La Marche mondiale des femmes estime la hausse du salaire minimum nettement insuffisante

MONTRÉAL, le 21 déc.- La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes est terriblement déçue de l’augmentation du salaire minimum annoncée plus tôt aujourd’hui. « Avec cette hausse, le gouvernement offre aux personnes travaillant à temps plein un maigre de 6 $ de plus par semaine. À peine de quoi améliorer la situation de ces travailleuses et travailleurs », estime la porte-parole, Madame Alexa Conradi.

Rappelons que la Marche mondiale des femmes a mobilisé cet automne des milliers de femmes et d’hommes en appui notamment à une hausse du salaire minimum à 10,69 $ de l’heure. Ce montant permettrait à une personne seule travaillant 40 heures par semaine d’atteindre le seuil de la pauvreté tel que défini par Statistique Canada. Or, en établissant le salaire minimum à 9,65 $, le gouvernement laissera des milliers de personnes, dont 60 à 70% sont des femmes, vivoter dans la pauvreté, et ce, même si elles arrivent à travailler 40 heures. « Ces dernières années, les travailleuses et les travailleurs au bas de l’échelle fréquentent davantage  les banques alimentaires. L’augmentation du salaire minimum annoncée n’améliorera en rien cette situation. Notons également que « les gouvernements ont déjà annoncé une hausse de la TVQ, des tarifs d’Hydro Québec, des frais de scolarité, des frais de transport en commun et le Québec compte introduire une franchise santé. Comment ces travailleuses et travailleurs, qui n’arrivent déjà pas à se sortir de la pauvreté, vont-ils se débrouiller? Le gros 6 $ supplémentaire n’arrivera même pas à couvrir les hausses prévues! », de s’indigner Madame Conradi.

«Il s’agit d’une question de justice minimale que de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de gagner un montant leur permettant de vivre dans la dignité », de conclure Madame Conradi.

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Pour informations:

Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes, Eve-Marie Lacasse, 514-717-4847

La FFQ dénonce la nomination de Stephen Harper à titre de coprésident d’une commission de l’ONU sur la santé maternelle et infantile

Montréal, 17 décembre 2010 – C’est avec consternation et irritation que la Fédération des femmes du Québec a appris que le Premier ministre Stephen Harper coprésidera une nouvelle commission des Nations unies vouée à la défense de la santé des femmes et des enfants. « Mettre Stephen Harper à la tête de cette commission revient au même que si Mgr Ouellet présidait un comité parlementaire fédéral sur le planning des naissances ! » s’exclame Madame Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.  Rappelons qu’en juin dernier, le gouvernement conservateur a refusé d’inclure les services d’avortement dans le plan du G20 concernant la santé maternelle et infantile, malgré de fortes pressions féministes et populaires.

Les conséquences meurtrières du refus de financer des services  d’avortement et de planning familial

Plus tôt cette année, plusieurs groupes sociaux, dont la Fédération des femmes du Québec, ont rappelé au Premier ministre Harper les innombrables preuves scientifiques à l’effet que l’accès à des services d’avortement légaux et sécuritaires contribue à la santé des femmes et permet de sauver des vies. Les avortements non sécuritaires demeurent l’une des principales causes de mortalité maternelle dans les pays en développement. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 70 000 femmes meurent chaque année des suites d’avortement non sécuritaire et des millions d’autres en gardent des séquelles, souvent permanentes, pour ne pas parler des milliers d’enfants qui perdent leur mère.

Une commission très peu crédible

Avec cette commission, M. Harper affirme qu’il entend améliorer la santé des femmes et des enfants à la grandeur de la planète et qu’il déterminera les meilleurs moyens d’assurer le suivi des ressources et des dépenses dans le monde et dans chaque pays. « En connaissant les positions historiques et peu populaires de Stephen Harper sur la question de l’avortement et des services de planning familial, comment prendre au sérieux son travail au sein de cette commission ? » se demande Mme Conradi.

