Offre d’emploi : Chargée de projet

Il est écrit : Offre d'emploi Chargée de projet Coordination des 12 jours d'action Envoyez-nous votre candidature à emploi@ffq.qc.ca

Coordination du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Contrat de 4  mois (16 semaines : 3 septembre au 23 décembre) – 25h/semaine – 27.95$/h

 **La FFQ encourage les candidates appartenant à un ou plusieurs groupes discriminés. Des accommodations permettant d’effectuer le travail peuvent être discutées au besoin. Nous reconnaissons les expériences et diplômes acquis en dehors du Québec et/ou de façon non-traditionnelle.**

Description du poste

En étroite collaboration avec l’équipe de la FFQ et le conseil d’administration, vous coordonnerez la campagne annuelle des 12 jours d’action pour l’élimination des violences envers les femmes. C’est une opportunité à saisir pour mettre en oeuvre une grande campagne nationale, dans une perspective intersectionnelle, auprès de nombreux organismes féministes !

Principales responsabilités :

  • Coordonner les rencontres du Comité des 12 jours ;
  • Respecter le budget établi par le Comité et en assurer le suivi ;
  • Planifier les besoins matériels et logistiques et organiser les activités du Comité (Site internet, événement de lancement, commémoration de la tuerie de Polytechnique le 6 décembre, lettre ouverte, etc.) ;
  • Rédiger des textes pour publication (site internet, réseaux sociaux et bulletin) concernant la campagne ;
  • Assurer l’accessibilité de la campagne ;
  • Assurer la diffusion médiatique de la campagne ;
  • Rédiger le rapport de projet ;
  • Travailler à l’établissement de partenaires en région pour relayer la campagne;

Compétences/expériences requises : 

  • Expérience professionnelle ou militante en communication et organisation de campagnes
  • Expérience professionnelle ou militante de travail en comité (compétences relationnelles)
  • Très bonne capacité à travailler en équipe
  • Bonne connaissance des enjeux féministes actuels au Québec
  • Capacité à intégrer une perspective intersectionnelle
  • Capacité de leadership, d’initiative et d’autonomie
  • Capacité d’analyse et de synthèse
  • Excellente capacité organisationnelle
  • Bonne connaissance des logiciels en environnement Windows
  • Excellente capacité de rédaction en français

Seront considérés comme atouts : 

  • Réseau de contacts presse
  • Réseau de contacts de militantes féministes à Montréal et en région

Pour soumettre votre candidature : 

Si ce poste vous intéresse, veuillez postuler avant le 20 août en envoyant un CV et une lettre de présentation à emploi@ffq.qc.ca en indiquant dans l’objet “Candidature – 12 jours d’action”. Les entrevues auront normalement lieu dans la dernière semaine du mois d’août.

Nous remercions toutes les candidates qui nous enverront leur candidature, cependant seules celles retenues pour une entrevue seront contactées.

Fédération des femmes du Québec :

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) est une organisation féministe autonome. La FFQ est un lieu de militantisme et d’action, d’analyse et de réflexion, de débat, de formation et de concertation ouvert à toutes les femmes. À l’intérieur du mouvement des femmes, la FFQ s’inscrit dans le courant qui s’attaque aux systèmes d’oppression ou de domination que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme, l’impérialisme et l’hétérosexisme qui marginalisent et exploitent les femmes aux plans social, économique, culturel, politique et religieux, à l’échelle québécoise, canadienne et internationale.

Message pour le 6 décembre : souvenons-nous.

Aujourd’hui c’est la Journée internationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Il y a 29 ans, 14 femmes étaient assassinées durant le massacre de Polytechnique uniquement parce qu’elles étaient des femmes.

Souvenons-nous de chacune de ces victimes. La perpétuation de leur mémoire est un devoir collectif de commémoration des crimes d’hier qui continuent encore aujourd’hui à cibler des femmes parce qu’elles sont des femmes.

Cette année, nous n’oublions pas qu’aujourd’hui encore des femmes autochtones se font assassinées et qu’après toutes ces années, l’enquête de police piétine encore.

1017. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et/ou disparues entre 1980 et 2012 selon le RMCP. C’est une sous-estimation.
4 000. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et disparues selon le Native Women’s Association of Canada (NWAC). Ce serait aussi une sous-estimation.

Nous n’oublions pas que 137 femmes sont assassinées dans le monde, chaque jour, sous les coups de leurs conjoints. À chaque heure, c’est environ six femmes qui sont tuées toutes les heures par quelqu’un qu’elles connaissent.

Aujourd’hui au Québec et dans le monde, le domicile est l’endroit le plus dangereux pour les femmes.

Nous n’oublions pas Daphné Boudreault, 18 ans, assassinée le 22 mars 2017 par son ex. Nous n’oublions pas qu’elle avait demandé un accompagnement de la police avant d’être assassinée, car elle avait peur de son ex-compagnon.

Nous n’oublions pas Josiane Arguin, 34 ans, assassinée par son conjoint début septembre dernier. Alors que le meurtrier comparaissait lundi, le corps de la victime n’a pas encore été retrouvée.

Nous n’oublions pas Chevranna Abdi, une femme transgenre noire morte en 2003 après avoir été traînée dans les escaliers sur plusieurs étages, visage vers le bas, par des policiers d’Hamilton, en Ontario.

En hommage à ces 14 femmes assassinées ce 6 décembre 1989, nous portons la responsabilité collective de ne pas se souvenir de leur assassinat en prétendant que de telles violences n’ont plus d’ancrage dans la réalité quotidienne du Québec en 2018.

ON SE SOUVIENT :

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.

De toutes les femmes qui ont été assassinées par leurs conjoints, leurs partenaires, des amis, des connaissances et des étrangers.

De toutes les femmes Autochtones disparues et assassinées, dont une liste incomplète de leurs noms se trouve ici: http://bit.ly/2BFffWs

De toutes les femmes trans assassinées.

De toutes les femmes lesbiennes et les femmes bisexuelles battues et assassinées parce qu’elles sont lesbiennes ou bisexuelles.

