Lancement de la boîte à outils collective

Politiques de langage inclusif, guides d’embauche anti-oppressif, stratégies d’accessibilité, codes de vie, programmes d’équité, guides de pratiques anti-oppressives, pratiques intersectionnelles. Nos organismes sont plein de ressources. La FFQ lance une vaste boîte à outils collective en ligne : on a besoin de vous pour contribuer et diffuser !

Retour sur l’atelier collectif de mai 2019

Merci à toutes les participantes pour vos idées et suggestions pendant l’atelier sur le Forum et la Boîte à outils collective ! Le 25 mai 2018, nous avons pu présenter le projet aux membres de la FFQ. Militantes en milieu syndical et commentaires ont échangé sur les formations et outils dont elles ont besoin pour transformer leurs organismes en véritables milieux féministes et intersectionnels. Les notes de l’atelier sont téléchargeables ici.

Budget : Québec peut faire plus et mieux

Sur la base des revendications du Collectif 8 mars dont fait partie la Fédération, certaines mesures annoncés, bien que loin d’atteindre la cible, pourront alléger le fardeau de certaines femmes. Par exemple, nous voyons la bonification de l’exemption de 100 $ à 350 $ par mois pour les programmes d’assistance sociale, de 1 200 $ à 4 200 $ par année pour le programme d’aide financière aux études et de 0 $ à 4 200 $ par année pour le programme d’aide juridique, ainsi que pour les programmes d’aide au logement, comme une bonne nouvelle.

Les femmes étant les premières à gérer les pensions alimentaires pour leurs enfants pourront plus facilement accéder à des programmes de luttes contre la pauvreté et à l’éducation.

Les réinvestissements en éducations et en santé sont quant à eux insuffisant pour répondre aux besoins tant des femmes qui utilisent les services que celles qui y travaillent.

Nous tenons à souligner l’investissement additionnel pour le financement du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) du ministère de la Santé et des Services sociaux tout en restant avec une certaine réserve jusqu’à l’allocation de ces nouveaux fonds à la mission des organismes communautaires. 70 millions de dollars injectés pour les organismes communautaires est prometteur, mais cela est encore loin des 475 millions de dollars réclamés par le milieu communautaire.

Il en est de même pour les autres investissements réalisés dans divers programmes touchant les organismes de défenses des droits dans différents secteurs.

Les montants annoncés sont loin de répondre aux besoins criants des organismes et groupes de femmes au Québec. Nos outils de mesure de ces solutions sont les vies et expériences des femmes au Québec. Ce sont ces organismes de lutte de terrain qui sont les meilleurs juges des mesures mises de l’avant dans ce budget.

Au vu des besoins criants en financement des organismes communautaires, Québec peut faire plus et mieux.

S’inscrire et se préparer à l’AGA 2019

L’assemblée générale annuelle de la Fédération des femmes du Québec se tiendra à Montréal, les samedi 25 mai et dimanche 26 mai au 3601 boulevard Gaétan-Laberge à Verdun (HG4 0A5)

L’AGA sera l’occasion de mieux informer les membres sur la situation actuelle de la FFQ et de leur permettre de déterminer les priorités de la Fédération. C’est pourquoi des ateliers seront prévus, afin de permettre aux membres de s’exprimer sur plusieurs enjeux fondamentaux pour l’avenir de la FFQ. Moment de partages et de réflexions, ces ateliers nous permettront d’imaginer collectivement des solutions.

Au fur et à mesure, cette page sera actualisée avec davantage d’informations (horaires, liste des ateliers, formulaire d’inscription à l’AGA).

HORAIRE À VENIR

Nous indiquerons prochainement un horaire détaillé de notre AGA ici ainsi qu’une proposition d’ordre du jour pour l’horaire détaillé.

Les dîners seront servis sur place. Des pauses de 15-20 minutes sont prévues durant les deux jours d’AGA.

Stationnement et transport en commun

Stationnement :

– stationnement payant

– stationnement gratuit : dans les rues autour.

Transport en commun :

Métro Lasalle (ligne verte) – 9 minutes à pied.

