ?

Les multiples violences contre les femmes et notamment les femmes autochtones, les violences sexuelles révélées par #moiaussi, l’impact sexiste du néolibéralisme et des mesures d’austérité dont les coupes dans les services publics, l’absence d’équité salariale pour de nombreuses femmes, la privatisation des services de garde éducatifs, la discrimination systémique en emploi qui persiste pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap, le mythe de l’égalité déjà-atteinte : les barrières dressées devant les femmes se perpétuent. Le mouvement féministe continue de lutter pour que disparaissent toutes les barrières qui nous freinent.

À l’approche des élections provinciales, les beaux discours qui réaffirment que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale ne font pas disparaître, dans les faits, les inégalités économiques et sociales que subissent les femmes.

Nous sommes et serons féministes tant qu’il le faudra!

En ce 8 mars, je m’implique et je revendique l’égalité tant qu’il le faudra!

L’épinglette : symbole des luttes féministes

En portant l’épinglette du 8 mars, nous affirmons haut et fort que nous sommes féministes et envoyons ainsi un message politique sans équivoque sur notre volonté de revendiquer une société juste, solidaire et égalitaire.
Pour chaque épinglette vendue, 0,50 $ sont acheminés à la Fédération des femmes du Québec. De plus, la vente d’épinglettes est une façon de financer les activités organisées à l’occasion du 8 mars.

Cette année, le concept choisi par le Collectif 8 mars mise sur la typographie créée par l’Américaine Karolina Lach, une des rares femmes dans ce métier traditionnellement masculin. On peut télécharger gratuitement ce caractère, Arbutus Slab Regular, sur Google Fonts.

Le Collectif 8 mars représente plus de 700 000 femmes au Québec provenant autant des groupes autonomes de femmes que des organisations syndicales.

Outils visuels pour promouvoir le 8 mars

Vous pouvez télécharger le visuel afin de faire connaître le thème de cette année dans vos réseaux féministes. Nous vous invitons à utiliser les différentes images sur les réseaux sociaux et ainsi afficher votre engagement féministe pour l’égalité et la justice pour toutes les femmes !

 

Affiche [PDF haute résolution]: version rouge, violette, orange, noire

Poster (English version) [PDF haute résolution]: red, purple, orange, black

Icône pour les réseaux sociaux: version rouge, violette, orange, noire, découpée

Bannière pour les réseaux sociaux (nouveau format vidéo, qui fonctionne maintenant très bien)

 

Lorsque vous utilisez le visuel, merci d’indiquer les droits d’auteure de la manière suivante : Le Collectif 8 mars. Agence : UPPERKUT. Direction artistique et design graphique : Noémie Darveau.

Nous vous invitons également à porter l’épinglette du 8 mars pour démontrer  l’importance de poursuivre les luttes pour une société égalitaire, juste, solidaire et en paix.

Pour vous procurez une épinglette, nous vous invitons à contacter la Table régionale des groupes de femmes de votre région ou si vous êtes une personne syndiquée à contacter votre comité condition féminine.

Le Collectif 8 mars exige des engagements concrets de la part du premier ministre

Alors qu’elles représentent plus de 700 000 femmes au Québec, le premier ministre a encore refusé de rencontrer les membres du Collectif 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Ce matin, elles sont allées porter elles-mêmes leurs revendications devant le bureau de M. Philippe Couillard à Montréal.

« Année après année, les rencontres du Collectif 8 mars avec la ministre responsable de la Condition féminine n’ont donné aucun résultat concret », a d’entrée de jeu déclaré la porte-parole du Collectif 8 mars et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Mélanie Sarazin, lors du point de presse. « C’est le gouvernement dans son ensemble qui doit agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes et à cet effet, nous voulons cette année que le premier ministre se joigne à la ministre, ce qu’il refuse. Alors que le premier ministre affirme haut et fort que l’égalité entre femmes et hommes est un principe, les politiques d’austérité sexistes et les coupes dans les services publics ont des impacts dramatiques sur les conditions de vie et de travail de toutes les femmes du Québec. Nous le répétons chaque année, il est temps que le gouvernement nous entende », a-t-elle rappelé.