Depuis l’arrivée au pouvoir du Parti conservateur en 2006, les attaques contre le droit à l’avortement se sont intensifiées. « Cinq projets de loi privés, en quatre ans, ont menacé le droit à l’avortement au Canada. Un a été battu en Chambre hier ! Il est très angoissant de voir Stephen Harper prendre les rennes d’une commission touchant le monde entier sur cette question. L’avenir du droit des femmes de choisir d’avoir ou non des enfants peut être fragilisé avec Stephen Harper à la tête de cette commission » conclut Mme Conradi.

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Pour information :

Fédération des femmes du Québec, 514-876-0166 (bureau), 514-717-4847 (cellulaire)

Source : Fédération des femmes du Québec (FFQ), www.ffq.qc.ca

Formation Racisme au féminin

Racisme au féminin: l’exemple de l’emploi

Les femmes immigrantes et racisées (communautés culturelles, minorités visibles et autochtones, etc.) vivent de multiples discriminations.

Les témoignages devant la commission Bouchard-Taylor et les consultations sur le racisme et la discrimination dévoilent que de nombreuses femmes vivent, encore, de  la discrimination directe et indirecte autant liée au sexe qu’à leur origine. En effet, si les femmes sont plus pauvres que les hommes en général, les femmes immigrantes et racisées le sont encore plus. Le système d’immigration qui défavorise les femmes, la non-reconnaissance des diplômes et expériences acquis à l’étranger, les politiques d’accès à l’emploi, le racisme expliquent ces difficiles conditions de vie.

Ces réalités nous incitent à agir pour comprendre le contexte de ces inégalités et pour mettre en avant des solutions concrètes.

À travers l’exemple de l’emploi, l’objectif de cet atelier est de :

  • Mieux comprendre la situation des femmes immigrantes et racisées, particulièrement concernant les barrières d’accès au travail;
  • Développer une analyse féministe du processus d’immigration et d’intégration des femmes immigrantes;
  • Discuter de pistes de solutions pour combattre ces inégalités.
Cette formation est gratuite

La date: 27 janvier 2011, de 9h30 à 16h30 

Le lieu: à la Maison Parent-Roback, 110, Sainte-Thérése, Montréal (métro Champs-de-Mars)

Les OSBL et les institutions de toutes les régions du Québec peuvent aussi accueillir cet atelier.

Pour plus d’information  et pour s’inscrire: Alexandra Pierre (514)876-0166, poste 1503 apierre@ffq.qc.ca

Bilan féministe: une année en M…

Chères membres, alliées, amies et amis de la FFQ, 

L’année 2010 tire à sa fin et c’est l’heure des bilans. Et pourquoi pas un bilan féministe de cette incroyable année ? 

Pour nous, 2010 a été placée sous le signe de la lettre M

M…. comme dans  

Marche mondiale des femmes 

De son lancement le 8 mars, à la clôture des actions le 17 octobre, le mouvement des femmes a, encore une fois, fait la preuve de sa pertinence en mettant de l’avant des préoccupations partagées par des milliers de Québécoises et de Québécois de tous les milieux. Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! 

Mobilisées

Plus que jamais, les femmes ont démontré leur détermination à faire avancer les droits des femmes ainsi que les conditions favorisant une plus grande égalité. Évidemment, le clou de cette belle mobilisation est l’énorme succès du rassemblement national de la Marche à Rimouski. 10 000 personnes dans la rue, une vraie démonstration de force du mouvement des femmes. 

Médias sociaux

La FFQ est passée en mode 2.0, nous avons refait notre son site Web et nous avons fait une percée remarquée dans les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Ces nouvelles façons de faire nous permettent de mieux communiquer notre message et se sont avérées être des outils de mobilisation importants. Vive la révolution 2.0! 