Métro De l’Eglise (ligne verte)

Bus 108-O – Arrêt Rushbrooke/ LaSalle – 5 minutes à pied

INSCRIPTIONS

Seules les membres en règle peuvent voter en assemblée générale (depuis au moins 45 jours – c’est-à-dire depuis le 10 avril – pour les nouvelles membres). Si vous n’avez pas encore renouvelé votre adhésion, il est encore temps de le faire en remplissant le formulaire (membres individuelles  ou membres associatives) et nous le retourner par la poste avec votre paiement ou en renouvelant votre adhésion en ligne.

L’inscription à l’assemblée générale se fera en ligne : A VENIR.

Veuillez également nous informer au plus tard le 11 mai 2018 de vos besoins en matière d’accessibilité (interprétation LSQ, traduction chuchotée vers l’anglais, accompagnement, taille de police des documents, restrictions alimentaires, etc.). Veuillez noter que l’édifice est accessible aux personnes en fauteuil roulant. Il y aura également un service de garde (n’hésitez pas à nous aviser d’avance).

Vous pouvez nous joindre au 514-876-0166, poste 1502 pour toute autre information.

Vous préparer à l’Assemblée générale annuelle

Les documents pertinents seront bientôt mis en ligne !

Élections

En plus des propositions que nous vous transmettrons prochainement et que nous aurons à discuter, il faudra également élire 11 postes du Conseil d’Administration :

  • Présidente
  • Trésorière
  • Vice-présidente aux régions
  • Responsable membre individuelle
  • Responsable groupes locaux
  • Responsable groupe régionaux
  • 3 responsables groupe nationaux
  • 2 responsables croisée des oppressions

Le comité-élection reviendra très vite vers vous pour vous donner plus d’informations à ce sujet.

Pour le poste de présidente de la FFQ, retrouvez ici le formulaire de candidature à nous renvoyer sur elections@ffq.qc.ca ou à adresse postale : 469 rue Jean Talon Ouest, bureau 319

Règles sur les élections

  • La cotisation annuelle de toutes les membres est renouvelable au 1er janvier et doit être acquittée au plus tard à l’ouverture de l’AGA (SR 2.5.2).
  • Toute nouvelle membre individuelle ou associative a droit de vote si elle a soumis sa demande d’adhésion au moins quarante-cinq (45) jours avant la tenue de l’AGA et, dans le cas d’une membre associative, si le CA l‘a acceptée avant l’assemblée.
  • Les quarante-cinq (45) jours sont calculés à partir de la date où sont déposés la demande et le paiement de la cotisation, soit au bureau de la Fédération, soit par internet, soit au moment de l’oblitération dans le cas d’une demande ou d’un chèque envoyé par la poste (SR 3.5.2).
  • Une déléguée d’une nouvelle membre associative ou une nouvelle membre individuelle est éligible au CA pourvu qu’elle soit membre depuis au moins quatre-vingt-dix (90) jours avant la tenue de l’AGA (SR 5.3.1);
  • Une déléguée d’une nouvelle membre associative ou une nouvelle membre individuelle est éligible comme co-responsable d’un comité de champ d’action pourvu qu’elle soit membre depuis au moins quarante-cinq (45) jours avant la tenue de l’AGA.

Appels de bénévoles !

Pour tenir l’AGA, nous aurons besoins de bénévoles pour occuper différentes fonctions essentielles. Voici une liste de tâches à réaliser, le samedi 25 et dimanche 26 mai, mais aussi dans les jours qui précèdent :

– Préparer les pochettes des participantes

– Équipe du senti durant l’AGA

– Prise de notes durant les ateliers du samedi après-midi (en apportant un ordinateur)

– Prendre des photos durant l’AGA (en apportant un appareil)

– Tenir les tables d’inscriptions, d’accueil et de vente de matériels (d’auto-financement)

– Service de garde des enfants

– Traduction chuchotée vers l’anglais

Merci d’envoyer vos coordonnées et le type de tâches qui vous intéresse à : info@ffq.qc.ca avec pour objet du courriel [Bénévolat – AGA 2019]

Manifestation contre le racisme et la xénophobie: le 24 mars 2019 à 14h

(English will follow.)