On se souvient de vous toutes et on vous aime. ❤️

6 DÉCEMBRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ceci est le logo du comité des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes. Il y a une caméra avec un symbole de vénus.

Les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Commémoration du 6 décembre 2018

Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

MONTRÉAL, le 6 décembre 2018 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes invite les médias à la Commémoration du 6 décembre, de 12h à 12h45, au Square Cabot. Durant la commémoration, le Comité honorera la mémoire des 14 femmes victimes de la tragédie de Polytechnique, des femmes autochtones assassinées et disparues et de toutes les femmes victimes de violence. Ce sera un moment pour souligner le besoin d’agir contre les violences envers les femmes encore aujourd’hui.

Force est de constater l’ampleur du travail qui reste à faire pour l’élimination de toutes les formes de violences et d’oppressions envers les femmes – plus particulièrement envers les plus vulnérables d’entre elles qui se trouvent à la croisée de plusieurs oppressions telles que le sexisme, le racisme, le capacitisme, le colonialisme, la transphobie ou l’hétérosexisme.

Cette année, le Comité des 12 jours d’action a voulu laisser une plus grande place aux femmes autochtones. C’est pour cette raison que le Comité a choisi de tenir la commémoration au Square Cabot, un lieu symbolique pour plusieurs communautés autochtones. Le Comité tient à souligner que la gentrification du Square Cabot est directement reliée à la vulnérabilisation des femmes autochtones en situation d’itinérance.

Cette journée est un devoir de mémoire, mais aussi un appel à l’action. Par ailleurs, plusieurs militantes prendront la parole lors de cette cérémonie dont Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec, Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, Nakuset, directrice du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, ainsi que Marie-Pier Boisvert (Conseil québécois LGBT), Marlihan Lopez (Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS), Dayna Danger (Centre de lutte contre l’oppression des genres) et Hanane Khales (Réseau d’action des femmes handicapées du Canada – DAWN Canada).

Enfin, une rose blanche sera déposée symboliquement pour chacune des 14 victimes de Polytechnique et une robe rouge sera présente parmi les rubans blancs pour commémorer les femmes autochtones assassinées ou disparues.

Contact média :

Pauline Ou-halima

info@ffq.qc.ca

Bureau : 514-876-0166 poste 1502

Cell : 514-717-4847

Le Comité soutient la soirée micro ouvert organisée par la Fondation Paroles de femmes,où les femmes qui ont vécu des violences occuperont la scène pour appeler la population à agir contre les violences, par le biais de la poésie, du chant, du rap et du slam. La soirée aura lieu le vendredi 7 décembre à 17h30 à la Maison du développement durable (50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal H2X 3V4).

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MONTREAL, December 6th 2018 – The 12 Days of Activism Against Gender-Based Violence Committee invites the media to its commemorative event, being held from 12PM to 12:45PM, at Cabot Square (near Atwater station). During the event, the Committee will honour the memory of the 14 victims of the Polytechnique tragedy, of missing and murdered Indigenous women, and of all women who have been or are still victims of violence.  The commemoration will serve as a moment to remember these women and to highlight the urgency of acting against gender-based violence.

Even in 2018, it is important to recognize the work that needs to be done to eliminate all forms of violence and oppression against women, particularly violence aimed at women who experience multiple forms of discrimination and violence such as sexism, racism, ableism, colonialism, transphobia and heterosexism.

This year, the 12 Days of Activism Committee hopes that the conversation about missing and murdered Indigenous women will take centre stage once again.  This December 6th, the Committee decided to meet at Cabot Square since it is a symbolic gathering place for many Indigenous communities.  The Committee seeks to emphasize that the gentrification of Cabot Square is directly linked to homeless Indigenous women’s increased risk of being exposed to violence.

The following community leaders will be present at the event : Gabrielle Bouchard, president of the Fédération des femmes du Québec, Viviane Michel, president of Quebec Native Women, Nakuset, director of the Native Women’s Shelter of Montréal, and other speakers such as Marie-Pier Boisvert (Conseil québécois LGBT), Marlihan Lopez (Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS), Dayna Danger (Center for Gender Advocacy) and Hanane Khales (DAWN Canada).

During the ceremony, 14 white roses will be laid next to 14 white ribbons, to represent each of the 14 Polytechnique victims, and a red dress will hang beside the white ribbons in memory of missing and murdered Indigenous women.

Media Contact:

Pauline Ou-halima

info@ffq.qc.ca

Bureau : 514-876-0166 poste 1502

Cell : 514-717-4847

À NE PAS RATER25 nov.           :     Début de la Campagne des #12joursdaction26 nov. (15h) :     Conférence de presse                                                                    (Centre d’éducation et d’action des femmes de MTL)6 déc. (12h)   :     Commémoration                                                                            (Square Cabot)7 déc. (18h)   :     Micro ouvert contre les violences faites aux femmes            (Maison du développement durable)Consultez le calendrier : http://cdeacf.ca/12jours
Qui est le Comité des 12 jours d’action ?
Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Native Women’s Shelter of Montreal, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de l’organisme LaVOIEdesfemmes, du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et de la Maison des femmes Sourdes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine, de la Fédération des femmes du Québec et du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – COMITÉ DES 12 JOURS D’ACTION

Ceci est le logo du comité des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes. Il y a une caméra avec un symbole de vénus.

Les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Du 25 novembre au 6 décembre 2018

MONTRÉAL, le 24 novembre 2018 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes invite les médias à une conférence de presse le lundi 26 novembre, à 15h, au Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CÉAF) (2422, boulevard de Maisonneuve Est, Montréal, Québec, H2K 2E9). Cette conférence sera le coup d’envoi des 12 jours d’action à l’échelle nationale et l’occasion d’entendre les portes-paroles de la campagne : Emilie Nicolas, membre du conseil d’administration de la Fédération des Femmes du Québec, Marie-Pier Boisvert, directrice générale du Conseil Québécois LGBT, Hanane Khales, Coordonnatrice des communications au Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (RAFH-DAWN Canada), Jessica Quijano, chargée de projet du projet Iskweu au Foyer pour femmes autochtones de Montréal et Romina Hernández Gómez, organisatrice communautaire du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

L’an dernier, dans un contexte où plusieurs événements majeurs ont secoué les groupes féministes, le Comité 12 jours d’action a mis en lumière toutes les violences invisibles que notre société continue de générer et de perpétuer à l’égard des femmes.