Mauvaise foi 

« Savoir fort bien que l’on dit une chose fausse ». Par exemple, quand notre gouvernement affirme que la taxe santé est une taxe juste, il fait preuve de mauvaise foi. D’autres exemples : pensez aux hausses des frais de scolarité, au refus obstiné de ce gouvernement à tenir une enquête publique sur la construction, au dernier budget, aux projets de loi passés sous le bâillon, à la ministre de la Condition féminine qui nous a obligés à occuper son bureau pour avoir des réponses aux revendications de la marche, O.K. on arrête ici. 

Militantes 

La FFQ c’est une toute petite équipe de 7 personnes… mais c’est aussi et surtout des dizaines de militantes impliquées, dans les actions, dans les comités. Elles sont animées par une volonté de changer le monde et on est bien contente que ce soit avec nous qu’elles veuillent le faire. Merci à ces féministes engagées. 

Mesquineries 

L’étroitesse d’esprit peut porter à la mesquinerie. C’est l’impression que nous laissent certaines politiques, notamment lorsqu’il est question de libre choix, les conservateurs cherchent sans cesse à recriminaliser l’avortement par le dépôt de projets de loi privés. Mesquins aussi les débats autour du registre des armes à feu. 

Médias 

Il devient de plus en plus évident que le féminisme n’a pas la cote dans les médias de masse. Certains médias prennent un malin plaisir à couvrir amplement certains sujets et à alimenter la controverse, alors qu’ils nous ignorent sur d’autres sujets. Nous sommes dans une période « d’information spectacle » où il est difficile de faire dans la nuance. Trop ou trop peu ? La place de la FFQ dans les médias ne laisse personne indifférent. 

Mauvaises filles

Avez-vous remarqué le changement de ton dans nos actions ? Le mouvement féministe a tiré des leçons du passé et sait qu’en restant de gentilles filles, les femmes gagnent peu. Cette année, nous avons donc utilisé des moyens d’action plus dérangeants pour nous faire entendre. On pense ici à du placardage de bureaux, à la prise de ponts, au blocage de rues, au déploiement de bannières géantes au-dessus de routes, à l’engorgement des systèmes de plaintes et à l’occupation de bureaux. Oui, nous avons été tannantes et le serons, tant que nous n’obtiendrons pas l’égalité pour toutes ! 

Merci

À toutes celles et ceux qui s’indignent contre les inégalités, les injustices. Merci de votre engagement pour la défense des droits des femmes. Vous êtes indispensables à la lutte que nous menons ensemble. 

Nous sommes fières du travail accompli cette année. Nous allons entreprendre 2011 avec la même énergie et la même volonté de justice et d’égalité pour les femmes.

Notre prochain défi ? Mettre en œuvre des États généraux sur le féminisme, ce vaste forum public et pluriel où vous serez invitées à participer et qui orientera l’action féministe pour les années à venir. 

Un autre grand défi que nous aurons à relever est celui d’assurer la survie financière de la FFQ. Le financement d’une organisation de défense des droits comme la nôtre est excessivement difficile et inquiétant par les temps qui courent.

 Un petit coup de main de votre part

en cette fin d’année serait bien apprécié.

C’est simple, cliquez ici pour faire un don !

Merci pour cette belle année passée ensemble, nous vous souhaitons de très belles fêtes auprès des personnes que vous aimez et…. À l’année prochaine ! 

L’équipe de la FFQ

Alexa Conradi

Isabelle Cheng

Chantal Gagnon

Eve-Marie Lacasse

Claudette Lambert

Isabelle Langlois

Alexandra Pierre

Pour un aperçu général des actions menées cette année :

cliquez ici pour aller dans la section « Nouvelles » de notre site Web 

Voir l’année en image sur notre page Flickr

Un autre projet de loi contre le libre choix !

 Un message de la Fédération du Québec pour le planning des naissances

Un autre projet de loi anti-choix sera soumis au vote libre mercredi le 15 décembre. Il s’agit du projet de loi C-510 qui vise à criminaliser le fait de contraindre une femme à se faire avorter.

Agissons vite pour prévenir l’adoption de ce projet de loi! 