**Manifestation contre le racisme et la xénophobie : ici et ailleurs**
Dimanche, 24 mars, 14h

Le 12 novembre 2017 et le 7 octobre 2018, deux grandes manifestations antiracistes ont attiré des milliers de personnes dans les rues de Montréal afin de dénoncer le racisme qui devient de plus en plus normalisé au sein de notre société, et à la fois dénoncer le discours xénophobe, islamophobe, misogyne, homophobe et transphobe de notre gouvernement et des groupes d’extrême-droite québécoises. Voilà pourquoi il faut reprendre la mobilisation massive, en commençant par une troisième grande manifestation populaire dans le cadre de la Semaine internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette manifestation vise à démontrer la solidarité avec les mouvements antiracistes et antifascistes au niveau mondial et à alimenter une résistance populaire contre les actions racistes, islamophobes et xénophobes.

Le contexte est d’autant plus urgent étant donné les intentions et annonces récentes du gouvernement de la CAQ, qui semble déterminé à interdire les signes religieux dans les services publics, en ciblant particulièrement les enseignantes musulmanes voilées qui travaillent dans le système scolaire public et dans les garderies. Nous revendiquons l’autonomie et le droit des femmes de s’habiller comme elles veulent sans devoir se justifier auprès de quiconque! Ce n’est pas à l’État d’imposer des restrictions aux femmes quant à leurs choix vestimentaires. C’est l’État qui doit être laïc, et non les individu-e-s!

Parallèlement, le gouvernement Legault a annoncé que son administration souhaitait annuler plus de 18 000 dossiers de demandes de résidence permanente en cours (projet de loi 9) afin d’adopter un système « plus sélectif ». Ce projet de loi affecte en fait plus de 54 000 personnes. Nous dénonçons catégoriquement ces mesures! Nous les dénonçons d’autant plus fortement que pendant que le gouvernement québécois bouleverse les vies de milliers de personnes établies ici-même, Legault se pavane à Paris dans l’espoir d’attirer des Français-e-s qui sauront, selon lui, mieux répondre aux besoins de l’économie.

Par son projet de loi, le gouvernement passe sous silence le fait que l’immigration vers le Québec et le Canada est le résultat de plusieurs siècles de colonialisme et d’impérialisme, de logiques destructrices encore à l’œuvre aujourd’hui et qui mettent les États face à leurs responsabilités! Blâmer l’immigration pour les maux de la société est non seulement un geste hypocrite, mais aussi un acte xénophobe qui doit être fermement dénoncé! Non à la xénophobie, oui à l’immigration! Racistes, dehors! Réfugié-e-s, bienvenues! Nous réclamons un statut pour tou-te-s!

Une situation dramatique requiert une réponse urgente et ferme! Cet appel à une manifestation le 24 mars s’inscrit dans un contexte d’actions de résistance continues contre la montée du racisme, de la xénophobie, de l’islamophobie, de l’antisémitisme, de l’extrême droite et de l’oppression sous toutes ses formes. Nous marchons non seulement contre les politiques xénophobes du gouvernement CAQiste, mais aussi contre les conditions qui ont directement contribué à la situation actuelle : un climat de banalisation et de normalisation de la rhétorique raciste et ultranationaliste d’extrême droite pour le plus grand bénéfice du capitalisme néocolonial dans lequel nous vivons.

Tou.te.s ensemble le 24 mars! Contre le racisme et la xénophobie! Pour l’immigration, l’égalité et la dignité!

Contact presse:

Responsable aux communications de la FFQ : 514 717 4847

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**Mass demonstration against racism and xenophobia, both here and elsewhere**
Sunday, March 24th, 2 pm

On November 12, 2017 and October 7, 2018, two large antiracist demonstrations attracted thousands of people to the streets of Montreal in order to denounce the racism that is becoming more and more normalized in our society, as well as the xenophobic, Islamophobic, misogynistic, homophobic and transphobic rhetoric increasingly present in the public political sphere and spread by Quebec far-right groups. This is why we must resume mass mobilizations, starting with a third major demonstration, which will take place in the context of the International Week for the Elimination of Racial Discrimination. The event aims to show our solidarity with anti-racist and antifascist movements worldwide, and also to fuel popular resistance against racist, Islamophobic and xenophobic actions.

In context, this is all the more urgent given the recent intentions and announcements of the CAQ government, which seems determined to ban religious symbols in public services, particularly targeting veiled Muslim teachers who work in the public school system and in daycares. We demand the autonomy and the right of women to dress as they want without having to justify themselves to anyone! It is not up to the state to impose restrictions on women’s clothing choices. It is the state that must be secular, not the individual!