Cette année, 8 capsules vidéo seront lancées pour mettre en relief les problématiques concrètes que vivent encore trop de femmes, informer le public des ressources et lancer un appel à l’action.

Le Plan d’action contre la violence conjugale et la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles sont loin d’être satisfaisants. Nous demandons au nouveau gouvernement de passer à l’action :

  • Reconnaitre l’accessibilité universelle comme un droit acquis et non comme un accommodement.
  • Financer les organismes à la mission et leur permettre ainsi de fournir des services adéquats et sur du long terme, avec l’engagement de rejoindre les groupes desservis.
  • Reconnaitre la compétence et la nécessité des organismes dédiés aux femmes marginalisées en les finançant adéquatement.
  • Reconnaitre l’existence des violences systémiques et leur impact sur les femmes.

Le comité va aussi lancer un appel à l’action pour encourager la population à passer à l’action contre les violences envers les femmes. La violence envers les femmes, c’est l’affaire de tout le monde!

Le Comité invite aussi la population à participer à deux grands événements à ne pas manquer :  la commémoration du 6 décembre au Square Cabot à midi le 6 décembre. Durant la commémoration, le comité honorera la mémoire des 14 femmes victimes de la tragédie de Polytechnique, les femmes autochtones assassinées et disparues et toutes les femmes victimes de violence. Ce sera un moment pour souligner le besoin d’agir contre les violences envers les femmes encore aujourd’hui. Aussi, le Comité soutient la soirée micro ouvert organisée par la Fondation Paroles de femmes,où les femmes qui ont vécu des violences occuperont la scène pour appeler la population à agir contre les violences, par le biais de la poésie, du chant, du rap et du slam. La soirée aura lieu le vendredi 7 décembre à 17h30 à la Maison du développement durable (50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal H2X 3V4).

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Contact média :Eve Torresevetorres3108@gmail.com(514) 371-2888

À NE PAS RATER25 nov.           :     Début de la Campagne des #12joursdaction26 nov. (15h) :     Conférence de presse                                                                    (Centre d’éducation et d’action des femmes de MTL)6 déc. (12h)   :     Commémoration                                                                            (Square Cabot)7 déc. (18h)   :     Micro ouvert contre les violences faites aux femmes            (Maison du développement durable)Consultez le calendrier : http://cdeacf.ca/12jours
Qui est le Comité des 12 jours d’action ?
Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Native Women’s Shelter of Montreal, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de l’organisme LaVOIEdesfemmes, du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et de la Maison des femmes Sourdes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine, de la Fédération des femmes du Québec et du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

La campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

Cette année encore, la Fédération des femmes du Québec coordonne le Comité  des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes qui se tiendront du 25 novembre au 6 décembre 2017.

Le Comité 12 jours rassemble depuis 2008 plusieurs groupes de femmes qui luttent contre les violences ou en défense des droits des femmes de façon plus large, ayant chacun des expertises différentes et complémentaires en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.

Depuis 9 ans, le Comité mène une campagne annuelle visant l’élimination de la violence systémique envers les femmes qui continue d’exister malgré les avancées des droits des femmes au Québec et au Canada.

 Cette année, la campagne a comme but spécifique d’expliciter ce que sont les violences systémiques, en mettant l’accent sur les expériences vécues par les femmes habituellement reléguées aux marges (femmes racisées, Autochtones, queers, non-hétérosexuelles, trans, en situation de handicap, etc.).

Ici le terme « violence » est utilisé autant pour faire référence à la violence conjugale ou sexuelle que pour parler des stéréotypes et de la discrimination pour l’accès au logement, à l’emploi, aux soins médicaux et à la justice.

De plus, la campagne vise aussi à faire connaître et reconnaitre l’action et les expertises développés par les organismes travaillant à mettre fin aux violences de façon novatrice.

C’est pourquoi nous faisons appel à vous : vous pouvez rejoindre le mouvement et donner une aura nationale à ces 12 jours d’action !

Dans ce sens, nous vous proposons SIX actions auxquelles nous vous invitons vivement à prendre part afin que vos voix et expériences renforcent l’écho de ces 12 jours de mobilisation et de sensibilisation contre les violences faites aux femmes.

Action 1 : Le calendrier collectif des 12 jours

Hébergé sur le site du CDEACF (Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine), ce calendrier permet à tous les organismes féministes de diffuser leurs événements organisés entre les 25 novembre et  6 décembre 2018, autour du thème des violences faites aux femmes.

À vos claviers ! http://cdeacf.ca/12jours/calendrier12jours

2 : Diffusez la campagne vidéo et ses appels à l’action !

Cette année, le comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes lance une campagne vidéo de sensibilisation sur les violences systémiques touchant les femmes et plus particulièrement les femmes reléguées aux marges (femmes racisées, autochtones, queers, non-hétérosexuelles, trans, en situation de handicap, etc.).

La campagne sera composée de 7 vidéos, présentant chacune une violence ou une problématique que vivent les femmes et qui n’est pas souvent discutée. Par exemple, une vidéo expliquera la situation des femmes incarcérées, tandis qu’une autre parlera des violences auxquelles font face les femmes sourdes.

Chaque vidéo, composée d’un témoignage d’une femme qui a vécu une violence ou d’une organisatrice communautaire qui travaille pour mettre fin aux violences, se terminera avec un appel à l’action concret, à partager dans votre entourage.

3 : Assistez à notre événement micro ouvert pour les femmes racisées 

Cette soirée sera l’occasion d’exorciser des peines, des peurs et de faire acte de résistance.

L’événement aura lieu le vendredi 7 décembre de 17h30 à 20h30 à la maison du développement durable. (50 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, H2X 3V4).