Nous vous encourageons à agir de façon stratégique en ciblant les partis politiques et ou les députéEs que nous savons anti-choix (qui ont déjà voté pour d’autres projets de loi anti-choix ou qui ont tenus des discours contre le libre choix). Nous avons recensé près de 100 députéEs anti-choix pour le parti conservateur, et près de 20 députéEs du parti libéral. (Pour une liste : www.arcc-cdac.ca/fr/action/liste-deputes-anti-choix-08.html). 

Ce que vous pouvez faire : 

  • Appelez au bureau du chef de l’opposition, Michael Ignatieff (parti libéral), au 1-613-995-9364. Le personnel de son cabinet a l’obligation d’écouter et de rapporter le contenu de nos appels. Notre message est simple : demandez à monsieur Ignatieff de s’assurer que les membres de son parti politique vont, soit voter contre ce projet de loi, soit s’absenter lors du vote. 
  • Appelez votre députéE (fédéral) et faites-lui part de vos inquiétudes pour ce nouveau projet de loi. 
  • Appelez au bureau du premier ministre, Stephen Harper (parti conservateur), au 1-613-992-4211. En tant que premier ministre il a le devoir de nous écouter et de tenir compte de nos voix. Il est bon de lui rappeler que la majorité des CanadiensNES sont pro-choix et demandez-lui de s’assurer que les membres de son parti politique vont, soit voter contre ce projet de loi, soit s’absenter lors du vote. 

Merci d’avance de vos efforts pour faire entendre les voix pro-choix!

Pour en savoir plus sur le projet de loi C-510: allez sur le site de la FQPN

Retour annoncé des cours d’éducation sexuelle

Il y a des jours où on se demande: les pétitions « qu’osse ça donne ? » Hey bien quand la pétition est appuyée par plusieurs personnes et qu’elle est accompagnée d’une mobilisation et d’actions comme ce fut le cas dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, il arrive que ça donne des résultats positifs.

Ainsi, une des revendications de la Marche est sur le point de se concrétiser. Le ministère de l’Éducation travaille à réintroduire des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Évidemment, nous devrons demeurer vigilantes quant au contenu du programme, mais disons que c’est un pas dans la bonne direction.

Merci au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel pour la pétition et merci à toutes les signataires, les militantes, et marcheuses féministes !

Lire l’article paru dans Le Soleil

La coalition nationale contre les publicités sexiste nous invite à l’action.

Bonjour, 

Vous savez, parfois, on se dit que nos luttes portent des fruits et, fort heureusement, c’est vrai. Il est facile d’imaginer où nous en serions si, depuis des millénaires, nous n’avions pas revendiqué l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Mais, parce qu’il y a un mais, quand on regarde le sexisme, le mépris, la promotion « pornographique » de produits ou d’idées devenues courantes, eh bien, il me semble qu’il y a de quoi rager et, plus encore, qu’il y a de quoi s’indigner. 

On doit considérer cette promotion comme une attaque de front contre l’égalité entre les femmes et les hommes, une incitation au mépris et à la violence. On doit riposter.

Je vous invite à dénoncer, à appeler les médias, à écrire dans les journaux, aux différents ministères concernés, à Normes canadiennes de la publicité (NCP), etc.

Vous trouverez sur notre site des exemples de lettre et des adresses utiles (www.coalition-cncps.org). 