Réinvestir massivement dans le mouvement des femmes

Les représentantes du Collectif 8 mars ont une nouvelle fois sonné l’alarme : les organismes qui composent le mouvement des femmes sont à bout de souffle. Alors qu’ils sont asphyxiés financièrement, les groupes de femmes sont de plus en plus sollicités et font face à une demande de services accrue en raison même de l’augmentation des inégalités. Les femmes en subissent directement les contrecoups : listes d’attente de plus en plus longues, programmes suspendus, services abandonnés, postes abolis, etc.

« La Fédération des femmes du Québec, par exemple, ne le sait que trop bien : la situation actuelle est insoutenable et ce sont les femmes qui en écopent. Le mouvement des femmes a toujours été à l’avant-garde dans la défense collective des droits, la mise sur pied de services, l’éducation populaire, la formation continue ou encore la sensibilisation à grande échelle. Nous observons sur le terrain à quel point les politiques du gouvernement contribuent à l’appauvrissement et à la précarisation des conditions de vie des femmes. Cela frappe particulièrement celles qui sont déjà marginalisées par plusieurs systèmes d’oppressions, comme le racisme systémique ou le colonialisme ! », a déploré Mélanie Sarazin.

Prioriser l’autonomie économique des femmes

Cette année encore, le Collectif insiste : l’autonomie économique des femmes doit constituer une priorité gouvernementale transversale. C’est d’ailleurs le thème prioritaire de la 61e session d’ONU Femmes cette année, avec une préoccupation particulière pour l’autonomisation des femmes autochtones. Or, le Collectif constate sur le terrain que les politiques du gouvernement vont exactement dans le sens inverse : démantèlement des services publics, notamment des services de garde à la petite enfance, déstructuration des emplois des femmes, recul quant à la conciliation famille-travail-études, etc.

« Ce sont les travailleuses majoritaires dans ces services qui subissent les impacts de cette austérité sexiste ! Le tiers des femmes qui ont un emploi au Québec travaillent dans le secteur public », a expliqué Mélanie Sarazin. « Les compressions subies depuis 2014 mettent aussi en péril nos services de garde éducatifs qui ont pourtant permis à un nombre important de femmes de retourner et de rester sur le marché du travail, et ce, à des postes à temps complet, au lieu de postes à temps partiel ou atypiques », a-t-elle ajouté. Le gouvernement se désintéresse complètement de la création d’emplois dans les secteurs féminins : « Les mesures de relance ont davantage favorisé les hommes que les femmes : 6,2 milliards de dollars contre 2,7 milliards » a-t-elle fait valoir.

Appliquer les outils existants

Les membres du Collectif ont réitéré l’urgence d’appliquer, comme le gouvernement s’était engagé à le faire, l’analyse différenciée selon les sexes (ADS). Celle-ci doit être appliquée rigoureusement à toutes les mesures et politiques gouvernementales, en évaluant également les impacts des mesures budgétaires et fiscales afin de pouvoir tenir compte des réalités différentes entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes.

« Il faut tenir compte des discriminations systémiques dans toutes les politiques du gouvernement. Par exemple, le taux d’emploi des femmes non diplômées est de seulement 38,3 %, comparativement à 52,3 % pour les hommes dans la même situation. Le taux d’emploi des femmes immigrantes titulaires d’un diplôme universitaire est de 69,1 %, par rapport à 78,5 % chez les hommes dans la même situationIl y a longtemps qu’on dénonce cette iniquité, il est temps que sa correction devienne une priorité gouvernementale », a rappelé Mélanie Sarazin.

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars représente plus de 700 000 femmes au Québec. Il est formé de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

SOURCES : COLLECTIF 8 MARS
Chantal Mantha (APTS), cmantha@aptsq.com, 514 236-9287
Marilou Gagnon (CSD) gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277
Ariane Gagné (CSN), ariane.gagne@csn.qc.ca, 514 349-1300
Christine Marceau (CSQ), marceau.christine@lacsq.org, 514 235-5082
Marie-Josée Nantel (FAE), mj.nantel@lafae.qc.ca, 514 603-2290
Myrna Karamanoukian (FIQ), mkaramanoukian@fiqsante.qc.ca, 514 572-5454
Caroline Jacquet (FFQ), organisatrice@ffq.qc.ca, 514 806-0452
Isabelle Gareau (FTQ), igareau@ftq.qc.ca, 514 953-0142
Éric Lévesque (SFPQ) eric.levesque@sfpq.qc.ca, 418 564-4150
Marc-Antoine Ruest (SPGQ), marc-antoine.ruest@spgq.qc.ca, 581 308-7309

Renseignements : Caroline Jacquet, cellulaire : 514 806-0452

Le 8 mars, célébrons la résistance des femmes et construisons des alternatives pour un monde meilleur!