Retrouvez toutes les informations sur l’événement facebook : http://bit.ly/2S5BFbt

Nous vous invitons à vous joindre à nous pour vivre des moments forts et libérateurs !

4 : Diffusez la conférence de presse de lancement des 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes

Le comité des 12 jours organise une conférence de presse de lancement des 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes.

Nous vous indiquerons très prochainement ici la date et le lieu de notre conférence de presse. 

Restez connecté-e-s !

 5 : Envoyez la lettre ouverte à vos élu.es !

Nous préparons une lettre collective, signée de l’ensemble des membres du Comité 12 jours, et que nous ferons circuler dans les médias.

Dès qu’elle sera prête, nous mettrons notre lettre ouverte en ligne ici que vous pourrez envoyer à vos élu.es grâce à de simples clics. 

Le plus de voix nous sommes à dénoncer les violences faites aux femmes, le plus nous serons entendu-e-s!

6 : Participez à la Journée de commémoration du 6 décembre

La rencontre sera au Square Cabot de midi à 13h. L’adresse civique la plus proche est le 1235 Rue Lambert Closse, Montréal, QC H3H 1Z4.

Le 6 décembre est la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Elle commémore les 14 jeunes femmes assassinées en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal parce qu’elles étaient des femmes. Cette journée est également dédiée à la mémoire de toutes les femmes qui ont été victimes de violences sexistes. Ces violences prennent différentes formes car elles s’articulent avec d’autres systèmes d’oppression, comme le colonialisme, le capacitisme, le racisme, l’homophobie et la transphobie.

Le Comité des #12joursdaction contre la violence envers les femmes vous invite donc à la Commémoration du 6 décembre, qui aura lieu sur l’heure du midi pour favoriser la participation citoyenne. Plusieurs militantes prendront la parole lors de cette cérémonie. Leurs noms seront bientôt annoncés.

Parce qu’il est encore important de s’engager pour que cessent toutes les formes violence envers les femmes, nous vous attendons en grand nombre! Nous vous invitons à partager cette invitation dans vos réseaux. Faisons entendre nos voix!

Les membres du comité des 12 jours :

Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de la Fédération des femmes du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison des femmes Sourdes, du Native Women’s Shelter of Montreal et du RQCALACS.

Rencontre avec la Ministre responsable de la condition féminine

Il faut cesser d’ignorer les femmes

marginalisées dans notre société !

 
Montréal, le 19 juin 2018 – Hier, lundi 18 juin, plusieurs organismes ont rencontré la Ministre responsable de la Condition féminine, Madame Hélène David. Leur point commun ? Tous travaillent avec des femmes systématiquement marginalisées dans notre société. Généralement oubliés des consultations publiques, souvent en situation de grande précarité financière, plusieurs de ces organismes rencontraient la Ministre pour la première fois hier. C’était aussi dans bien des cas la première fois que Mme David entendait parler de certaines situations inacceptables comme la quasi-absence de services de soutien et d’accueil d’urgence pour les femmes autochtones dans l’ouest de la ville de Montréal.

Le constat commun était clair : il reste énormément de travail à faire pour garantir non seulement l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi l’égalité entre les femmes ! Les femmes les plus marginalisées dans notre société devraient être au coeur de l’action publique et pour cela il faut commencer par au moins deux changements majeurs :

  • un financement stable et récurrent pour les organismes qui travaillent avec les femmes marginalisées
  • une évaluation systématique des impacts de chaque politique à partir de plusieurs facteurs, tels que le sexe, le genre, la race, la situation de handicap, l’orientation sexuelle, pour ne nommer que quelques facteurs

 

Dans cette photo il y a Lise Chovino, Gabrielle Bouchard, Adeline Jouve, Isabelle Gélinas, Caroline Jacquet, Marie-Pier Boivert, Hanane Khales, la ministre Hélène David, Marlihan Lopez, Dolores Chew, Viviane Michèle, Jessica Quijano, Dalia Tourki, Guerda Amazan
De gauche à droite:
Lise Chovino, Gabrielle Bouchard, Adeline Jouve, Isabelle Gélinas, Caroline Jacquet, Marie-Pier Boivert, Hanane Khales, la ministre Hélène David, Marlihan Lopez, Dolores Chew, Viviane Michèle, Jessica Quijano, Dalia Tourki, Guerda Amazan

Le manque de financement a des conséquences réelles sur les femmes marginalisées

Viviane Michèle de Femmes autochtones du Québec (FAQ) a rappelé tout le travail effectué par FAQ lors du Forum des Premières Nations sur les agressions sexuelles : un plan d’action majeur a été adopté, contenant des recommandations. Il est plus que temps d’agir pour briser le cercle vicieux des violences. Or cela ne pourra se faire sans un financement récurrent et suffisant pour mener à bien des projets de long terme, qui rejoignent les communautés éloignées. C’est pénible pour les organismes d’être toujours en situation de quémander du financement au lieu de se concentrer sur le travail réalisé au quotidien !

Toujours sur l’enjeu crucial du financement, Guerda Amazan de la Maison d’Haïti a expliqué qu’elle avait été obligée de mettre fin à un programme sur la santé mentale des femmes racisées—enjeu invisibilisé mais pourtant essentiel—par manque de financement ! Elle a par la suite invité la Ministre à développer un volet femme à la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2025), regrettant le silence complet du gouvernement provincial sur cette occasion unique de défendre et promouvoir les droits des personnes afrodescendantes.

Jessica Quijano et Viviane Michèle durant la rencontre avec la ministre Hélène David
Jessica Quijano (Native Women’s Shelter of Montreal) et Viviane Michèle (Femmes autochtones du Québec)

Jessica Quijano du Native Women’s Shelter of Montreal a elle aussi montré les conséquences d’un financement insuffisant et précaire : elle est la seule travailleuse de rue de l’Ouest de la ville de Montréal travaillant à réduire le nombre de femmes autochtones disparues ou assassinées, dont les femmes trans et les personnes bispirituelles, et à soutenir les familles des femmes disparues.