La compagnie American Apparel nous a habituées à ses publicités sexistes et choquantes (que nous avons dénoncé). Cette semaine, dans l’hebdomadaire montréalais MIRROR, la dernière page est entièrement dédiée à une publicité  de American Apparel qui se surpasse… à vous de juger http://www.myvirtualpaper.com/doc/Mirror/mir_021210_opt/2010120101/ 

Nous vous invitons à agir dès maintenant en envoyant un message à:  

MIRROR

The Mirror

465 McGill Street, 3rd Floor

Montréal, Québec

Canada  H2Y 4B4

Phone : (514) 393-1010

Fax : (514) 393-3173

http://www.montrealmirror.com/wp/ 

Adresses électroniques :

Éditeur : letters@mtl-mirror.com

Responsable des publicités : julien.lamoureux@24-heures.ca

Responsable des annonces classées : aassi@ici-mirror.com

National sales director : louise.tellier@24-heures.ca

American Apparel

American Apparel

5430 rue Ferrier

Mont-royal, QC H4P 1M2

Canada

Téléphone : +1 (514) 939-0245

Télécopieur: +1 (514) 939-0695 begin_of_the_skype_highlighting    +1 (514) 939-0695 

http://www.americanapparel.net/ 

Vous trouverez à cette page un endroit pour envoyer vos commentaires :
http://www.americanapparel.net/feedback/index.asp?topicid=1&type=5&Topic2SelectedID=14&hidequote=yes
 

Nous  devons démontrer notre indignation. 

Ensemble, dénonçons !

Ensemble, ripostons !

Chantal Locat

Présidente de la CNCPS

Commission populaire sur les programmes de travail temporaire – 16 décembre 2010

Dans le cadre de la Journée internationale des migrants, le Front de défense des non syndiquéEs organise une Commission populaire sur les programmes de travail temporaire. En collaboration avec 6 autres organisations dont la FFQ, cette journée examinera les conditions de vie et de travail des travailleurs-euses temporaires et les différentes responsabilités face aux multiples violations de leurs droits.

La Commission se penchera entre autres sur le Programme des aides familiales résidentes (PAFR). Ce programme fédéral recrute des femmes, venues de l’étranger dans des conditions de grande précarité, pour s’occuper d’enfants, effectuer du travail ménager et prendre soins d’adultes malades, handicapés ou en perte d’autonomie.

Au menu de la Commission populaire sur les programmes de travail temporaire :

  • Des témoignages de travailleurs-euses étrangers temporaires (travailleur agricole, aide familiale, travailleur dit peu spécialisé)
  • Des témoignages experts pour comprendre le contexte juridique, économique et social dans lequel évolue chacun des programmes
  • Des commissaires qui viendront faire part de leurs analyses et de leurs verdicts
  • Une discussion sur les pistes de solutions et d’actions

Jeudi le 16 décembre 2010, de 8h30 à 17h
au Centre justice et foi
25 rue Jarry ouest, métro Jarry ou de Castelnau

Merci de confirmez votre présence dès que possible en envoyant un courriel à : 16 decembre2010@gmail.com .

 

14 façons de lutter contre la violence envers les femmes à la mémoire des quatorze jeunes femmes tuées le 6 décembre 1989

MONTRÉAL, le 6 déc. /CNW Telbec/ – À l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, nous nous levons, une fois de plus, pour dénoncer la violence envers les femmes qui persiste encore en 2010. À la mémoire des quatorze jeunes femmes victimes d’un crime politique contre les femmes et les féministes le 6 décembre 1989, nous nous engageons à faire la promotion de 14 façons de lutter contre la violence envers les femmes.

La lutte contre la violence envers les femmes que nous menons depuis plusieurs années a amené la société québécoise à reconnaître l’existence de cette réalité et à prendre des mesures pour la contrer. Or, la violence envers les femmes est encore très présente au Québec en 2010, trop présente! Dans notre société, il existe des structures politiques, économiques et sociales qui permettent à cette violence d’exister et de perdurer. À l’instar de la Marche mondiale des femmes, nous dénonçons particulièrement deux phénomènes en expansion qui, à travers la mise en place et le maintien de conditions, normes et pratiques, encouragent cette violence. Il s’agit de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes et de la militarisation.

Parce que réduire le corps des femmes à un objet marchandable nourrit le mépris ; parce que nous bombarder d’images sexistes contribue à la promotion de rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes ; nous nous opposons à l’appropriation et au contrôle du corps et de la sexualité des femmes!