At the same time, the Legault government announced that its administration plans to cancel over 18,000 permanent resident applications (Bill 9) in order to adopt a “more selective” system for accepting newcomers. This bill will affect more than 54,000 people. We categorically denounce these measures! We denounce all the more strongly that while the Quebec government upsets the lives of thousands of people settled here, Legault struts around in Paris in hopes of attracting French immigrants to Canada, who will, according to him, “better respond” to the needs of the economy.

Through Bill 9, the government demonstrates its willful ignorance of the fact that immigration to Quebec and Canada is the result of centuries of colonialism and imperialism, destructive ideologies still at work today, and for which these states are in part responsible! Blaming immigration for the ills of society is not only a hypocritical gesture, but also a xenophobic act that must be firmly denounced! No to xenophobia, yes to immigration! Racists, out! Refugees, welcome! We demand a status for all!

A dramatic situation requires an urgent and strong response! This call for a demonstration on March 24th is part of ongoing resistance – in Quebec and elsewhere – against the rise of racism, xenophobia, Islamophobia, anti-Semitism, the far-right, and oppression in all its forms. We march not only against the xenophobic policies of the CAQ government, but also against the conditions that have directly contributed to the current situation: a climate of trivialization and normalization of far-right racist and ultranationalist rhetoric, which works for the greater benefit of the neocolonial capitalist system in which we live.

Join us on March 24th, against racism and xenophobia! For the right to immigration, equality and dignity!

Christchurch : lettre ouverte de collectifs féministes de la Maison Parent-Roback

Nous, collectifs féministes de la Maison Parent-Roback, exprimons notre totale solidarité aux communautés musulmanes durement frappées par un attentat qui a fait 50 morts ce vendredi 15 mars aux deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Des enfants, des femmes, des hommes, des sourires et des espoirs fauchés sur l’autel d’une idéologie haineuse.

Notre amitié et nos pensées vont aux communautés musulmanes québécoises, rappelées à l’horreur, deux ans après la tuerie dans la grande mosquée de Québec, mais également avec l’ensemble des communautés musulmanes ailleurs dans le monde qui doivent affronter le racisme, l’islamophobie et la violence dans leur quotidien. Cette tragédie a ébranlé des sociétés entières par-delà les frontières.

Vos morts sont nos morts. Vos coeurs sont les nôtres.

Collectivement, nous ne pouvons plus nous taire face à une islamophobie qui ravage le tissu social de nos sociétés. Nous ne pouvons plus nier la globalité de ce phénomène et ses ancrages au Québec. Le terroriste s’est réclamé de l’auteur de la tuerie de la mosquée à Québec et de discours islamophobes entretenues en France et ailleurs dans son passage à l’acte.  Nous ne pouvons plus prétendre que la mise en place de lois ciblant des minorités n’ont pas pour effet de légitimer les passages à l’acte haineux ici, et ailleurs dans le monde.

Résident-es au quartier de Parc-Extension, vous êtes aussi nos voisin-es. Sachez que nous toutes, nous sommes à vos côtés et sommes disponibles pour vous soutenir de quelques façons que ce soient.

Ces tragédies doivent être un rappel constant à nos consciences: celui de la détermination à tenir coûte que coûte notre volonté de s’unir, de rester fermes dans l’exercice du droit et la protection de nos libertés.

Notre solidarité dépassera la haine de toutes celles et ceux qui tentent de déstabiliser notre société ! Nous resterons «Debouttes» !

Signé :

La Fédération des Femmes du Québec, (FFQ)

Institut F,

Fédération du Québec pour le planning des naissances, (FQPN)

La Maison Parent-Roback, (MPR)

Le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)

Le CDEACF,

L’R des centre de femmes du Québec,

Action cancer du sein du Québec,

Relais-Femmes,

Regroupement Naissance-Renaissance

Les Éditions du Remue-Ménage,

Service d’entraide Passerelle (SEP)

Fondation filles d’action,

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale,

Table des groupes de femmes de Montréal,

DAWN-RAFH Canada

Cliquez ici pour retrouver le lien de téléchargement de la lettre avec en bas de page les logos de chaque organisme signataire.