Logo de la Marche mondiale des femmes

Chères camarades, amies et militantes,

Nous, femmes de la Marche mondiale des femmes, unissons nos voix pour rendre hommage à toutes les luttes historiques, pleines d’énergie, des femmes et des mouvements féministes de par le monde.

Nous dénonçons le contexte politique mondial, marqué par un contrôle croissant des gouvernements par des partis de droite pleins de haine, de racisme, de misogynie, d’intolérance et de discriminations.  Nous devons aussi faire face à une montée et radicalisation de la violence militariste employée pour contrôler nos territoires : corps, esprits, terres, eaux, forêts, savoirs, passés historiques, présents et futurs; pour perpétuer le patriarcat, le capitalisme néolibéral et le colonialisme comme paradigmes dominants. Dans le même temps, le discours du développement perd tout sens alors que les élites accumulent les richesses, sont discréditées par la corruption et l’impunité et que les institutions, fragilisées, ne rendent jamais de compte aux peuples.

Les injustices climatiques s’aggravent partout et détruisent les modes de subsistance, provoquant des morts surtout dans les communautés pauvres. Les États-nations ne parviennent pas à remplir leurs engagements sur la justice climatique et continuent à proposer de fausses solutions. Nous appelons le monde à jeter l’opprobre sur le président des États-Unis pour la régression que suppose son refus du plan d’action pour le climat. De même, son discours « Les États-Unis d’abord » confère plus de pouvoir aux entreprises des États-Unis pour qu’elles continuent à polluer, à dépouiller les communautés locales et à exploiter la main-d’œuvre du monde entier, comme cela avait été le cas il y a des siècles avec l’esclavage. Nous savons bien que les femmes du Sud, les migrantes, les femmes de couleur et des minorités sexuelles paient de leurs corps et de leur travail le prix de la croissance économique, sans en tirer aucune gratification.

Dans ce contexte, nous femmes du Nord et du Sud devons faire face à la plus grande agression contre nos droits, qui se répercute par une violence croissante en termes de féminicides, de migrations forcées (qui débouche sur l’exploitation des femmes), de traumatismes et de morts. Toutes ces raisons sont plus que suffisantes pour exprimer notre solidarité avec nos camarades et avec toutes les femmes qui luttent.

  • Dans toute l’Afrique, les femmes résistent à de nombreuses formes de violence néocoloniale perpétrées par les multinationales du secteur extractif et de l’agro-industrie, qui envahissent nos communautés détruisent nos modes de subsistance et nous appauvrissent. Face à ces réalités, les femmes et les petites filles sont soumises aux viols, aux  mariages forcés et aux  grossesses précoces, ce qui limite leur accès à l’éducation et ne leur permet pas de vivre dignement.
  • Dans le monde arabe et au  Moyen-Orient, les femmes résistent aux  groupes fondamentalistes qui sèment la terreur dans les communautés et exposent les femmes à toutes sortes de violences et brutalités, y compris à l’esclavage. Les femmes y font face par des mécanismes d’autodétermination et d’autodéfense.
  • En Amérique, la gauche est en train d’être remplacée par des gouvernements d’extrême- droite qui détruisent les importants acquis des dernières décennies et reprennent les programmes néolibéraux qui servent les intérêts capitalistes. Les femmes résistent en défendant les droits fondamentaux, les droits de la nature et les biens communs et doivent affronter en retour la criminalisation de leur lutte, des agressions et des assassinats.
  • L’Asie souffre historiquement des effets du colonialisme et du néolibéralisme. Aujourd’hui, alors que la pauvreté augmente en raison de l’intensification du contrôle du territoire par les multinationales, protégées par les politiques néolibérales mondiales, les femmes sont bien plus exposées à l’exploitation au travail, à la violence sexuelle et à la traite.
  • En Europe, dans les différentes régions, les femmes s’opposent au recul de leur droit à l’avortement, imposé par des forces de plus en plus fondamentalistes et radicales qui prennent le contrôle des mécanismes étatiques de prise de décision. Les mesures d’austérité et de sécurité servent de justificatif à la résurgence d’un nationalisme radical qui provoque l’intolérance vis à vis des migrantes et des migrants et des autres minorités.
  • A l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous nous joignons à l’appel d’une grève internationale des femmes, car nous croyons en la nécessité de construire et de renforcer notre mouvement international féministe, moteur d’une solidarité internationale des femmes. L’autogestion des femmes dans leurs luttes locales, nationales et régionales est essentielle. Nous nous unissons comme femmes du monde, de la même voix qui a été la nôtre lors de la 10ème rencontre internationale « femmes en résistance, construisons des alternatives pour un monde meilleur », car comme nous le disons, notre mouvement est notre alternative. Nous pensons qu’en unissant nos efforts avec d’autres mouvements de femmes actifs dans cet appel, nous renforçons la lutte sur des préoccupations communes et nous nous donnons davantage de raisons d’espérer.