Parce que les guerres ont un impact disproportionné sur les femmes ; parce que l’armée reproduit des stéréotypes sexistes et de domination ; parce que faire la promotion de la violence pour régler des conflits contribue à la normalisation de cette violence ; nous refusons la militarisation de notre société!

« Nous pouvons contribuer, tous et toutes, individus, entreprises, gouvernements, syndicats, artistes, organismes communautaires, à la mise en place de conditions favorables à l’égalité, à la liberté et à la paix. Refusons toute forme de violence envers les femmes. Refusons l’antiféminisme », affirme  Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole pour le Comité organisateur de la Campagne des 12 jours d’actions.

Une centaine de femmes et leurs alliés sont rassemblés aujourd’hui à la Place Émilie-Gamelin pour dire haut et fort NON aux violences exercées envers les femmes!

Toutes les informations sur la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes et des faits  saillants sur le portrait de la violence envers les femmes en 2010 sont disponibles au : www.ffq.qc.ca.

La Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, coordonnée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), est menée conjointement avec: le comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Femmes Autochtones du Québec, L’R des centres de femmes du Québec, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS, le Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, le Réseau des lesbiennes du Québec et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.

 

Renseignements:Stéfany Ranger, LCOM Communication, 514-393-3178, 1-877-393-3178, cellulaire 514-679-7583

Un commentaire

La FFQ salue l’arrivée de Michèle Audette à la tête de FAQ

Michèle Audette est la nouvelle présidente de Femmes autochtones du Québec.

 17 novembre 2010 – Kahnawake : Lors de la 37ème Assemblée générale annuelle de Femmes Autochtones du Québec (FAQ), qui s’est tenu à l’hôtel Marriot Château Champlain les 13 et 14 novembre dernier, les femmes présentes, représentant 10 nations autochtones, ont élu Michèle Audette présidente de l’association. Elles ont aussi élu un tout nouvel exécutif avec Emilie Pien comme vice-présidente et Jinny Thibodeau comme secrétaire-trésorière. 

Michèle Audette a été présidente de FAQ de 1998 à 2004, après quoi elle a été sous-ministre associée, chargée du Secrétariat à la condition féminine, puis impliquée avec le Groupe Femmes, Politique et Démocratie et l’École nationale d’administration publique dans la réalisation de l’École Femmes et Démocratie Premières Nations. Mère de cinq enfants, elle se bat pour que son fils Amun acquière le statut autochtone, statut lui étant refusé du fait de la discrimination inscrite dans la Loi sur les Indiens envers les femmes autochtones qui se sont mariées à des nonautochtones.

Michèle Audette a notamment organisé la Marche Amun de Wendake à Ottawa en mai 2010, pour sensibiliser l’opinion publique sur la question du statut et appuyer la décision McIvor. « La question du statut et de la citoyenneté sera dans mes priorités en ce début de mandat. Je me battrai pour qu’achèvent toutes les discriminations envers les femmes autochtones, » a annoncé la nouvelle présidente de Femmes Autochtones du Québec lors de l’Assemblée générale. « Je souhaite renforcer les bases de FAQ dans les communautés et faire que les femmes autochtones de ce territoire sentent qu’elles ont la place qui leur revient. Nous allons notamment travailler dans un esprit de collaboration avec nos élus et nos organisations autochtones pour améliorer les conditions de vie des femmes autochtones et de leurs enfants. » 

Michèle Audette succède à Ellen Gabriel qui terminait 3 mandats successifs à FAQ. Ellen Gabriel laisse une association forte de 14 employées, impliquée dans la promotion de la nonviolence, de la santé des femmes autochtones, de l’emploi et la formation, des jeunes, de la justice et de la sécurité publique et qui a un volet international. 

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Contact: Aurélie Arnaud, Responsable des communications, Femmes autochtones du Québec, Tel. : 450-632-0088 poste 227, cell: 514-239-0088 OU par courriel communication@faqqnw.org.