La FFQ : pour un féminisme collectif

De façon cyclique, la FFQ est accusée de ne pas promouvoir un féminisme collectif.

Que cette accusation vienne d’Éric Duhaime, défenseur auto-patenté de la lutte féministe (rappel : le 8 mars 2018, ce dernier a demandé l’abolition de la journée internationale des droits des femmes ) ou d’autres, elle est récurrente et appelle à une ré-affirmation du sens de notre combat féministe.

Ce procès est aussi le reflet d’une discussion constante entre deux visions du féminisme : le “féminisme universaliste” et le féminisme intersectionnel”.

L’argument principal avancé par les tenants du féminisme universaliste est qu’en luttant pour les femmes les plus marginalisées, nous ne pouvons pas représenter l’ensemble des femmes. Nous disons que c’est tout le contraire.

La défense des femmes les plus marginalisées comme priorité pour une lutte féministe systémique

Le sexisme, tout comme le racisme est un système. Si le sexisme se manifeste explicitement pour les femmes qui cumulent différentes oppressions (lesbianophobie, capacitisme, racisme, islamophobie), cela dit tout de l’adaptabilité du système sexiste dans une société. Cela dit tout de la persistance des reliquats du patriarcat et de l’impérialisme qui structurent encore notre société.

Quand nous ne mettons pas les luttes des femmes marginalisées au centre, ces dernières sont oubliées et les systèmes d’oppression se perpétuent.

Et cela, l’histoire l’a mille fois montré :

Les luttes pour l’avortement et la contraception libre et gratuite ont longtemps abandonné les stérilisations forcées touchant principalement les femmes autochtones, handicapées et racisées. En novembre 2018, le monde se scandalisait en apprenant qu’en 2017, au Canada, des femmes autochtones subissaient encore des stérilisations forcées.

La lutte pour le droit de vote au Québec a abandonné les femmes autochtones. Alors que les québécoises ont obtenu le droit de vote le 25 avril 1940, les femmes autochtones n’ont eu le droit de vote que le 2 mai 1969 au Québec, soit près de 30 ans plus tard.

La revendication sur l’équité salariale, se fondant seulement sur la statistique « les femmes gagnent 85% du salaire des hommes » a abandonné les femmes racisées qui gagnent 57% du salaire des hommes seulement. Elle a aussi abandonné les femmes en situation de handicap, exclues du marché du travail.

La lutte contre les violences faites aux femmes qui trop souvent fait le jeu du racisme en ciblant des communautés culturelles alors même qu’aujourd’hui, au Québec, le domicile reste l’endroit le plus dangereux pour les femmes.

Cette même lutte qui refuse encore de fournir des services aux femmes transexuelles et aux femmes dans la prostitution/industrie du sexe au prétexte que ces femmes ne rentreraient pas dans le champ de “l’acceptabilité”.

Que ces femmes situées aux marges subissent ces discriminations et ces violences dit tout de l’adaptabilité du système sexiste qui trouve encore refuge contre elles.

Laisser des femmes derrières pour le seul bénéfice de la majorité ne garantit pas la préservation des droits du plus grand nombre

Et pourtant, abandonner des femmes aux marges pour le seul bénéfice de la majorité ne garantit pas la préservation des droits des femmes de la population majoritaire.

Les systèmes inégalitaires sont toujours là, et il suffit d’un gouvernement conservateur pour que les acquis s’effondrent et que les femmes les plus privilégiées soient à leur tour rattraper par les inégalités.

Là où les conservateurs ont gagné du terrain, cela s’est traduit par une remise en cause de la lutte contre les violences envers les femmes.

Dans un contexte global où le conservatisme progresse, nous devons rester vigilantes et mettre la défense des femmes les plus marginalisées au centre de nos luttes. Celles-ci sont les premières à payer le prix des reculs démocratiques et de nos droits fondamentaux.

Nous le voyons en ce moment avec un projet de loi sur l’interdiction des signes religieux qui entend utiliser une clause dérogatoire pour aller à l’encontre de la charte canadienne des droits et libertés.

Comme le disait Simone De Beauvoir : “il suffit d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en cause”

Pour une lutte systémique contre le sexisme, soutenez la FFQ : notre union fait notre force.