Nous continuons à poursuivre les actions mondiales que nous avons planifiées lors de notre 10e rencontre internationales, telles que :

  • Le 24 avril, – « Rana Plaza est partout! », Journée internationale du calendrier de la Marche mondiale des femmes avec des actions autour de l’économie des femmes (tendances économiques mondiales), le monde du travail, l’autonomie économique des femmes, etc.
  • Le 3 juin – Action mondiale : 24 heures pour la paix et la migration
  • Parallèlement, nous soutenons les appels à des actions organisées sur le plan régional pour aborder des questions régionales.

TANT QUE NOUS NE SERONS PAS LIBRES NOUS CONTINUERONS A MARCHER

World March of Women – International Secretariat
●Rua Vila Namwali 246, Malhangalene●PO Box 3632 ●Maputo3 ●Mozambique●Tel : 258 21 414189 ●Email : info@marchemondiale.orgwww.marchemondiale.org
 

Femmes de diverses origines : CÉLÉBRONS LA RÉSISTANCE DES FEMMES POUR UNE JUSTE PAIX ET L’ÉGALTIÉ

Tract de Femmes de diverses origines : femmes et arbres confondus

Nous reproduisons ici le communiqué de Femmes de diverses origines/Women of divers origins dans le cadre la manifestation organisée pour la Journée internationale des femmes à Montréal.

CÉLÉBRONS LA RÉSISTANCE DES FEMMES POUR UNE JUSTE PAIX ET L’ÉGALITÉ !

« Je définis la paix non comme l’absence de guerre, mais comme la présence de la justice et l’absence de peur. »  Ursula Franklin, (1921-2016)

À l’occasion de la Journée internationale des femmes de 2017, le Comité pour le 8 mars des femmes de diverses origines  invite toutes les femmes et leurs allié.e.s à célébrer la résistance des femmes  face aux différentes forces qui violent leurs vies et celles de leurs familles et de leurs communautés, leurs terres, leurs droits et libertés. Historiquement, les femmes ont été à l’avant-garde des mouvements et des révolutions  défiant le patriarcat, le colonialisme, l’impérialisme et le capitalisme.

Parmi les nombreuses femmes d’ici et ailleurs dans le monde qui résistent à l’inégalité et à la guerre, saluons la détermination des femmes kurdes luttant courageusement contre l’impérialisme pour leur autodétermination. Ces dernières années, elles ont été une formidable force de combat contre Daesh, les mettant sur un pied d’égalité dans leurs communautés. Quant aux femmes de la Palestine, les plus touchées par l’occupation militaire la plus longue de l’histoire, elles se tiennent  toujours debout, défiant  et résistant l’apartheid meurtrier de l’État sioniste  au quotidien.