La gentrification autour du Square Cabot a pourtant accru la criminalisation et les violences, déjà énormes, à leur égard. La Ministre a reconnu qu’il est inadmissible qu’il n’existe actuellement aucun lieu d’accueil, ouvert 24h, tenu par un organisme autochtone, et sans jugement, seul à même d’assurer une réelle prévention.

Des femmes plus vulnérables aux violences

Hanane Khales du Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (Dawn) est revenu sur le rapport sur la victimisation avec violence chez les femmes en situation de handicap sorti cette année. Les chiffres sont alarmants : ces femmes sont près de deux fois plus susceptibles que les femmes sans handicap d’être victimes d’une agression sexuelle. Khales a repris ensuite une revendication de longue date des groupes présents et de nombreux organismes féministes :   l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+) afin d’évaluer les impacts de chaque politique à partir de plusieurs facteurs (sexe, genre, race, situation de handicap, etc.).

Ceci est un graphic qui explique les barrières au signalement d'abus que vivent les personnes en situation d'handicap. L'incapacité à reconnaître qu'elles sont victimes d'abus, des problèmes de communication, un manque de services accessibles et adaptés, une dépendance envers leur agresseur, une crainte de la police et un manque d'informations sur leur droits sont tous listés comme des barrières.

Dalia Tourki de AGIR, Action LGBTQ avec immigrant.e.s et réfugié.e.s, a dénoncé le fait que les personnes trans migrantes n’ont toujours pas le droit au Québec d’avoir des papiers d’identité correspondant à leur genre. Cette situation, unique au Canada, a des impacts terribles sur les conditions de vie des femmes trans migrantes, fuyant souvent la discrimination et la violence, pour se retrouver finalement coincées dans un imbroglio juridique et politique leur imposant à nouveau discriminations et violences.

Enfin, Dolores Chew de Femmes de diverses origines (FDO) un collectif de groupes de femmes, a dénoncé le projet de loi 62, devenu la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État et visant notamment à encadrer les demandes d’accommodements pour un motif religieux dans certains organismes. Cette loi fait partie de l’arsenal des attaques racistes et islamophobes dans le contexte général de montée de l’extrême-droite et de « l’alt-right ». Les partis politiques—quels qu’ils soient—utilisent le racisme comme diversion aux politiques d’austérité et au creusement des inégalités.

Sur l'image il est écrit "un statut pour toutes et tous". Il y a une mère avec ses deux enfants sur l'image, en avant d'une clôture avec du fil barbelé.

Nous regrettons toutes que le Comité des femmes sans statut de Montréal n’ait finalement pas pu se joindre à la rencontre, mais Mme David souhaiterait les rencontrer dans une autre rencontre en automne, pour la sensibiliser sur l’importance d’une réelle ville sanctuaire et d’un statut pour tous et toutes. Le Comité des 12 jours d’action souhaite avoir la chance de rencontrer la ministre à nouveau, pour continuer de lui expliquer la situation des femmes marginalisées au Québec, ainsi que la situation des organismes qui leur viennent en aide.

 

Qui sont les membres du comité des 12 jours?

Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes , coordonné par la Fédération des femmes du Québec, a organisé la rencontre avec Mme David le 18 juin. Cela a été possible grâce à une subvention spéciale de Mme David et nous l’en remercions chaleureusement. Rencontrer les organismes sur le terrain—et les plus marginalisés d’entre eux —doit devenir une nouvelle norme. Nous remercions aussi le Y des femmes de Montréal qui accueillait généreusement la rencontre.

 

Le Comité des 12 jours contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Filles d’action, de la  Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison d’Haïti, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du RQCALACS et du Y des femmes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine.

Communiqué du Comité des 12 jours d’action – Nous avons rencontré la Ministre Hélène David

Un constat : il reste beaucoup de travail pour éliminer les violences envers les femmes !

 

Montréal, le 14 décembre 2017 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes a rencontré la Ministre responsable de la Condition féminine, Madame Hélène David, le lundi 11 décembre. Nous nous sommes entendues sur deux constats principaux. D’une part, il reste encore beaucoup de travail pour lutter contre les violences systémiques envers les femmes, et d’autre part, les organismes travaillant avec les femmes et en particulier avec les femmes à la croisée des oppressions manquent cruellement de ressources.

 

Les porte-paroles du Comité des 12 jours d’action ont remis à la Ministre une lettre collective signée par plus de 120 organismes, exigeant que le gouvernement reconnaisse nos expertises et nous dote des moyens nécessaires pour poursuivre notre mission. Florence Pardo a explicité : “Ces violences sont produites et reproduites dans toutes les sphères de la vie: dans les médias, dans la sphère sociale et économique, dans nos institutions et même dans nos lois. Les violences envers les femmes ne sont pas un phénomène extraordinaire, elles sont malheureusement trop courantes, et parfois même banalisées et invisibilisées. Elles touchent tous les aspects de la vie des femmes”. “Les organismes qui travaillent avec les femmes marginalisées sont affamés. Les besoins sont de plus en plus criants, et nous ne sommes plus en mesure d’y répondre” a ajouté Gabrielle Bouchard. Enfin, Marlihan Lopez a précisé que : “Les organismes qui travaillent avec les femmes à la croisées des oppressions ont trop peu de ressources et de temps pour participer aux consultations. Cela a des conséquences directes sur la formulation des stratégies et politiques gouvernementales qui marginalisent systématiquement les besoins de ces femmes”.

 

La Ministre Hélène David a reconnu qu’il y avait un problème de financement des organismes communautaires. Elle s’est engagée à poursuivre cette réflexion avec nous, afin d’améliorer substantiellement le financement des organismes et la manière dont il est alloué. En outre, elle a reconnu que les préoccupation des organismes féministes et communautaires doivent être transversales à tous les autres ministères et s’est engagée à porter ces dossiers auprès de ses homologues.

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Contact média : Amel Zaazaa amelia.zaazaa@gmail.com 514 261-5334

De gauche à droite : Adeline Jouve, Ève Torres, Gabrielle Bouchard, Amel Zaazaa, Marlihan Lopez, Hélène David, Natasha Harvey, Isabelle Gélinas, Hanane Khales, Michèle Spieler, Florence Pardo, Caroline Jacquet

Le Comité des 12 jours contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Filles d’action, de la  Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison d’Haïti, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du RQCALACS et du Y des femmes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine .

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – COMMÉMORATION DU 6 DÉCEMBRE (BILINGUAL/BILINGUE)

L'image est d'un labyrinthe blanc dans une forme ovale. Dans le labyrinthe, on distingue une zone intitulée « Économie » avec un symbole de « dollar », une zone intitulée « Santé » avec un symbole de pharmacie, une zone intitulée « Justice » avec une balance de justice comme symbole. Trois loupes de couleurs claires (jaune, rose et bleu) sont posées sur le labyrinthe. Il y a du texte dessous celui-ci qui lit

Commémoration du 6 décembre

Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

MONTRÉAL, le 4 décembre 2017 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes invite les médias à la Commémoration du 6 décembre, de 12h à 12h45, à la Place du 6-décembre-1989 (métro Côte-des-Neiges). Ce rassemblement souligne l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal et la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada.

Cette Commémoration prend place dans un contexte particulier: après les témoignages des femmes autochtones à la Commission d’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, la campagne de dénonciation des agressions sexuelles #moiaussi, les taux élevés de féminicides et de violences conjugales et toutes les violences à l’égard des femmes trans. Force est de constater l’ampleur du travail qui reste à faire pour l’élimination de toutes les formes de violences et d’oppressions envers les femmes et plus particulièrement envers les plus vulnérables d’entre elles qui se trouvent à la croisée de plusieurs oppressions telles que le sexisme, le racisme, le capacitisme, le colonialisme, la transphobie ou l’hétérosexisme.

Cette journée est un devoir de mémoire mais aussi un appel à l’action. Par ailleurs plusieurs militantes prendront la parole lors de cette cérémonie dont Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec, ainsi que quatre membres du comité 12 jours d’action: Marie-Pier Boisvert, Marlihan Lopez, Hanane Khales et Safa Chebbi.

Enfin, une rose blanche sera déposée sur chacune des stèles commémoratives.

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Contact média :

Amel Zaazaa
amelia.zaazaa@gmail.com
(514) 261-5334
 

Qui est le Comité des 12 jours d’action ?

Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Filles d’action, de la Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison d’Haïti, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du RQCALACS et du Y des femmes de Montréal. La Campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce au soutien du Secrétariat à la Condition féminine.

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L'image est d'un labyrinthe blanc dans une forme ovale. Dans le labyrinthe, on distingue une zone intitulée « Économie » avec un symbole de « dollar », une zone intitulée « Santé » avec un symbole de pharmacie, une zone intitulée « Justice » avec une balance de justice comme symbole. Trois loupes de couleurs claires (jaune, rose et bleu) sont posées sur le labyrinthe. Il y a du texte dessous celui-ci qui lit

6th of December Commemoration

International Day for the Elimination of Violence Against Women

MONTREAL, December 4th, 2017 – The 12 Days of Activism Against Gender-Based Violence Committee invites the media to the 6th of December Commemoration, from 12PM to 12:45PM, at the Place du 6-décembre-1989 (near the Côte-des-Neiges metro station). This gathering marks the anniversary of the École Polytechnique massacre in 1989, during which 14 young women were killed, and will take place on the International Day for the Elimination of Violence Against Women.

Many recent events have led to this year’s commemoration gaining a particular importance; the testimonies given by Indigenous women during the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, the #metoo campaign denouncing sexual assault, the high rate of domestic violence and femicides, and the high rates of violence and murder that many trans women face have all made headlines. These recent events highlight that it is just as important as ever to recognize and challenge all forms of oppression and violence against women. It is especially important to do so when there is violence and oppression towards the most vulnerable of women whom find themselves at the intersection of multiple oppressions such as sexism, racism, ableism, colonialism, transphobia, and homophobia.

The 6th of December is day of remembrance that must be honored, but it is also a call to action. In this spirit, many activists will speak to the crowd during the ceremony, including Viviane Michel, president of Native Women Québec, Gabrielle Bouchard, president of the Fédération des femmes du Québec, as well as four members of the 12 Days Against Gender-Based Violence Committee: Marie-Pier Boisvert, Marlihan Lopez, Hanane Khales et Safa Chebbi.

At the end of the commemoration, a white rose will be placed on each memorial stone.

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Media contact:

Amel Zaazaa
amelia.zaazaa@gmail.com
(514) 261-5334
 

Who is the 12 Days of Activism Committee?

This year the 12 Days of Activism Against Gender-Based Violence Planning Committee is composed of the following organisations: Fédération des femmes du Québec, Action des femmes handicapées (Montréal), Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, Conseil Québécois LGBT, DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, Femmes Autochtones du Québec, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Fondation Filles d’action, Fondation Paroles de femmes, La Voix des femmes, Maison d’Haïti, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, RQCALACS and Y des femmes de Montréal. The campaign is brought to you thanks to a financial contribution from the Secrétariat à la Condition feminine.

Plus de cent signataires à notre lettre ouverte contre les violences systémiques !

Nous sommes au cœur des #12joursdaction contre les violences envers les femmes.  Et ce matin, le journal La Presse publie notre lettre contre la #violencesystémique envers les femmes. Elle a été signée par plus de cents organismes féministes !! Merci à toutes pour cette belle mobilisation. La voici (avec deux petites corrections*) et la liste complète des signataires.

LUTTONS CONTRE LA VIOLENCE SYSTÉMIQUE ENVERS LES FEMMES

Samedi dernier débutaient les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. Partout au Québec, les groupes féministes se mobilisent pour réfléchir à ce fléau et aux solutions pour l’éradiquer. Notre constat est unanime : les violences envers les femmes sont systémiques et encore plus virulentes envers celles d’entre nous qui se trouvent à la croisée de plusieurs discriminations.

Pourquoi qualifions-nous ces violences de systémiques ?

L’actualité récente a illustré de manière dramatique qu’on ne peut mesurer l’ampleur d’un phénomène social comme celui de la culture du viol si on continue à traiter les agressions sexuelles comme des cas isolés.