Donnez à la FFQ

Adhérez à la FFQ

Le Collectif 8 Mars présent dans les médias

Ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, une large couverture médiatique a relayé nos 5 revendications féministes :

  • Un réinvestissement massif dans les services publics et le communautaire
  • Adoption de l’outils d’analyse ADS+ et prendre en compte toutes les femmes et toutes les oppressions
  • Augmentation du salaire minimum à 15$
  • La fin du détournement des pensions alimentaires pour enfants
  • Pour une loi cadre en matière de conciliation travail-famille-études

Notre revue de presse :
Le journal métro : https://journalmetro.com/actualites/national/2113966/le-collectif-8-mars-veut-recentrer-cette-journee-vers-les-droits-des-femmes/ 

Le Devoir : https://www.ledevoir.com/politique/quebec/549480/la-ministre-charest-confirme-des-reinvestissements-en-reponse-au-collectif-8-mars

La Presse : https://www.lapresse.ca/actualites/201903/07/01-5217467-un-8-mars-sous-le-signe-de-moiaussi.php

La Presse : https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201903/09/01-5217642-journee-des-femmes-cest-un-leurre-de-dire-quon-est-egaux.php

Le Journal de Québec : https://www.journaldequebec.com/2019/03/08/le-respect-ca-se-manifeste

CBCNews : https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/international-womens-day-rally-montreal-1.5048258

TVA et LCN : https://www.tvanouvelles.ca/2019/03/08/rassemblement-symbolique-devant-le-palais-de-justice

RDI Matin : https://www.facebook.com/watch/?v=1348562011953754

Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/tele/en-direct-avec-patrice-roy/site

GlobalNews : https://globalnews.ca/news/5034614/gilbert-rozon-appearance-international-womens-day/

QUB : https://www.qub.radio/#/balado?id=b0c8fd61-64ef-4a06-9781-a96e000052de 

Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-8055278/journee-internationale-femme?isAutoPlay=true

Un dialogue à poursuivre

Montréal, le 8 mars 2019 – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Le but de cette première rencontre était de présenter leurs revendications et de proposer des solutions concrètes et actuelles pour améliorer rapidement les conditions des femmes et pour atteindre l’égalité entre les sexes. 

À la lumière de cette rencontre, les représentantes du collectif ont constaté que la ministre Charest a fait preuve d’intérêt et d’une ouverture envers les revendications portées. Elles saluent particulièrement la volonté de la ministre de maintenir un canal de communication sur le terrain. Elles attendent àprésent, à l’approche du budget provincial, des actions claires de la part du gouvernement de François Legault pour l’atteinte de l’égalité entre les sexes, tout en respectant l’analyse différenciée selon les sexes+.

Les membres du collectif se seraient attendues à ce que le premier ministre participe à cette première. Or, celui-ci a brillé par son absence, malgré l’engagement public de ses prédécesseurs de rencontrer annuellement le Collectif 8 mars.

Un réinvestissement massif 

Ce sont les femmes, majoritaires dans les services publics à titre de travailleuses et d’usagères, qui sont les principales victimes des coupes des dernières années dans ces services. Les membres du collectif ont insisté auprès de la ministre pour qu’elle intercède en faveur d’un réinvestissement massif dans les services publics, la fonction publique et les programmes sociaux dans les domaines de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des services éducatifs à la petite enfance, du soutien aux proches aidantes, etc.

« Le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation, incluant l’enseignement supérieur, sont des exemples de milieux dans lesquels les travailleuses vivent au quotidien une surcharge de travail, de la pression, des heures supplémentaires obligatoires, un manque de ressources et subissent une gestion déficiente ainsi que des violences. Tous ces problèmes sont au cœur de leur réalité. Il n’est pas surprenant que les taux de détresse psychologique, de décrochage et d’épuisement professionnel au sein de ces réseaux publics atteignent aujourd’hui des sommets inégalés », a déploré Gabrielle Bouchard, porte-parole du Collectif 8 mars.

Les représentantes du collectif ont également revendiqué un financement adéquat pour les organismes communautaires qui œuvrent auprès des femmes et qui manquent cruellement de ressources. Les demandes de soutien sont d’ailleurs en constante augmentation, entre autres, en cas d’agression sexuelle, de violence conjugale, de détresse psychologique ou de problèmes de santé mentale. « Les besoins des femmes sont considérables et le sous-financement force malheureusement les groupes de femmes à cesser d’offrir certains services », s’est indignée Gabrielle Bouchard.