Seules la justice et l’égalité peuvent être garantes de la paix. Au Québec et au Canada, nous avons été stupéfaites par la tuerie sauvage des musulmans à Québec. Mais nous n’en sommes pas surprises. Depuis un bon bout de temps, pour de sordides raisons  de politiques électoralistes, les gouvernements provinciaux et fédéraux, les politiciens et les médias attisent les flammes de la xénophobie et de l’islamophobie  jouant dangereusement avec les corps des femmes des communautés ethniques minoritaires et en particulier des femmes musulmanes. Si ces actes extrêmes interpellent,  malheureusement le racisme continue d’être bien vivant à l’égard de bien d’autres communautés marginalisées, comme en témoignent les révélations sur les abus sexuels perpétrés contre les femmes autochtones à Val d’Or et ce, impunément. Ou encore, à travers la question d’un jeune enfant noir à Montréal faisant écho de ce qu’il entendait sur la cour d’école, et demandant à son père: «Les Noirs sont-ils sales?

Avec Trump à la Maison Blanche, on rentre dans une période plus que jamais non sécuritaire, en particulier pour les personnes déjà vulnérables et déplacées à cause de la paupérisation programmée par la guerre et la marginalisation  tant économique que politique de leur territoire. Les gains durement arrachés par le mouvement des femmes sont attaqués – allant des droits en matière de procréation jusqu’à l’équité salariale. Mais en même temps, sur un registre plus positif, les œillères sont en train de tomber : le rôle du néolibéralisme et des grandes entreprises, qui supportent et endossent les guerres d’agression, sur les  politiques intérieures est plus clair que jamais. Les projets destructeurs délogeant des pans de population, détruisant les terres et empoisonnant les eaux – comme les oléoducs et l’exploitation féroce des mines à grande échelle – font face à une opposition acharnée des mouvements populaires où les femmes sont en première ligne, notamment en Équateur, au Dakota du Nord (USA), au Lac Barrière (Québec). Les gens descendent en masse dans les rues, posant des actes de résistance avec un discours et des objectifs clairs. Les femmes ont manifesté non seulement à Washington, mais partout dans le monde. Comme disaient les femmes sous le régime d’apartheid sud-africain dans les années 1980: «Maintenant vous avez touché les femmes, vous avez touché une roche, vous avez délogé un rocher, et vous serez écrasé »

Les volte-face du gouvernement Trudeau sur les pipelines, son soutien continu à l’État sioniste d’Israël et aux accords d’armement avec l’Arabie saoudite ont déclenché l’opposition ici au Canada devant l’abandon de ses promesses électorales l’une après l’autre. Au Québec et au Canada, nous devons réaffirmer ce que nous savons depuis longtemps : pour réaliser l’égalité des sexes, nous avons besoin de salaires équitables ($15 salaire minimum), des logements abordables, un réseau de garderie universel et accessible, des politiques d’immigration juste et une fin aux violences faites aux femmes !

Nous vivons des temps sombres, mais nous sommes inspirées par les femmes qui nous ont précédées et  célébrons leur résistance. Nous célébrons les femmes russes qui, il y a 100 ans, au cours de la Première Guerre mondiale, ont manifesté pour «la paix et du pain», ouvrant la voie à la révolution bolchevique. Nous nous souvenons des femmes du nord du Bengale (Inde) qui, il y a 50 ans, ont participé au soulèvement paysan de Naxalbari contre les relations féodales exploitantes et oppressives, inspirant les générations successives jusqu’à nos jours, en particulier les Dalits et les tribus indigènes.

Nous nous rappelons des sœurs que nous avons perdues au cours de l’année écoulée – Diana Yaros, Ramani Balendra, Nathalie Moreau, et celles plus éloignées qui ont été abattues par des balles d’assassins ces dernières années – Berta Caceres du Honduras, les femmes kurdes abattues à Paris – Sakine Cansiz , Fidan Dogan, et Leyla Saylemez – et tant d’autres. Les forces répressives pensaient qu’elles enterraient ces femmes, mais ne se rendaient pas compte qu’elles semaient les graines de la relève. Leurs actions et leurs sacrifices ont suscité des changements positifs pour elles-mêmes et leurs communautés. Nous les célébrons et nous célébrons notre résistance pour une juste paix et l’égalité!

Joignez-vous à nos deux événements :

Conférence et présentations culturelles

Dimanche le 5 mars, 14h-17h

Lieu : Maison St. Columba, 2365 rue Grand Trunk

Métro Charlevoix

Garderie sur place

Manifestation

Mercredi le 8 mars

Rassemblement à 17 h

Lieu : Place du 6 décembre

(coin Reine Marie et Côte-des-neiges)

Métro Côte-des-neiges

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Femmes de diverses origines

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