Lancement de la Campagne Nationale des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes

1989-2019 : #30ansplustard, croyez-nous aussi ! 

Aujourd’hui, c’est avec ce cri du coeur que les femmes du comité des 12 jours ont lancé la campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. 

Cette année la campagne souligne les 30 ans de l’attentat anti-féministe de Polytechnique en mettant de l’avant 30 types de violences que subissent encore les femmes, et particulièrement les femmes vivant dans des contextes de marginalisation. 

« Depuis plusieurs années, nous travaillons à mettre en lumière les violences institutionnelles et invisibilisées qui touchent particulièrement les femmes aux marges » souligne Claire-Anse Saint-Éloi, coordonnatrice du Comité 12 jours. « Nous avons choisi le slogan 30 ans plus tard, croyez-nous aussi, car il est crucial de nommer les violences et de les dénoncer afin de pouvoir mieux sensibiliser, prévenir et intervenir. »

Et en effet, aujourd’hui, cette campagne et le slogan “30 ans plus tard, croyez-nous aussi !” est plus que jamais d’actualité. 

Hier, le journal métro publiait un article retraçant la violence subie par Nouhaila, une femme racisée de 19 ans victime d’un crime haineux dans le cadre de son travail de caissière dans un Walmart de l’est de Montréal. Au lieu d’être soutenue dans sa plainte à la suite d’un appel qu’elle a fait auprès du SPVM, elle a fait l’objet d’une enquête criminelle.

Les policiers du poste de quartier 48 ont tout simplement refusé de la croire et l’ont découragé de porter plainte. Une policière lui aurait même aussi précisé qu’elle pourrait aller en prison si elle portait plainte contre la cliente.

Depuis plus de 30 ans, ce sont aussi les violences envers les femmes autochtones qui s’insèrent dans un contexte de discrimination et de racisme systémique.

En 2019, un rapport public de chercheurs indépendants montrait que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a interpellé sept fois plus de personnes autochtones en 2017 qu’en 2014. Ainsi, les femmes autochtones sont 11 fois plus à risque d’être interpellées que les femme blanches. Il ne faut surtout pas oublier que le Génocide coloniale à l’égard des Autochtones, avec ses politiques discriminatoires, persistent encore aujourd’hui.

C’est parce que ces violences sont niées qu’elles perdurent encore aujourd’hui. Nommer ces violences passent aussi par leur illustration.

C’est pourquoi, le Comité des 12 jours a également donné carte blanche à six illustratrices pour mettre en lumière les différentes formes de violences que subissent encore les femmes 30 ans plus tard. Ces six illustratrices, Meky Ottawa, Maude Bergeron des Folies Passagères, Ambivalently Yours, Maliciouz, Valéry Lemay et Kezna Dalz, ont créé des mèmes 1989 versus 2019 qui seront disponibles sur le site internet officiel de la campagne des 12joursdaction.com.

Illustratrice: Meky Ottawa

Cette campagne est pour toutes les femmes victimes de violence.

Partagez et dénoncez les violences que subissent les femmes le #défi30ansplustard. Aller sur le site internet officiel : 12joursdaction.com et soumettez vos mèmes !