La fin du détournement des pensions alimentaires pour enfants 

Lors de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) a promis de retirer les pensions alimentaires du calcul de l’aide sociale et de l’aide aux études. « Le Collectif 8 mars exige non seulement du gouvernement de François Legault qu’il respecte sa promesse maintenant qu’il est au pouvoir, mais qu’il aille plus loin en cessant de comptabiliser les pensions alimentaires comme un revenu pour l’admissibilité à l’aide juridique et au soutien au logement », a précisé la porte-parole.

Augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure

Sur dix personnes qui travaillent au salaire minimum, six sont des femmes. On estime que 90 % du total des emplois au salaire minimum sont dans le secteur féminisé des services et que les personnes qui travaillent au salaire minimum font en moyenne 25 heures par semaine. « Encore une fois cette année, nous revendiquons une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, et ce, dès maintenant. Ceci dans une perspective de réduction de la pauvreté et de l’écart salarial entre les femmes et les hommes, et dans le respect de ses engagements du gouvernement envers l’égalité entre les sexes. La hausse prévue de 0,50 $, portant le salaire minimum à 12,50 $ l’heure le 1er mai prochain, demeure insuffisante pour aider les femmes à sortir de la pauvreté », a aussi commenté madame Bouchard.

Loi-cadre en matière de conciliation famille-travail-études

Les représentantes du collectif ont abordé la question de la conciliation famille-travail-études avec Isabelle Charest. La charge de conciliation repose principalement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes : elles consacrent en moyenne 1,5 heure de plus que les hommes aux tâches ménagères, aux soins aux enfants ou à titre de proches aidantes.

De plus, dix fois plus de femmes que d’hommes « font le choix » de travailler à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants. « Nous revendiquons une loi-cadre pour permettre à toutes et à tous de trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale dans une perspective d’égalité », de conclure la porte-parole du Collectif 8 mars.

Outil essentiel à appliquer : l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+)

Les représentantes du collectif ont finalement présenté à la ministre Charest deux outils utiles pour comprendre les enjeux relatifs aux femmes. En effet, l’ADS et l’ADS+ permettent d’analyser les structures, les politiques, les réformes, les programmes et les budgets afin d’évaluer les avancées et les reculs de l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes. Le collectif a notamment demandé au gouvernement de s’engager à inclure l’ADS+ dans l’ensemble de ses ministères.

« L’ADS+ est beaucoup plus inclusive que sa version initiale puisqu’elle tient compte de l’ensemble des femmes, notamment celles qui sont plus marginalisées », a expliqué la porte-parole du Collectif 8 mars, Gabrielle Bouchard. Il est essentiel de placer les femmes racisées, les femmes en situation de handicap et les femmes des communautés LGBTQ au cœur de nos calculs pour dresser un portrait réel des inégalités. Nous sommes plus fortes lorsque toutes les femmes sont incluses.

Le Collectif 8 mars en action pour la Journée internationale des droits des femmes

En plus de participer à une rencontre avec la ministre de la Condition féminine, les membres du Collectif 8 mars ont manifesté aujourd’hui dans le cadre du procès de Gilbert Rozon pour mettre en lumière les inégalités toujours présentes en défaveur des femmes.

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

SOURCE : COLLECTIF 8 MARS

Renseignements : Marilou Gagnon, gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277

Chantal Mantha (APTS), cmantha@aptsq.com, 514 236-9287
Marilou Gagnon (CSD) gagnonm@csd.qc.ca, 514 248-6277
Ariane Gagné (CSN), ariane.gagne@csn.qc.ca, 514 349-1300
Marie-Eve Imonti (CSQ), communications@lacsq.org, 514-917-9641
Marie-Josée Nantel (FAE), mj.nantel@lafae.qc.ca, 514 603-2290
Marie-Anne Laramée (FIQ), malaramee@fiqsante.qc.ca, 514 224-0514
Pauline Ou-Halima (FFQ), pouhalima@ffq.qc.ca, 514 717-4847
Isabelle Gareau (FTQ), igareau@ftq.qc.ca, 514 953-0142
Éric Lévesque (SFPQ) eric.levesque@sfpq.qc.ca, 418 564-4150