Ainsi, il y a 600 000 agressions sexuelles par année au Canada, dont les hommes sont les agresseurs dans 96,8 % des cas, et les femmes victimes dans 78,1 % des cas. En moyenne, une femme sur trois sera agressée au moins une fois au courant de sa vie. Ce taux est bien plus élevé pour les femmes en situation de handicap.

À peine 5 % des femmes agressées portent plainte et le système judiciaire continue de produire des obstacles. Les survivantes savent que leur parole sera mise en doute, surtout si elles sont à la marge de la société, comme les femmes autochtones, les femmes trans ou les femmes qui sont dans l’industrie du sexe. Parmi les agressions déclarées, 3 sur 1000 seulement se soldent par une condamnation.

Les survivantes n’ont pas toutes accès à des ressources psychologiques, médicales et financières. Situation aggravée par les politiques d’austérité qui tarissent les ressources de nos organismes.

Récemment, nous avons réalisé l’ampleur de ce manque avec la campagne #moiaussi qui a fait déborder nos services auprès des victimes.

C’est pourquoi le caractère systémique des violences sexuelles doit être au cœur de nos réflexions. Or, les violences sexuelles ne sont que la pointe de l’iceberg. Bien d’autres demeurent invisibles.

Quelles sont ces violences invisibles que nous dénonçons ?

Parmi celles-ci, il y a les politiques d’austérité. En 2015, une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques a révélé que les mesures d’austérité ayant affecté les femmes s’élevaient à 13 milliards de dollars, contre 9,9 milliards pour les mesures touchant les hommes. Ces politiques font des ravages sur les femmes déjà affectées par différentes inégalités systémiques (racisme, transphobie et colonialisme, par exemple).

Il y a les inégalités qui touchent les femmes sur le marché de l’emploi, autant en matière de salaire que d’accès à l’emploi. Les chiffres démontrent que les inégalités se creusent particulièrement pour les femmes racisées, les femmes autochtones, les femmes en situation de handicap, les personnes dont le genre n’est ni « homme » ni « femme ». Force est de constater que les violences à l’égard des femmes ne sont pas que physiques, elles prennent plusieurs formes et se manifestent à tous les niveaux. Elles s’imbriquent, se renforcent mutuellement et sont par ce fait systémiques.

Trop de femmes aujourd’hui sont encore marginalisées par notre société et nos institutions. Ces dernières devraient, selon nous, s’adapter à la réalité de celles qui sont le plus en marge.

Imaginez la galère d’une victime d’agression sexuelle sourde lorsque les services sont offerts sans interprétation en langue des signes québécoise ou d’une victime autochtone qui n’a pas accès aux services de traduction dans sa langue !

Comment quitter un employeur abusif quand le marché de l’emploi ne reconnaît pas nos compétences ou nous maintient dans un emploi à temps partiel et sous-payé ? Comment dénoncer un propriétaire qui nous harcèle sexuellement quand on a un statut précaire ou que – en tant que femme trans migrante – nos papiers ne correspondent pas à notre identité de genre ? Comment se soigner lorsque, d’expérience, on sait qu’on sera confrontée à des stéréotypes capacitistes ou racistes ? Comment quitter un conjoint violent quand les maisons d’hébergement manquent de place ou ne peuvent offrir des services accessibles à toutes, faute de moyens ?

Pour ces femmes, la société devient une véritable course à obstacles et nous, travailleuses communautaires et intervenantes, en sommes témoins tous les jours.

Comment lutter contre les violences quand nos organismes luttent pour leur survie ?

Cette dernière décennie, aucune somme d’argent importante et récurrente n’a été injectée dans les ressources et les services pour les femmes victimes de violences. Il y a une absence de services pour les victimes d’agressions sexuelles dans certains quartiers de Montréal tels que Montréal-Nord, dans plusieurs villes au Québec et dans certaines régions comme le Nord-du-Québec ou le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il y a un sous-financement chronique des maisons d’aide et d’hébergement pour femmes autochtones. Les organismes de défense des droits des femmes sont de moins en moins financés, et le soutien financier à la mission globale se raréfie au profit du soutien financier par projets, qui détourne nos organismes de leurs missions.

Les politiques publiques sont trop souvent élaborées sans concertation avec les femmes qui travaillent sur le terrain. Ce sont pourtant nous qui avons réussi à mettre en place ces services de soutien directs aux femmes, avec et pour elles.

Au cours de ces #12joursdaction, luttons contre la #violencesystémique à l’égard des femmes et réclamons que le gouvernement nous consulte, reconnaisse nos expertises et nous dote des moyens nécessaires pour poursuivre notre mission.

*Deux erreurs se sont glissées dans la lettre publiée par La Presse. Les 12 jours commençaient bien samedi dernier 25 novembre (et non mercredi) et c’est une femme sur trois (et non sur deux) qui vivra une agression à caractère sexuel au moins une fois au cours de sa vie.

Liste des signataires

Action Autonomie

Action des femmes handicapées (Montréal).

Action Travail des Femmes

Auberge Madeleine

C.O.R.

CALACS de Granby

CALACS de l’Ouest-de-l’Île

CALACS Trêve pour Elles

Calacs-Abitibi Amos

Carrefour des femmes d’Anjou

Carrefour pour Elle

Centre Avec des Elles

Centre de Femmes de Forestville

Centre de Femmes du Témiscamingue

Centre de Femmes La Jardilec

Centre de Femmes La Source

Centre de femmes l’Érige

Centre de femmes Les Elles du Nord (Chibougamau)

Centre de femmes l’Étincelle

Centre de femmes l’Étincelle

Centre de lutte contre l’oppression des genres

Centre de santé des femmes de Montréal

Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF)

Centre des Femmes de Forestville

Centre des femmes de Longueuil

Centre des femmes de Saint-Laurent

Centre des femmes de Verdun

Centre des femmes du Ô Pays

Centre féminin du Saguenay

Centre Femmes d’aujourd’hui

Centre Info-Femmes

CERF Volant de Portneuf

Collectif Sherbrooke Féministe

Com’femme, Centre de femmes de Brossard

Comité de la condition des femmes-CSQ

Comité Femmes ULaval

Comité national des femmes du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec(SFPQ)