Nathalie Côté (SPGQ), nathalie.cote@spgq.qc.ca, 418 780-5107

Marie Boti (FDO), botimarie@gmail.com, 514 717-4847

Offre d’emploi pour un poste de responsable comptable et administrative

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) est une organisation féministe autonome dont les objectifs sont de promouvoir et de défendre les intérêts et droits des femmes et de lutter contre toutes les formes de violence, de discrimination, de marginalisation ou d’exclusion à l’égard des femmes. Elle vise l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-même dans tous les secteurs de la société et travaille à la mise en œuvre de conditions qui facilitent l’atteinte de ces objectifs dans une perspective intersectionnelle.

Description du poste : 

La titulaire du poste est responsable de réaliser tout le cycle comptable de la Fédération et de sa Fiducie. Elle doit garder une vue d’ensemble sur la santé financière de l’organisme. Elle s’assure de l’efficacité et de la saine gestion des opérations comptables et administratives en lien avec les diverses activités de la FFQ.

Responsabilités :

En étroite collaboration avec les instances, l’équipe et la présidente, la responsable :

  • Assure la comptabilité et l’administration de la FFQ et de sa Fiducie :
    • Gestion des comptes bancaires, des fournisseurs et des dons
    • Gestion des salaires, de l’assurance collective et du régime de retraite
    • Intégration des nouvelles travailleuses au plan administratif
    • Gestion des rapports gouvernementaux (fiscaux et administratifs)
    • Préparation de la fin de l’année financière (avec la firme comptable)
    • Gestion administrative du membership
  • Voit à la saine gestion financière de l’organisme :
    • Participe à l’élaboration et suivi du budget annuel
    • Préparation trimestrielle des états financiers au conseil d’administration
    • Participe à la préparation des rapports financiers des projets et des suivies auprès des bailleurs de fonds
    • Prévoit les besoins financiers à court et à long terme (mouvement de la trésorerie)
  • Voit à l’efficacité des opérations de financement et à la gestion des dons :
    • Gestion comptable des dons mensuels
    • Collaboration au développement de projets financiers ou activités de la FFQ, s’il y a lieu
    • Cogestion et développement de la base de données avec l’équipe de travail
    • Préparation du rapport d’organisme de bienfaisance, gestion des dons et émission de reçus de charité
  • S’acquitte de toute autre tâche connexe ou liée à la vie associative ou d’équipe
    • Participe à la logistique des instances de la FFQ (inscriptions, location de salles, etc.)
    • Participe à la gestion et à la planification stratégique et opérationnelle de l’organisme.
    • Participation aux activités de l’organisme, s’il y a lieu

Exigences :

  • Possède un minimum de trois (3) ans d’expérience démontrée en gestion financière, comptable et administrative
  • Possède un diplôme en lien avec l’offre d’emploi ou, en l’absence d’un diplôme, possède un minimum de 5 ans d’expérience
  • Connaît le fonctionnement et les réalités financières des organismes de charité et sans but lucratif
  • Maîtrise parfaitement le logiciel Simple Comptable
  • Excellente connaissance d’Excel
  • Expérience avec les logiciels de gestion de dons (ex : Donorperfect)
  • Possède de bonnes capacités d’organisation, de planification et de priorisation

Compétences 

La candidate idéale :

  • Fait preuve d’autonomie et d’initiative et d’un esprit d’équipe
  • Connaît les enjeux du mouvement féministe
  • Maîtrise de l’informatique et des logiciels en environnement Windows (traitement de texte, base de données, internet)

Salaire : 27.48$ (avec assurances collectives et accès à un régime de retraite après 3 mois)

Poste : 25 heures par semaine, le soir et la fin de semaine, à l’occasion

Date d’entrée en fonction : 8 avril

La FFQ souscrit à une politique d’accès à l’égalité en emploi.

À compétences égales, nous favoriserons la candidature d’une femme immigrante ou racisée.

Seules les candidates retenues en entrevue seront contactées.

Faire parvenir une lettre d’intention et un c.v. avant 17h00, MERCREDI LE 27 MARS : 

emploi@ffq.qc.ca (Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans le sujet du message)