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Concertation montréalaise femmes et emplois majoritairement masculins

Condition féminine–CSN

Conseil québécois LGBT

Conseil regional FTQ Montreal métropolitain

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)

Femina Québec

Femmes d’actions, femmes de résultats de VIllebois

Femmes du monde à Côte-des-Neiges

Festival de films féministes de Montréal

Fondation Filles d’Action

Fondation Paroles de Femmes

Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Halte-Femme Haute-Gatineau

Horizon pour Elle

Jonction pour Elle

La Bouée

La Collective des femmes de Nicolet et région

La Gigogne

LA MAISON D’ARIANE

La Maison des Femmes Sourdes de Montréal

La Maison d’hébergement l’Aquarelle

La Maison du Reconfort

La Maison la Montée

La Maison Marguerite de Montréal

La Passe-R-Elle des Hautes-Laurentides

La rue des Femmes de Montréal

La Voie des femmes

L’Accueil pour Elle

L’Arrêt-Source

Le Centre d’Entraide La Destinée

Le Havre des Femmes

Le Phare des Affranchi(e)s

Les Maisons de L’Ancre Inc.

L’ombrelle de saint-Agathe

L’R des centres de femmes du Québec

Maison d’accueil La Traverse

Maison d’aide et d’hébergement Alternative pour Elles

Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie

Maison d’aide et d’hébergement L’Aid’Elle

Maison de Lina

Maison des femmes de Baie-Comeau

Maison des Femmes de Sept-Iles

Maison d’hébergement La Chambrée

Maison d’hébergement le Rivage de La Baie

Maison d’Hébergement l’Équinoxe

Maison d’hébergement l’Ombre-Elle

Maison d’Hébergement Pour Elles Des Deux Vallées

Maison Halte Secours

Maison Hina

Maison l’Amie d’Elle Inc.

Maison latraverse

Maison L’Esther

Maison Mikana

Maison pour femmes immigrantes

Maison Secours aux femmes de Montréal

Maison Simonne Monet-Chartrand

Maison Unies-Vers-Femmes

Maison Unies-Vers-Femmes (2)

mirépi maison d’hébergement inc.

Mouvement contre le viol et l’inceste

Multi-Femmes

Passages

Pavillon Marguerite de Champlain

Regard en elle

Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (RQCALACS)

Regroupement des Femmes de la Côte-de-Gaspé

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Relais-femmes

Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (DAWN Canada)

Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux (RAFSSS)

Réseau des femmes des Laurentides

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Réseau Habitation Femmes

Réseau québecois d’action santé femmes (RQASF)

RLQ-femmes de la diversité sexuelle

Sans oui, c’est non !

Séjour La Bonne Œuvre

Séjour La Bonne Oeuvre (2)

Service d’Entraide Passerelle (SEP)

SOS violence conjugale

Table de concertation de Laval en condition féminine

Table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière

Table des groupes de femmes de Montréal

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

Y des femmes de Montréal (YWCA Montréal)

 

Commémoration de la tuerie de Polytechnique et de toutes les femmes victimes de violences

Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Montréal, le 6 décembre 2016 – Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes ainsi qu’une centaine de personnes se sont réunis aujourd’hui, au Parc situé au 2915, Ontario Est, pour rendre hommage aux 14 femmes assassinées il y a 27 ans, à l’École Polytechnique de Montréal. Cette journée commémore aussi l’ensemble des femmes victimes de violences sexistes et en particulier les femmes autochtones qui ont dénoncé à maintes reprises les violences coloniales, racistes et sexistes qu’elles subissent au Québec. Il s’agit également d’une journée d’action, et c’est pourquoi le Comité des 12 jours d’action a dévoilé aujourd’hui une murale contre les violences envers les femmes, hébergé sur le mur extérieur de l’organisme Réseau Habitation Femmes (RHF).

 

« Cette journée est dédiée aux 14 victimes de l’École Polytechnique et à la mémoire de toutes les femmes qui ont été victimes de violences sexistes. Ces violences prennent différentes formes, car elles s’articulent avec d’autres systèmes d’oppression, comme le colonialisme, le capacitisme, le racisme, l’homophobie ou encore la transphobie », a rappelé Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).

 

Françoise Ruperthouse, conseillère du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, a dénoncé les violences sexistes et coloniales faites aux femmes autochtones et souligné leur résilience : « Les femmes autochtones ont eu le courage de dénoncer les violences qu’elles subissent. Il est plus que temps qu’elles aient accès à une véritable justice. Nos luttes pour une société sans violences sont loin d’être terminées. »

 

Accompagné des chants d’Odaya, le rassemblement s’est par la suite déplacé devant une maison du RHF, au 2960, rue Ontario Est. Le Comité des 12 jours d’action a alors dévoilé une murale contre les violences envers les femmes, illustrée par Iris Boudreau. « La murale représente les luttes et la solidarité des femmes. Il est essentiel de rendre visible dans l’espace que « vivre sans violences, c’est la moindre des choses »», a expliqué Mélanie Sarazin reprenant le slogan inscrit sur la murale. « C’est important pour nous que la murale soit en ce lieu, car les habitations du RHF donnent véritablement accès aux femmes à un logement décent, abordable et sécuritaire » a-t-elle ajouté.

 

Cette commémoration met fin à la 9e campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes au Québec. Elle vise à rendre visibles les violences faites aux femmes et à proposer des actions concrètes pour les éliminer.

 

Les membres du comité des 12 jours d’action : Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Fédération des femmes du Québec, Femmes Autochtones du Québec, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, Y des Femmes de Montréal. Le Réseau d’action des femmes handicapées a aussi participé à l’organisation de la Commémoration. Ce projet est réalisé grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine.

 

Source : Fédération des femmes du Québec

Caroline Jacquet

Responsable de la Campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes

organisatrice@ffq.qc.ca